PNEUMONIES A LA SUITE D'IMMERSION
MM. Bercé et ANrony ont rapporté à la Société médicale des hôpitaux des cas de pneumonie et de bronchite fétide à la suite de tentatives de submersion. Voici, à ce sujet, ce que dit M. Nertrer : « Je ne prétends nullement innocenter l’eau de Seine ou l’eau de puits dans ces cas ; j’admets fort volontiers qu'elle peut renfermer des agents susceptibles de produire la gangrène. Je veux seulement faire remarquer que dans les deux cas il paraît y avoir eu d’abord pneumonie à pneumocoque et que cet agent pathogène existe dans la bouche des sujets sains. On peut donc supposer que l'immersion fournira au pneumocoque déjà présent chez le malade, des conditions favorables au développement de la pneumonie. »
On peut citer l'observation de BeIN, démonstrative à cet égard.
Un malade est ramené à l'hôpital de la Charité de Berlin après une chute dans l’eau. L'examen des organes ne révèle aucune altération. On constate la présence de pneumocoque dans la salive; on assiste les jours suivants au développement progressif d’une pneumonie. Cette affection a été suivie secondairement d'accidents gangreneux.
On peut donc encore se demander si l'on ne doit pas incriminer la pénétration dans la circulation sanguine, sous l'influence du refroidissement brusque des agents contenus dans la cavité buccale et qui jusqu'alors y vivaienten saprophytes. Nous verrons que l’expérimentation nous a permis tout au
Pro
moins de réaliser par ce mécanisme les lésions pulmonaires.
D'autres formes encore, dont certains auteurs font des classes à part, nous fourniraient aisément l'occasion de trouver de nouvelles preuves de leur'origine hématogène habituelle. Parmi elles figurent les pneumonies récidivantes et les pneumonies à reprises.