‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 100 sur 133 · Institut d'Egypte, AntiquitéSy vol. IV, pi · texte numérisé non relu

Institut d'Egypte, AntiquitéSy vol. IV, pi

i. WiLKiyso^, A popular account of ihe ancieni Egyptians, 185i, vol. I, p. 217.

sur la partie la plus charnue du haut de la jambe de de?aiit. Derrière celui qui opère, un autre individu fait chauffer un second fer sur un réchaud.

En terminant ce qui concerne le bœuf en Egypte, on peut et Ton doit se demander quelle est l'origine des races qui ont existé dans ce pays pendant la haute antiquité. L'intérieur de rÂfrique ne contient pas de bœufs proprement dits, de Taurus. 11 n'y a, sauf les bufOes dont nous n'avons pas à nous occuper, qu'un bovidé, mais il est à bosse, c'est-à-dire du groupe des zébus. On Ta appelé le bœuf à bosse d'Afrique, ou Bos Africanus. Il habite le Soudan et va de l'Âbyssinie au cap de Bonne-Espérance. Nous le voyons représenté dans un tombeau signalé parChampollion le Jeunet

Les véritables bœufs ou taureaux sont essentiellement asiatiques et européens. C'est donc du nord-est, et non pas du sud, que l'Egypte a tiré ses bœufs domestiques. Du reste, comme nous le verrons dans la partie agricole, c'est de la même direction qu'elle a tiré le blé. Il y a donc eu une relation intime entre l'Egypte et l'Asie occidentale dès l'origine, relation antérieure à la diffusion du cheval domestique, puisque nous avons vu le cheval ne passer d'Asie en Egypte qu'au commencement du nouvel empire, soit dix-sept cents ans avant notre ère, tandis que l'usage du bœuf et du blé sur les bords du Nil aurait trois mille trois cents ans de plus.

§ 4. Bcctrf. AsBjrie, Rome. — Les bas-relicfs et les sculptures assyriennes fournissent aussi de nombi*euses représentations de bœufs. Sans parler des taureaux ailés à tète humaine, véritables colosses dont de beaux échantillons existent au Musée du Louvre, nous pouvons citer d'autres œuvres d'art bien plus vraies et plus naturelles.

1. Cbàmpollion, IfoNtimenft de V Egypte et delà Nubie, 1845» voL IV, pi. 417.

£T DE L^AGRICULTURE. 43t

Place* reproduit des chars de transport attelés d'une paire de bœufs, et ailleurs un troupeau de ces animaux. Lescomes ne sont pas grandes et dirigées en avant comme en général celles des bœufs égyptiens. Elles sont beaucoup plus courtes, plus en arrière et plus contournées. Perrot et Chipiez* figurent un autre bas-relief assyrien avec des vaches à cornes très arquées.

Les bas-reliefs Hétéens montrent que les bœufs anciens de cette partie de TAsie Mineure avaient une grande analogie avec ceux représentés en Assyrie. A Enink, divers basreliefs représentent des taureaux. Dans Tun d'eux le taureau est majestueusement placé sur un âulel en forme de pilier. Ses cornes sont courtes, assez en arrière et contournées^ Il en est de même dans la figuration d'un autre taureau qui va combattre. Il est obligé de baisser fortement la tète pour arriver à mettre ses cornes en avant, et l'on reconnaît qu'elles ne sont ni plus longues ni plus droites que celles du taureau cité précédemment.

Le protohistorique en Autriche et surtout en Italie réclame à son avoir certains grands vases de bronze qu'on nomme situles. Parmi ces vases il en est qui sont tout ornés de sujets divers en relief produits au repoussé. Parmi ces sujets, fort grossièrement exécutés mais pourtant très reconnaissables, se trouvent des représentations de bœufs. Ainsi dans lacitule à personnages de la villa Benvenuti, à Este*, on voit un char conduit par des bœufs. Dans la grande citule à quatre rangs de personnages de la Certosa de Bologne % au second

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