‹ Origine Sanguine des Pneumonies et BronchopneumoniesChapitre 8 sur 56 · PNEUMONIES ET BRONCHO-PNEUMONIES A PNEUMOCOQUES · texte numérisé non relu

PNEUMONIES ET BRONCHO-PNEUMONIES A PNEUMOCOQUES

Pneumonie de l'adulte.

La constatation si fréquent ede l'envahissement du sang par les microbes n’a pas eu seulement pour effet d'éclairer la pathogénie des complications qui surviennent au cours des infections loin du foyer originel, elle a même modifié la conception que l’on se faisait de la nature de certaines maladies microbiennes.

Hier encore considérées comme affections d’un organe déterminé, ces maladies apparaissent aujourd'hui comme de véritables septicémies.

Il arrive souvent, dans des cas semblables, que la phase de bactériémie se prolonge d'une façon anormale ; elle devient alors décelable, tant par les moyens cliniques que par les procédés de laboratoire. Ce sont là des circonstances exceptionnelles, mais il est important de les saisir au passage, parce qu'elles précisent l'histoire de ces septicémies temporaires à détermination unique et d'apparence primitive.

Les affections du poumon peuventêtre considérées, à notre avis, comme des maladies générales dont la localisation particulière sur le parenchyme pulmonaire donne lieu à tout un

cortège de symptômes cliniques qui attire tout d'abord D]

A ne

l'attention des cliniciens. Si cette conception est facilement admise par tous, lorsqu'il s'agit de phénomènes manifestés dans l'appareil respiratoire au cours d’une septicémie évidente, elle paraît, au contraire, difficile à adopter quand on se trouve en présence de la pneumonie franche aiguë qui se montre logiquement comme le type de l'affection locale.

Il fut un temps, qui n’est pas éloigné de nous, où la lésion du poumon semblait résumer ce que nous appelons aujourd'hui l'infection pneumococcique. C'est à la faveur des découvertes modernes et des études bactériologiques que l’on remarqua bientôt la dissémination fréquente dans tout l'organisme du pneumocoque, agent de la pneumonie.

Les examens cliniques permirent de dépister la pneumococcie dans une foule de tissus où l’on ne pouvait même la soupçonner.

Les observations se multiplièrent de pleurésie, péricardite, péritonite, méningite cérébro-spinale, endocardite, qui pouvaient être mises sur le compte du pneumocoque.

Mais la clinique ne peut facilement fournir d'arguments décisifs pour la détermination exacte de l’origine même de 2 pneumonie. Aussi croyons-nous devoir, avant toute autre chose, relater les observations de quelques malades chez lesquels nous avons pu faire la preuve bactériologique de septicémie pneumococcique ayant précédé de plusieurs Jours une manifestation secondaire au niveau du poumon.

Ces faits, en nous apportant une contribution intéressante à l'étude pathogénique de la pneumonie franche aiguë, ont été le point de départ de ce travail, et deux d’entre eux ont déjà fourni à MM. LemierRE et Arai l’occasion de publier avec nous, il y a quelques mois, un premier article sur cette importante question.

OBsERVATION I. — Septicémie preumococcique, élat lyphoïde, pneumonie

le dixième jour.

ANNA B..., trente-quatre ans, entre le 22 avril 1908 à l'hôpital Cochin,

dans le service de M. le D' Wipar. Cette femme a été prise brusquement,

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