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dans ce but. Ce sont ces poissons viciés et sechés que les anciens Egyptiens mangeaient crus.

Enfin dans les peintures des tombeaux de Ti et de Pthah* Hotep, que Mariette a fait reproduire à l'Exposition universelle de Paris, en 1867, il y a une représentation de la pèche à la nasse d'osier; seulement ces nasses, au lieu d'être isolées comme les nôtres, sont accouplées par leur petit bout, de sorte que le poisson pouvait s'y prendre aussi bien en montant qu'en descendant le courant.

§ 2. «i^e«s et R«BiaiB«. — La péchc u'cst pas autre chose que la chasse appliquée aux animaux aquatiques. Pèche et chasse sont donc le complément l'une de l'autre. Les artistes égyptiens l'avaient bien compris, puisque, ainsi que nous venons de le voir, ils associaient volontiers une représentation de pèche à une représentation de chasse. Plus tard, les auteurs qui ont traite delà chasse ont presque toujours aussi traité de la pèche.

Oppien, auteur grec du ii* siècle de notre ère, qui apublié, sous le titre de Cynegeticaj un poème sur la chasse dont nous avons parlé précédemment S a également, sous le nom de HalietUicay composé un poème de 3,506 vers sur la pêche. Ce poème est même si supérieur à celui sur la chasse qu'on se demande si les deux ouvrages sont bien du même auteur.

Nemesien de Garlhage, autre poète grec du uV siècle, a, sous les mêmes titres, publié un poème sur la chasse dont il ne reste plus que 350 vers et un poème sur la pêche entièrement perdu.

Les plus anciens poètes grecs, Homère et Hésiode, se sont occupés de la pèche. Homère, dans VOdyssée^ fait de nombreuses allusions à la pêche à l'hameçon et au filet. Hésiode, décrivant le bouclier d'Hercule, parle d'un pêcheur aux

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