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ET DE LAGRIGULTURE. 315

lion, ils auraient consommé Taniroal enlier, et dans les rejets de nourriture nous trouverions les ossements de toutes les parties du corps à peu près dans leur nombre proportionnel. Il n*en est point ainsi. Certains os comme ceux de la tète et des membres abondent. Au contraire ceux du corps font presque défaut. Les omoplates, les vertèbres, les os du bassin sont exceptionnels. C'est que tuant le gibier loin des demeures, ils n'apportaient chez eux que les parties les plus recherchées comme la tête, ou les plus charnues comme les épaules et surtout les cuisseaux. Le gibier étant alors fort abondant, les chasseurs, lorsqu'ils avaient tué une grosse pièce, ne prenaient que le meilleur et abandonnaient le reste du corps sur place. Nous voyons encore les peauxrouges faire cela en Amérique avec les builDes.

Pourtant dans le gisement type de Solutré» où les débris de chevaux sont abondants ^ on retrouve souvent la série de tous les os. Si bien que Toussaint a pu reconstituer un squelette complet au musée de Lyon. 11 en conclut que le cheval de cette station paléolithique était domestiqué.

Il appuie aussi sa conclusion sur ce que la station de Solutré, en fait de chevaux, ne contient presque pas déjeunes individus et fort peu de très âgés. C'est une preuve, suivant lui, que les chevaux étaient domestiqués comme animaux de boucherie et que les habitants de la station les tuaient à point de quatre à sept ans.

La preuve est-elle concluante? Et le fait isolé de Solutré peut-il infirmer ce que Ton a observé partout ailleurs? • Non!

En effet, le cheval est à point comme animal de boucherie à trois ans, il a alors acquis tout son développement. S'il avait été domestiqué, on ne l'aurait pas gardé deux ou trois ans inutilement avant de l'abattre.

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