LIVRE HI, CHAPITRE I
Théon (a), elle répond aux signes d'été, et qu’elle semble brûlée par les feux ardens du soleil. On ajoutait que la tête de l’hydre était d’or; allusion manifeste à la lumière qui brille dans les astres et dans le soleil. C’est par cette même raison que l’on disait que le bélier céleste avait une toison d’or, et que la biche‘, dont nous parlerons bientôt, avait des cornes d’or.
On montrait en Grèce le lieu où avait été nourrie l'hydre , et cet endroit était près du temple de Cérès et du sanctuaire où l’on célébrait les mystères lernéens , en l'honneur de cette Déesse (8); de manière que le sol de la Grèce retraçait encore là l’image des cieux. Car Cérès est le nom de la vierge céleste sous laquelle est placée l’hydre céleste , etque parcourt le soleil lorsqu'il consomme son triomphe sur l’hydre de Lerne ou son second travail. [l est bon d'observer que cette même vierge porte aussi le nom d’Isis, de cette Isis qu'Hérodote confond avec Cérès, et Plutarque avec Minerve, avec cette Minerve à qui Proclus assigne pour lieu céleste la vierge. Or la fable dit que ce fut Minerve qui assista Hercule dans son triomphe sur l’hydre (c); ce qui nous donne encore un rapport de plus entre le ciel et les traits allégoriques de cette fiction. Pausanias observe que quoique l’hydre n’ait qu’une tête (d), Pisandre, celui à qui Strabon attribue le poëme sur Hercule (e), en avait imaginé plusieurs pour augmenter le merveilleux de la fiction.
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(a) V. 597. Theon, p. 150. — (b) Pausan. Corinthiac., p. 79. —
(ce) Ibid. Heliac., p. 165. — (d) Corinthiac., p. 80. — (e) Strabon, L-15, p.198.
Troisième division ou troisième travail.
À la suite de ée second triomphe, Hercule , dont les traits avaient été empoisonnés par le sang de l’hydre, arrive chez les céntaures. Effectivement en sortant du signe de la vierge, le soleil ou Hercule passe à la balance [36], signe du troisième mois. Elle a près d’elle à son midi la constellation du centaure , qui monte avec elle sur l'horizon, passe avec elle au méridien, et fait en tout la fonction de! paranatellon de ce signe. Nous l'avons en conséquence projetée dans cette division ét casée sous le troisième signe répondant au troisième mois. Nous avons représenté le centaure tel qu'il était dans les plus anciennes sphères , tenant d’üne main une outre pleine de vin, et de l’autre un ihyrse entorullé de pampres, enfin ayant tous les attributs de la vendange , et perçant un animal qu'il va immoler sur l’autel. Bayer le peint dans ses tables (a) avec un thyrse d’une main et une bouteille de vin de l’autre. Les tables AI phonsines lui mettent une coupe ou un cratère à la main (2). Germanicus-César , long-temps avant ces auteurs , disait, en parlant de cette constellation : « Quelques-uns pensent que cé centaure tient à la main Byrsa, ou une outre remplie de vin (c) : il a trois étoiles sur son thyrse. » Ératosthène lui donne aussi loutre pleine de vin et le thyrse (d). On sait que cette arme est celle | du Dieu des vendanges ; ét dans ces attributs, on recon-
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(a) Bayer Uran., tabl, 41. — (®) Tabul. Alph., p. 209. = (c) Gerri. Cis., c: 38, — (d) Eratosth., c. 4o.