LE CORYPHÉE
« Pourquoi Judas erre-t-il de tous côtés comme s'il avait perdu la raison? Il est torturé par les reproches de sa conscience. Le meurtre pèse sur son ûme, le salaire de son crime lui devient comme un poids brûlant. Pleure ton crime, ù Judas ! Éteins ton forfait dans les larmes de la pénitence. Implore ta grâce avec un humble espoir. La porte du salut est encore ouverte
[1) Ouvrage cilé, pp. XXXI\-\L
pour loi... Mais lu'las ! héh^ ! le repentir le plus amer le ronge sans que le moindre rayon d'espérance luise dans ses ténèbres Judas s'écrie comme Gain le fratricide : « Mon crime est trop grand, ma faute est trop énorme pour que je puisse en obtenir la rémission ! » Gomme Gain, sans consolation, sans pénitence, un fatal désespoir s'empare de lui et l'enveloppe de terreur ; voilà le dernier salaire du péché 1 G'est au devant d'une telle destinée qu'il nous entraîne.