Üretschneider, On sludy, etc., p
6. traas, Synopsis fl. class., p. 303; Leuz, 'tlotamk der Allai, p. 253.
marque de Pline 4 que les Germains se nourrissaient de farine tirée de celte plante fait comprendre que les Romains ne la cultivaient pas.
La culture de 1 Avoine était donc pratiquée anciennement au nord de l’Italie et de la Grèce. Elle s’est propagée plus tard, et partiellement dans le midi de l’empire romain. 11 est possible qu’elle fût plus ancienne dans l’Asie Mineure, car Galien* dit que l’Avoine abondait en Mysie, au-dessus de Pergame; qu’on la donnait aux chevaux et que les hommes s’en nourrissaient dans les années de disette. L’Asie Mineure avait reçu jadis une colonie gauloise.
On a trouvé de l’Avoine dans les restes des habitations lacustres suisses de l'époque du bronze 3, et en Allemagne, près de Wittenberg, dans plusieurs tombeaux des premiers siècles de l’ère chrétienne ou un peu plus anciens ‘/Jusqu’à présent, les lacustres du nord de l’Italie n’en ont pas présenté, ce qui confirme l’absence de culture de l’espèce dans le temps de la république romaine.
Les noms prouvent encore une ancienne existence au nord et à l'ouest des Alpes et sur les confins de l'Europe, vers le Caucase et la Tartarie. Le plus répandu de ces noms est indiqué par le latin Avena , l’ancien slave Ovisu, Ooesu , Ovsa, le russe Ovesu . le lithuanien Atviza, le letton Ausas, l’ostiaque A bis s. L’anglais Oats vient, d'après Ad. Pietet, de l’anglo-saxon Ata ou Ate. Le nom basque Olba ou Oloa 6 fait présumer une culture très ancienne par les Ibères.
Les noms celtiques diffèrent des autres 1 : irlandais. Coure, Cuir ce. Corca; armoricain Kerch. Les noms tartare Su tu, géorgien Kari, hongrois Zub , croate Zob, esthonien Kaer et autres sont indiqués par Nemnich 8 comme s’appliquant au mot générique Avoine, mais il n’est pas probable qu’il y eût des noms aussi variés s’il ne s’agissait pas d’une espèce cultivée. Comme singularité, je note un nom berbère Zekkoum 9, quoique rien ne puisse faire présumer une ancienne culture en Afrique.
Tout ce qui précède montre combien était fausse l'opinion que l’Avoine est originaire de l’ile de Juan Fernandez, opinion qui régnait dans le siècle dernier 10 et qui paraît venir d’une assertion du navigateur Anson ", Ce n’est pas dans l’hémisphère
t. Pline, Ilist., 1. 18, c. 17.