‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 293 sur 427 · Bunge, Bull. Soc. bot. France , 1860, p · texte numérisé non relu

Bunge, Bull. Soc. bot. France , 1860, p

Olivier La région de 1 Euphrate étant à peu près au milieu de la zone de culture qui s elendait autrefois de la Chine aux des Canaries il est infiniment probable qu’elle a été le point prin-

iw a G h„aÎ! at0î ua,"S des,temPS préhistoriques très anciens. Peut-être cette habitation s étendait-elle vers la Svrie vu la

ressemblance du climat; mais à l'est et à l’ouest de l’Asie occidentale le ble n a probablement jamais été que cultivé, antérieurement, il est vrai, à toute civilisation connue.

IL Gros blé, Petanielle ou Poulard. - Triticum turqidum et i >\ compositum, Linné. J

Parmi les noms vulgaires, très nombreux, des formes de cette catégorie, on remarque celui de Blé d'Egypte. Il paraît qu’on le cultive beaucoup actuellement dans ce pays et dans toute la i t’gion du ÏNd. A. -P. de Candollc 1 2 dit avoir reconnu ce blé parmi ë'aincs tirées des cercueils de momies anciennes, mais il n avait pas vu les épis. Unger8 pense qu’il était cultivé parles anciens Egyptiens et n en donne cependant aucune preuve basée sur des dessins ou des échantillons retrouvés. Le fait qu'on n’a pu attribuer à cette espèce aucun nom hébreu ou araméen 3 4 me parait significatif. Il prouve au moins que les formes si étonnantes, à épis ramcux, appelées communément Blé de miracle, Btc d abondance, n’existaient pas encore dans les temps anciens car elles n auraient pas échappé à la connaissance des Israélites. On ne connaît pas davantage un nom sanscrit ou même des noms indiens modernes, et je ne découvre aucun nom persan. Les noms arabes que Delile * attribue à l’espèce concernent peuletie d autres formes de blé. Il n’existe pas de nom berbère 5 *. De cet ensemble il me paraît découler que les plantes réunies sous le nom de Triticum turgidum , et surtout leurs variétés à épis ramcux, ne sont pas anciennes dans l’Afrique septentrionale ou dans l’Asie occidentale.

M. Oswald Ileer 3, dans son mémoire si curieux sur les plantes des lacustres de l’âge de pierre en Suisse, attribue au J r. turgidwn deux épis non ramifiés, l’un à barbes, l’autre à peu près sans barbes, dont il a publié des figures. Plus tard, dans une exploration des palafittesde Ilobenhau sen, M. Messicommer ne I a pas rencontré, quoique les provisions de grains y fussent très abondantes 7 . MM. Strœbel et Pigorini disent avoir trouvé « le blé à grano grosso duro » ( Tr . turgidum) dans les palufiltes

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