‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 43 sur 133 · I . RiCH, Dictionnaire des antiquités romaines et grecques · texte numérisé non relu

I . RiCH, Dictionnaire des antiquités romaines et grecques

de l'enceinte et, ne trouvant aucun passage, s'élancent dedans et sont pris ^ i

La fosse a dû être aussi fort employée du temps des Romains. C'était le meilleur moyen de s'approvisionner des animaux vivants que nécessitaient en grand nombre les exercices du cirque.

Tous les auteurs grecs et latins qui ont écrit sur la chasse se sont beaucoup occupés du chien. C*était le ûdèle auxiliaire et le compagnon habituel du chasseur. Xénophon nous donne le détail de l'attirail, on peut même dire du harnachement qui lui était destiné \

Il y a le collier qui doit être souple et large pour ne pas faire tomber le poil.

La laisse garnie de ganses pour être tenue à la main et rien de plus. C'est mal garder les chiens, dit le chasseur grec, que de leur faire un collier de la laisse même.

Enfin le corselet qui était un véritable harnais. Il se composait de courroies larges pour ne pas faire mal aux Ûancs des chiens. Ces courroies étaient garnies de pointes extérieures pour éviter les croisements de races.

§ 4. L© lierre. — Le lièvre était le gibier de prédilection de Xénophon. Pour le prouver il suffit de citer la conclusion de son livre V. t Le lièvre est un animal si agréable qu'il n'est personne qui le voyant éventé, trouvé, poursuivi, atteint, n'oublie tout autre objet qui lui plaise, i

On peut dire que dans son Traité de la chasse Xénophon s'est surtout occupé du lièvre. Sur treize livres dont se compose ce traité, le V*, le plus long de tous, est entièrement consacré au lièvre, ce qui n'empêche pas que le VIII% sous la rubrique de Chasse du lièvre en hiver y s'occupe aussi

1. XÉNOPBOify trad. Eugène Tiasoi, De la chasse^ liv. XI, vol. I des CEuvrcs complètes.

Page 1