VIII PREFACE
une forme ou sous une autre, si Dieu nous prête vie et courage, nous voudrions pouvoir suivre.
Mais d'abord, songeons au présent. Par une précaution que la prudence nous dictait, nous avons placé à la lin de chacune des études dont ce volume se compose, la date de sa première publication, à laquelle nous demandons qu'on veuille bien se reporter pour la juger. Nous ne nous sommes pourtant point abstenu de quelques retouches nécessaires. Nous avons surtout tâché, au moyen de notes ajoutées au bas des pages, de tenir le lecteur, dans la mesure où nous l'avons pu, au courant de la bibliographie critique des sujets traités.
Cela dit, et en ^dépit de nos raisons, il est bien vrai que la constitution de ce volume a des inconvénients de plus d'une sorte, soit au point de vue scientitique, soit au point de vue littéraire. Mais, en vérité, nous n'y pouvons rien. Il fallait qu'il fût tel ou qu'il ne fût pas. Dans cette alternative, il est naturel à un auteur d'avoir préféré le premier parti. 11 ne nous reste donc plus qu'à nous en remettre à la bienveillance du public, laquelle après tout, dans une carrière déjà longue et à certains égards peu favorisée, ne nous a, Dieu merci, jamais fait entièrement défaut. Pour éviter de se laisser aller au découragement, dont il est difficile de ne pas se sentir parfois tenté, il n'est pas, croyons- nous, mauvais de se dire qu'il n'est pas impossible de contribuer au progrès de la science et des lettres, même par des ouvrages très imparfaits.
Clama ri, le G mais 1901.