‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 311 sur 427 · L&qiarck, Di et. enci/cl., 1, p. 33t · texte numérisé non relu

L&qiarck, Di et. enci/cl., 1, p. 33t

3. \iiiani, FL didmat., 1, p. 69; Hast, Fl. austr., 1, p. 133: Nfiilreirl. p l277 ’P‘ Sj; BaUmgarteu’ h'"an- Tran"jlu-> -h P- 259; FarkaSjfV. cruutica,

i. Deutham, llundlook of brilish flora, ed. 4, p. 344.

Toutes ces Avoines étant cultivées sans qu’on ait découvert ni les unes ni les autres à l’état vraiment spontané, il est bien probable qu’elles proviennent d’une seule forme préhistorique, dont la patrie était l’Europe tempérée orientale et la Tartarie.

Millet commun. — Panicum miliaceum, Linné.

La culture de cette Graminée est préhistorique dans le midi de l’Europe, en Egypte et en Asie. Les Grecs en ont parlé sous le nom de Kegchros et les Latins sous celui de Milium *. Les lacustres suisses, à l’époque de la pierre, faisaient grand usage du Millet1 2. On l’a trouvé aussi dans les restes des palaiittes du lac de Varèse en Italie 3. Gomme on ne retrouve pas ailleurs des échantillons de ces anciens temps, il est impossible de savoir quel était le Panicum ou le Sorghum mentionné par les auteurs latins, dont les habitants de la Gaule, de la Panuonie et autres pays se nourrissaient.

Unger 4 compte le P. miliaceum parmi les espèces de l’ancienne Egypte, mais il ne paraît pas qu’il en eût des preuves positives, car il n’a indiqué ni monument ou dessin ni graine trouvée dans les tombeaux. On n’a pas non plus de preuves matérielles d’ancienne culture en Mésopotamie, dans l’Inde et en Chine. Pour ce dernier pays, la question s’est élevée de savoir si le Shu, une des cinq céréales que les empereurs sèment en grande cérémonie chaqueannée, e^tlePanicummiliaceum, unee>\jcce voisine, ou le Sorgho; mais il paraît que le sens du mot Shu a varié, et que jadis on semait peut-être le Sorgho 5 6.

Les botanistes anglo-indiens8 attribuent à l’espèce actuelle deux noms sanscrits, Unoo (prononcez Ounou ) et Vreehih-heda (prononcez Vrihib-heda ), quoique le nom moderne hindou et bengali et le nom telinga Worga soient tout autres, Cheena (prononcez China ) . Si les ni .ms sanscrits sont réels, ils indiquent une ancienne culture dans l’Inde. On ne connaît pas de nom hébreu ni berbère 7 ; mais il y a des noms arabes, Dokhn, usité en Egypte, et Kosjsejb en Arabie 8. Les noms européens sont variés. Outre les deux noms grec et latin, il y a un nom vieux slave, Proso 9, conservé en Russie et en Pologne, un nom vieux allemand, Hirsi, et un nom lithuanien, Sora l0. L’absence de noms celtiques est remarquable. Il

1. Les passages de Théophraste, Catou et autres sont traduits daus Lenz, Botanih <lei' Alt en, p. 232.

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