DIRE
fortement œdématiés, Les articulations tibio-tarsiennes sont ankylosées, impossibilité du moindre mouvement ; aux genoux impossibilité de flexion complète. Ajoutons que le moindre mouvement soit actif soit passif, réveille les douleurs articulaires.
Vers le 20 avril Adélaïde B... commence à transpirer et va un peu mieux. Au mois de mai les transpirations deviennent très abondantes ; les urines augmentent de quantité : 2 litres à 2 1. 500 (au lieu de 1.500 à 1.800). En même temps un amaigrissement rapide survient. Le 26 septembre la malade a perdu 19 kilos. Progressivement survient du tremblement généralisé à tout le corps mais surtout marqué aux membres supérieurs. Les pulsations radiales augmentent de nombre, 130 à la minute.
Les yeux deviennent brillants, les globes oculaires sortent de leur orbite.Il y a de l’insomnie, un nervosisme marqué, Le corps thyroïde cependant ne paraît pas augmenté de volume. Bref nous sommes en présence du syndrome de Basedow, du goitre exophtalmique. Or chose des plus intéressantes: en même temps qu'apparaissent le symptômes de la maladie de Graves, l’œdème des jambes, les douleurs articulaires, les névralgies disparaissent complètement et progressivement l'ankylose et les déformations articulaires régressent. Actuellement Adélaïde B... marche facilement, monte et descend les escaliers et seules de
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légères déformations persistent à la main droite.
Cette observation est du plus haut intérêt. Nous voyons ici un cas rebelle de rhumatisme chronique rétrocéder complètement lorsque apparaît le syndrome de Basedow. Nous voyons mème les déformations
régresser. L’œdème des jambes qui avait précédé les
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crises articulaires était bien d'origine thyroïdienne puisque lui aussi disparaît complètement,
Nous ne voyons pas souvent des symptômes aussi nets accompagner la guérison du rhumatisme chronique mais cette observation éclaire bien des faits. C’est ainsi qu’il est constant de voir les rhumatisants chroniques guérir de leurs crises articulaires lorsque surviennent des sueurs abondantes et de l’amaigrissement. Sueurs et amaigrissement ne sont-ils pas l’indice d’un hyperfonctionnement passager de la glande thyroïde et n'est-ce pas par ce mécanisme que se produit l’amélioration de la maladie. Rappelons que les transpirations abondantes et l’amaigrissement se voient couramment au cours de la médication thyroïdienne,