SUFFOLK
<( Soldais, veillez sur la prisonnière, qu'on l'enferme dans une étroite prison, et qu'une garde armée se renouvelle lré(iuemment à la porte étroitement close de celte [)rison. La Pucelle est Tunique prix de la victoire. Maintenant, o soldats ! livrez-vous à votre belle humeur. C'est jour de triomphe, jour de joie. Réjouissezvous tous, que les clairons excitent l'allégresse par leurs fanfares sonores, c'est jour de tète pour les Anglais.
LE VIinLLARD
« Que de joie pour la capture d'une fille I Ils ont triomphé d'une femme, c'est assez pour l'Anglais.
SOLDATS ANGLAIS
« Hourrah ! Nous avons vaincu laPucelle ; Français, voilà votre espérance abattue, la puissance de Charles est devenue la ruine de Charles.
« Hourrah ! Nous avons vaincu la Pucelle, l'unique bras des Français, l'unique salut des Français, l'honneur unique des Français.
« Hourrah ! Nous avons vaincu la Pucelle, que les Anglais triomphent, nous avons vaincu ; l'antique fortune est revenue et sourit aux Anglais vainqueurs.
« Hourrah ! Nous avons vaincu la Pucelle : Anglais, réjouissez-vous, nous avons vaincu. Déchu de ses espérances, Charles désormais nous craindra.
« Hourrah I Nous avons vaincu la Pucelle ; couronnons joyeusement nos coupes, livrons-nous à l'allégresse, puisque nous avons vaincu la Pucelle. Hourrah ! Nous avons vaincu la Pucelle.
TALBOT
« Debout, soldats, voici Bethfort, votre général ; applaudissez.