‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 198 sur 427 · Pison, Hist. bra.nl., p. 74; Marcgraf, ibid., p · texte numérisé non relu

Pison, Hist. bra.nl., p. 74; Marcgraf, ibid., p

3. En anglais, le mot Gourd s’applique au Potiron (Cucurbita maximal.

L est un des exemples de la confusion des noms vulgaires, et de la nrérision supérieure des noms scientifiques. ' 1

J, ÎS."- n“'" *’ v°1' **■ "• 91 : <***-«. «u»

la Gourde tabatière. On reconnaît toujours l’espèce à sa fleur blanche, et à la dureté de la partie extérieure du fruit, qui permet de 1 employer comme vase pour les liquides ou réservoir d’air, propre à soutenir les nageurs novices. La chair intérieure est tantôt douce et mangeable, tantôt amère et même purgative.

Linné disait 1 espèce américaine. De Gandolle 8 l’a considérée comme probablement d’origine indienne, et la suite a confirmé cette opinion.

On a trouvé, en efTet, le Lagenaria vulgaris sauvage au Malabar et dans les forêts humides de Deyra Doon 1 2 3. Roxburgh 4 5 le considérait bien comme spontané dans l’Inde, quoique les flores subséquentes l’aient dit seulement cultivé. Enfin Rumphius 6 7 8 9 10 11 indique des pieds sauvages, sur le bord de la mer, dans une localité des îles Moluques. Les auteurs mentionnent ordinairement la pulpe comme amère dans ces individus sauvages, mais elle l’est quelquefois aussi dans les formes cultivées. La langue sanscrite distinguait déjà la Gourde ordinaire, U/avou, et une autre, amère, Kutou-Toumbi , à laquelle A. Pictet attribue aussi le nom J iktaka ou Titkikâ ®. Seemam’a vu l’espèce « cultivée et naturalisée » aux îles Fidji. Thozet l’a recueillie sur 1d côte de Queensland, en Australie 8, mais c’était peut-être le résultat de cultures dans le voisinage. Les localités de l’Inde continentale paraissent plus sûres et plus nombreuses que celles des îles du midi de l’Asie.

L’espèce a été trouvée, également sauvage, en Abyssinie, dans la vallée de Hieha, par Dillon, et parmi des buissons et. des rocailles d’une autre localité, par Schimper 9.

De ces deux régions de l’ancien monde, elle s’est répandue dans les jardins de tous les pays tropicaux et des pays tempérés ayant une chaleur estivale suffisante. Parfois elle s’est naturalisée hors des cultures, comme on l’a observé en Amérique 10.

Le plus ancien ouvrage chinois mentionnant la Gourde est celui de Tchong-tchi-chou, du Ier siècle avant Jésus-Christ, cité dans un ouvrage du v° ou vi® siècle, selon le D' Dretschneider “.

Page 1