‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 152 sur 427 · Rumphius, .lmb., 2, pl · texte numérisé non relu

Rumphius, .lmb., 2, pl

gnebar, et de proche en proche au travers de l’Afrique ou par la navigation des Européens jusqu’à la côte occidentale Ce se! ait même assez recent, puisque Robert Brown (Bot. of Conffo) et 1 honning n ont pas eu connaissance de l’espèce en

Pommier d’Acaj ou. — Anacardium occidentale, Linné. — Laskew, des Anglais.

Les assertions les plus fausses ont été émises autrefois sur 1 origine de cet arbre -, et, malgré ce que j’en ai dit en 1835 3 * * je les vois reproduites çà et là.

Le nom français de Pommier d’Acajou est aussi ridicule que possible. Il s agit d un arbre de la famille des Térébinlacées (soit Anacardiacees), très differente des Rosacées et des Méliacées auxquelles appartiennent les Pommiers et l’Acajou. La partie que I on mange ressemble plus à une poire qu aune pomme, et botaniquement parlant, ce n’est pas un fruit, mais le pédoncule ou support du fruit, lequel ressemble à une grosse fève. Les deux noms, français et anglais, dérivent d’un nom des indigènes du Brésil, Acaju, Acajaiba, cité par d’anciens voyageurs*.

L espèce est certainement spontanée dans les forêts de l'Amérique intertropicale et même dans une grande étendue de cette région, par exemple au Brésil, à la Guyane, dans l’isthme de Panama et aux Antilles 8. Le Dr Ernst 6 * la croit originaire seulement de la contrée voisine du fleuve des Amazones bicu qu il la connaisse aussi de Cuba, Panama, l’Equateur et la Nouvelle-Grenade. Il se fonde sur ce que les auteurs espagnols du temps de la conquête n’en ont pas parlé, preuve négative, qu il taut prendre pour une simple probabilité.

Rheede et Rumphius avaient aussi indiqué cet arbre dans 1 Asie méridionale. Le premier le dit commun au Malabar L existence d’une même espèce tropicale arborescente en Asie et en Amérique était si peu probable qu’on a soupçonné d'abord quelque différence spécifique ou au moins de variété, qui ne s est pas confirmée. Divers arguments, historiques et linguistiques, m’avaient démontré une origine étrangère à l’Asie. D'ailleurs Rumphius, toujours exact , parlait d’une introduction

1- Le Zizyphus abyssinicm, Hochst-, paraît une espèce différente.

l ussac, Flore des Antilles, 3, p. 33 (où se trouve uue excellente figure, pi. 1 J), dit que c’est uue espèce des Iodes orientales, aggravant ainsi 1 erreur de Linuè, qui l’avait crue d’Amérique et d'Asie.

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