Bretscbneider, lettre du 23 août
GOURDE, GOUGOURDE, CALEBASSE 197
Il s’agit dans ce cas de plantes cultivées. Les formes actuelles des jardins de Pcking sont la Gourde massue, qui est mangeable, et la Gourde bouteille.
Les auteurs grecs n’ont pas mentionné celte plante, mais les Romains en ont parlé depuis le commencement de l'empire. Elle est assez clairement désignée par des vers souvent cités * du livre X de Columelle. Après avoir décrit les différentes formes du fruit :
dabit ilia canacem,
Nariciæ picis, aut Actæi mellis Hymetti,
Aut habilem lymphis hamulam, Bacchove lagenam, ïum pueros eadem lluviis innare docebit.
Pline l. 2 parle d’une Cucurbitacée dont on faisait des vases et des barriques pour le vin, ce qui ne peut s’appliquer qu’à celle-ci.
Il ne paraît pas que les Arabes en aient eu connaissance de bonne heure, carlbn Alawàm et Ibn Baithar n’en ont rien dit 3 *. Les commentateurs des livres hébreux n’ont pu attribuer aucun nom d’une manière positive à cette espece, et cependant le climat de la Palestine était bien de nature à populariser l’usage des Gourdes, si on les avait connues. Il me paraît assez douteux, d après cela, que les anciens Egyptiens aient possédé cette plante, malgré une figure unique de feuilles, vue dans une tombe, qui lui a été attribuée quelquefois *. Alexandre Braun Ascherson et Magnus, dans leur savant mémoire sur les restes de plantes égyptiennes du musée de Berlin 5, indiquent plusieurs Cucurbitacées sans mentionner celle-ci. Les premiers voyageurs modernes, comme Rauwolf6, en 1574, l’ont vue dans es jardins de Syrie, et la Gourde dite des pèlerins , figurée, en 1.1.1.», par Brunfels, était probablement connue dès le moven âge en ferre sainte. J
Tous les botanistes du xvi° siècle ont donné des figures de cette espèce, plus souvent cultivée alors, en Europe qu’elle ne 1 est aujourd’hui. Le nom ordinaire dans ces vieux ouvrages était Cameraria, et l’on distinguait trois formes de fruits. A°la couleur blanche de la fleur, toujours mentionnée, on ne peut douter de 1 espèce. Je remarque aussi une figure, très mauvaise U est vrai, où la Heur manque, mais où le fruit est exactement
l. ^.TragU9’ stirP-i P- 285; Ruellius, De nalura stirpium, p. 498; Naudin,