‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 118 sur 427 · Piddmgluu, Index. 1 P · texte numérisé non relu

Piddmgluu, Index. 1 P

les auteurs qui avaient admis une culture très ancienne, et j’en vois la confirmation la plus positive dans l’opuscule du Dr Bretsehneider, rédigé à Péking avec les ressources les plus complètes sur la littérature chinoise «Je n’ai pu découvrir, dit-il, aucune allusion à la canne à sucre dans les plus anciens livres chinois (les cinq classiques). » Elle paraît avoir été mentionnée pour la première fois par les auteurs du ue siècle avant J. -C. La première description se trouve dans le Nan-fang-tsao-mu-chuang, au ive siècle : « Le Chê-chê , Kan-chè [Kan, doux; chê, Bambou) croît, dit-il, en Gochinchine ( Kiaochi ). Il a plusieurs pouces de circonférence et ressemble au Bambou. La tige^ rompue par fragments, est mangeable et très douce. Le jus qu on en tire est séché au soleil. Après quelques jours, il devient du sucre (ici un caractère chinois composé), qui se fond dans la bouche — Dans l’année 286 (de l’ère chrétienne), le royaume de Funan (dans l’Inde, au delà du Gange) envoyait du sucre en tribut. » Selon le Pent-sao, un empereur qui a régné dans les années 627 à 650 de notre ère avait envoyé un homme dans la province indienne de Bahar, pour apprendre la manière de fabriquer le sucre.

Il n’est pas question dans ces ouvrages de spontanéité en Chine, et au contraire l’origine cochinchinoise, indiquée par Loureiro, se trouve appuyée d’une manière inattendue. L habitation primitive la plus probable me paraît avoir été de la Lochinchine au Bengale. Peut-être s’étendait-elle dans les îles de la Sonde et les Moluques, dont le climat est très semblable ; mais il y a tout autant de raisons de croire à une introduction ancienne venant de Cochinchine ou de la péninsule malaise .

La propagation de la canne à sucre à l’occident de 1 Inde est bien connue. Le monde gréco-romain avait une notion approximative du roseau (calatnus), que les Indiens se plaisaient a sucer et duquel ils obtenaient le sucre 2. D'un autre côte, les livres hébreux ne parlent pas du sucre 8, d’où l’on peut inférer que la culture de la canne n’existait pas encore a 1< ouest de l Indus a l’époque de la captivité des Juifs àBabylone. Ce sont les Arabes, dans le moyen âge, qui ont introduit cette culture en i Lg> pte, en Sicile et dans le midi de l’Espagne , ou e le a été florissante jusqu’à ce que l’abondance du sucre des colonies ait oblige d y renoncer. Don Henrique transporta la canne a sucre de Siale à Madère, d’où elle fut portée aux îles Canaries en loUd . De ce

1. Bret=chneider, On the studij and value of chine.se bolan. worlcs, etc.,

P‘2?5Voir les citations de slrabon , Uio3Con Flora, «Sfi

Botanik dev Gnechen und Borner, 18j >, p. -07 , iuu0tu i , vol. 2, p. 529; et beaucoup d’autres auteurs.

3. Rosenmüller, llandbuch bibl. Allerk. jède ponr l’Espagne, tra-

4. Calendrier rural de Hanb, & eut dans \ L’Italie et de l'.lnda-

duit par Dureau de La Malle, dans sa 6 limatoloj

lousie. p. 71.

Page 1