‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 117 sur 427 · CANNE A SUCRE · texte numérisé non relu

CANNE A SUCRE

sucre. » Elle fleurit et surtout fructifie rarement, comme en général les plantes qu on multiplie par boutures ou drageons, et, si quelque variété delà canne était disposée adonner des graines, elle serait probablement moins productive de sucre, et bien vite on 1 abohdonnerait. Rumphius, meilleur observateur que beaucoup de botanistes modernes et qui a si bien décrit la canne cultivée dans les îles hollandaises, fait une remarque intéressante . « Elle ne produit jamais de fleurs ou de graines, à moins qu elle ne soit restée pendant quelques années dans un endroit pierreux. » Ni lui, ni personne, à ma connaissance, n’a décrit ou figuré la graine. Au contraire, les fleurs ont été souvent figurées, et j’en ai un bel échantillon de la Martinique *. Schacht est le seul qui ait donné une bonne analyse de la fleur, y compris le pistil ; il n’a pas vu la graine mûre 3 4. De Tussac *, qui adonné une analyse fort médiocre, parle de la graine, mais il ne l’a vue que jeune, à l’état d’ovaire.

A défaut de renseignements précis sur l’indigénat, les moyens accessoires, historiques et linguistiques, de prouver l’origine asiatique, ont de 1 intérêt. Ritter les donne avec soin. Je me contenterai de les résumer.

Le nom de la canne à sucre en sanscrit était Jkshu, Ikshura ou Jksnava ; mais le sucre se nommait Sarkara ou Sakkara et tous les noms de cette substance dans nos langues européennes d origine aryenne, à partir des anciennes comme le grec en sont clairement dérivés. C’est un indice de l’origine asiatique et de 1 ancienneté du produit de la canne dans les régions méridionales de 1 Asie avec lesquelles le pleuple parlant le vieux sanscrit pouvait avoir eu des rapports commerciaux. Les deux mots sanscrits sont restés en bengali sous la forme de 1k et A kh 5 Mais dans les autres langues, au delà de l’Indus, on trouve une variété singulière de noms, du moins quand elles ne descendent pas de celle des Aryens, par exemple : Panchadara en telinga hyam chez les Birmans, Mia en Cochinehinois, Kan et Tel, c ou 1 sche en chinois, et plus au midi, chez les peuples malais Tahu ou 'laüH, pour la plante, et Gula, pour le produit. Cette 'diversité montre une ancienneté très grande de la culture dans les régions asiatiques, où déjà les indications botaniques font présumer l’origine de l’espèce. 1 2

L époque d introduction de la culture en divers pays concorde

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hn eflet les Chinois ne connaissent pas la canne à sucre depuis un temps très reculé, et ils l’ont reçue de l’ouest. Ritter contredit

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