‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 84 sur 240 · LIVRE III, CHAPITRE îi · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE îi

de leurs naseaux. Pour relever l'importance de cette

victoire , la poésie supposait que ces chevaux étaient des

animaux féroces que leur maître nourrissait de la chair des malheureux étrangers qui abordaient en Thrace, et

que Diomède faisait couper par morceaux. Hercule leur

fit manger leur propre maître et les apprivoisa. Quant à Diomède , il est bon d'observer qu’on le faisait fils de

Sirène , nymphe des eaux (a), on de la même femme

que l’on donnait pour mère à Aristée, ou à l’homme du verseau sur lequel est placé en partie le cheval Pégase. Eurysthée , à qui Hercule amena ces cavales , les consacra à Junon ou à la divinité qui , dans la distribution des douze signes entre les douze grands Dieux, a pour domaine le verseau. Ce travail fini, Hercule prend parti dans l'expédition des Ar ‘gonautes , s’achemine à la conquête du bélier à toison d’or et va combatire les Amazones.

Neuvième division ou neuvième travail.

Le soleil , en sortant du signe des poissons, entre au bélier céleste. Suivant tous les auteurs anciens qui ont écrit sur l'astronomie, ce bélier est le même que celui qui fut chanté sous re titre pompeux de bélier à toison d’or, et sur lequel étaient montés Phryxus et Hellé. Ératosthène, Théon, Phérécide , Hésiode, et après eux Hygin (b), Germanicus César , Ovide, Manilius, ete. , tous s'accordent à voir dans ce si gne le fameux bélier à

toison d'or, que Phryxus , arrivé chez Aëtès fils du s0- LL M 2 OR PV Ré > SG

(a) Apollod., 1. 2. — (b) Hygin ; L 2. Idem., fab. 3. German. Ovid. Fast., 1. 3. Mauilius, 1. 4.

leil et de Persée, consacra dans le temple de Mars ou de la divinité-planète qui à son domicile dans ce signe, et près duquel est placé Persée. C’est la toison de ce bélier qui fut l’objet de l'expédition de Jason et des Argonautes. Aïnst la fiction du poëte, sur cette partie des travaux d'Hercule , est amenée naturellement par la position du soleil dans le ciel, at moment où il quitte les poissons. Alors achève de se lever le soir le vaisseau céleste, appelé vaisseau Ærgo , ou des Argonautes , celui que, diton , montait Jason dans cette expédition. Aratus, parlant des astres qui se lèvent avec la balance , et conséquemment au coucher du bélier |, nomme le navire Argo, qui achève de se lever entièrement, et le serpentaire , que la balance amène constamment à sa suite , ce serpentaire que les livres d'astronomie nomment Jason. Hygin dit aussi qu'avec la balance , le navire Argo achève de se lever (a). Eratosthène et Théon en disent autant. Columelle (b), dans son calendrier rural , fixe à la veille des ides de mars le lever du vaisseau Argo, c’est-à-dire, huit jours après celui où le calendrier des pontifes marque le lever de Pégase, qu'il fixe aux nones du même mois, époque à laquelle Columelle Tui-même (6) annonce le lever de Pégase. Huit jours après , ces calendriers marquent l'entrée du soleil dans aries, ou son entrée au signe du bélier à toison d’or. Le jour même où Columelle fixe le lever du vaisseau Argo, Ovide place une cérémonie religieuse et des courses sur le bord du Fibre (d). La sphère des Perses, rapportée par Scali-

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(a) Theon, p. 168. Hygin., L 4eth 3, — (b) Columelle, 1. 11, c. 2. — (0) Idem. (4) Ovid, Fast., 1 3.

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