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sanguine, peut être éliminé, comme en témoigne la présence relativement fréquente du bacille de Koch dans les urines chez des malades ne présentant plus que des stigmates atténués de bacillose locale. ve
Cette porte d'entrée peut être considérée comme l’une des plus habituelles, etles lésions des voies digestivessupérieures, dont les bacilloses amygdaliennes et les adénopathies cervicales sont le témoignage, viennent à l'appui de cette hypothèse.
Syphilis des poumons.
L'étude de la syphilis et de ses diverses manifestations a été singulièrement éclairée dans ces dernières années par la découverte de son agent pathogène, le spirochète de SCHAUDINN.
Les stades parcourus par l'infection s’accompagnent de symptômes particuliers qui permettent aisément de les reconnaître.
Après avoir produit par son inoculation locale le chancre initial, le tréponème pâle gagne rapidement les voies lymphatiques et pendant quelque temps séjourne dans les ganglions. Il pénètre bientôt dans la circulation sanguine, et si nos méthodes actuelles d’investigations scientifiques ne nous ont pas permis de déceler son passage dans le sang, cette étape septicémique se traduit cliniquement par l'apparition de la roséole, des syphilides papuleuses et des plaques muqueuses.
Dans ces multiples localisations sur les organes les plus divers, le poumon est certainement l’un des moins touchés.
Il existe cependant des pneumopathies syphilitiques que les travaux de Ricorp, GiNTRAC, LANDRIEUX, LANCEREAUX, Fournier, CORNIL, DIEULAFOY, GAUCHER, MiLrAN, etc., ont bien mises en lumière.
Trois formes particulières méritent d'être signalées parce qu'elles nous paraissent toutes relever d’une manière indis-
cutable de la localisation sur le poumon d’un spirochète qui n'a pu y parvenir qu’en empruntant la voie sanguine : la syphilis pulmonaire héréditaire tardive, la syphilis pulmonaire de l’adulte et la syphilis pulmonaire du nouveau-né et du fœtus.
L'existence de la syphilis pulmonaire héréditaire tardive a été établie par FourRNIER qui en a réuni cinq observations. Tantôt il s’agit de syphilose scléro-gommeuse, fréquemment désignée sous le nom de phlisie syphilitique en raison des symptômes locaux et des symptômes de dénutrition générale qui la font ressembler à la tuberculose pulmonaire. Tantôt la maladie peut simuler la broncho-pneumonie chronique avec dilatation des bronches, plus rarement affecter la forme de broncho-pneumonie à marche rapide.
MM. Hayeu et Dreuraroy ont rapporté des cas où, au cours d'une syphilis grave, le tableau clinique soudain prenait l'aspect d'une tuberculose aiguë. À l'exploration de la poitrine, on trouve des signes d'induration pulmonaire avec submatité, augmentation des vibrations thoraciques, râles sous-crépitants et souffle bronchique comme dans la bronchopneumonie, plus tard du souffle caverneux et du gargouillement. Tous ces phénomènes font porter le diagnostic de pneumonie caséeuse à bacille de Koch, mais l'absence de ce dernier dans les crachats et la guérison rapide par la médication spécifique ne peuvent guère laisser de doute sur leur nature exacte.
Dans ces dernières années, l'attention a été attirée sur les pleurésies précoces qui peuvent se développer au début de la période secondaire, et la découverte récente de tréponèmes dans le liquide pleural paraît établir de la manière la plus formelle leur spécificité.
Nous avons eu l’occasion d'observer un cas de syphilis pulmonaire du fœtus que nous décrirons à propos de l'étude anatomo-pathologique des pneumopathies hématogènes. La présence dans le parenchyme pulmonaire et même à l'inté-
rieur des parois bronchiques de tréponèmes visibles sur les coupes imprégnées au nitrate d'argent donne la preuve la plus manifeste du rôle de cet agent dans la genèse des lésions provoquées. aie
Le terme de broncho-pneumonie peut être appliqué aux différentes formes de la syphilose pulmonaire diffuse du nouveau-né. Cette broncho-pneumonie se rapproche beaucoup de celle des maladies infectieuses dans ses formes subaiguës el chroniques, elle en diffère par la rapidité de l’organisation scléreuse et par les altérations profondes des vaisseaux.
L'histoire clinique de la syphilose du fœtus n'existe pas. Il s’agit le plus souvent en effet d’un mort-né ; s’il est expulsé vivant, c'est avant terme; s’il est à terme, il n’est pas viable. La syphilose pulmonaire accentuée est incompatible avec la vie, le fœtus n’a pas assez de force pour respirer, ilsuccombe peu d'heures après l'accouchement. HocasiNGER a cependant pu constater des signes d’induration obscurs avec dyspnée et cyanose.
En résumé, nous voyons que la syphilis pulmonaire nous offre un merveilleux exemple de pneumopathie hématogène. Il est intéressant de noter que la bronchite qui existe dans ce cas n'apparaît plus ici comme élément primitif et pathogénique du processus, bien que l'inflammation spécifique conserve comme centre la bronche, parce que celle-ci commande la direction de tout le système vasculaire du poumon.
Déterminations pulmonaires au cours d'affections parasitaires.