PREFACE VII
les divers chapitres dans un exposé didactique du sujet ». Ajoutons encore (car il ne faut pas négliger de se couvrir tant qu'on peut) que la destination première de la plupart de ces morceaux nous a obligé à de plus grands efTorts de clarté, voire d'agrément, si ce mot nous est permis. L'allure plus libre de notre plume nous a rendu plus aisée renonciation d'idées, de conjectures, de rapprochements qui pourront peut-être en susciter d'autres et provoquer des études nouvelles.
Nous avouerons, h ce propos, que nous nous sommes volontiers complu à faire ressortir, ici et là, les nombreux points de contact qu'offre, par ressemblance ou par contraste, la comparaison des divers genres dramatiques, tels qu'ils sont nés de nouveau et se sont développés au moyen âge, puis dans les temps modernes, avec les origines sacrées et le magnifique développement du théâtre de l'ancienne Grèce. Nous nous sommes d'autant moins refusé à cette pensée favorite qu'elle avait été approuvée, dès nos débuts, par un helléniste éminent, M. Jules Girard (1)'. Un autre éminent helléniste, M. Georges Perrot, nous faisait, l'an dernier, l'honneur de nous écrire : « J'aurais grand plaisir à vous voir profiter un jour de ce que vous savez sur les mijstères du moyen âge pour instituer cette comparaison que vous indiquez entre eux et le drame grec. La même idée m'est souvent venue ». — C'est là une des pensées que, sous
(1) Cf. l'article intilulé: (Atraclères (jcncraux de la Ivagédie rjrecquc, dans la Revue })olili(jae el lilléraire, livraison du 9 mai