‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 308 sur 427 · AVOINE ORDINAIRE ET AVOINE D’ORIENT · texte numérisé non relu

AVOINE ORDINAIRE ET AVOINE D’ORIENT

« le désert entre la mer Noire et la mer Caspienne », sans dire d’après quel voyageur ou quels échantillons. L’herbier de M. Boissier ne m’a révélé aucun Secalc cereale spontané, mais il m’a donné la persuasion qu’un voyageur doit facilement prendre une autre espèce de Seigle pour celle-ci et que les assertions doivent être vérifiées soigneusement.

A defaut de preuves suffisantes pour des pieds spontanés j’ai fait valoir autrefois, dans ma Géographie botanique raisonnée, un argument de quelque valeur. Le Secalc cereale se sème hors des cultures et devient presque spontané dans les pays de l’empire d Autriche \ce qu’on ne voit guère ailleurs «.Ainsi dans la paitie orientale de 1 Europe, où 1 histoire indique une culture ancienne, le Seigle trouve aujourd’hui les conditions les plus favorables pour vivre sans le secours de l’homme. On ne peut guère douter, d’après cet ensemble de faits, qu’il ne soit originaire de la région comprise entres les Alpes d’Autriche et le nord de la mer Caspienne. C’est d’autant plus probable que les cinq ou «ix autres especes connues du genre Secalc habitent l’Asie occidentale tempérée ou le sud-est de l’Europe.

En admettant cette origine, les peuples aryens n’auraient pas connu 1 espece, comme la linguistique le montre déjà: mais dans leurs migrations vers l’ouest ils ont dû la rencontrer avant des noms divers, qu’ils auraient transportés çà et là.

Avoine ordinaire et Avoine d’Orient. - Avenu saliva, Linné, et Avena onentalis, Schreber.

î LnV,nine n était Pas. cultivée chez les anciens Egyptiens et les Ilebreux, mais aujourd’hui on la sème en Egypte 3 Elle

doa l’IndP rn,°m ?rri1’ .môra.e1dans les la"S“es modernes de I Inde. Ce sont les Anglais qui la sèment quelquefois dans

ce pays, pour en nourrir leurs chevaux *. La plus ancienne tnen- , n de 1 Avoine en Chine est dans un ouvrage historique sur les années 618 à 907 de l’ère chrétienne; elle s’applique à la variété appelée par les botanistes Avena saliva nuda 5 Les anciens Grecs connaissaient bien le genre Avoine , qu’ils appelaieiit Jiromqs «, comme les Latins l’appelaient Avenu; mais ces noms s appliquaient ordinairement aux espèces qu’on ne cultive pas et qui sont de mauvaises herbes mélangées avec les céréales Bien ne prouve qu ils aient cultivé l’Avoine ordinaire. La re-

•'!• Strobl la vu cependant autour do l’Etna, dans 1rs |,0i- Dnr iSi pC !s9.) culture au xvu,« siècle. AÆ.dcr. S’

4: feykf///U,rtph lt,nASCherSOn’ BeÜ'^c zurFlora éthiopiens, p. 298.

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