‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 8 sur 133 · Worsaj:, Colonisation de la Russie ^ 1875, p. 91 et W · texte numérisé non relu

Worsaj:, Colonisation de la Russie ^ 1875, p. 91 et W

représentations de renne abondent et quelques-unes sont si fidèlement rendues qu'elles nous Fournissent une preuve de plus que le renne paléolithique de nos régions est bien le même que le renne actuel des régions polaires. Nous reproduisons (fig. 10), une gravure sur schiste ardoisier, que son propriétaire, de Vibraj^e, a publiée sous le nom de Combat de rennes. Elle provient de Laugerie-Basse. En retournant la figure on voit un renne fuyant et deux ébauches.

Fig. 10. — Rennes gravés sur plaque de schiste. Laugoric-Basso. Musée préhistoriqtie, 1/2 grandeur.

44. Le chevreuil, Cervus capreohis^ cervidé qui recherche essentiellement les régions à température modérée. Il craint tout à la fois le grand froid et le grand chaud. Nous le voyons maintenant occuper toute la zone centrale de l'Europe et pénétrer en Asie dans les régions tempérées. Il n'existe pas dans le nord, les hivers sont trop froids. Il ne traverse pas la Méditerranée, les étés seraient trop chauds. Dans sa zone d'habitation, toutes les fois quHl le peut, il recherche une température moyenne. Ainsi, si le pays est accidenté, il descend dans les plaines l'hiver et gravit sur les hauteurs Tété.

Dans le gisement de Chelles, le chevreuil s'est rencontré

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associé à Téléphant antiqae. Ils sont aussi signalés tous les deux à Monlreuil, prés Paris. On les indique également tous les deux dans le forest-bed du Norfolk. Mais les débris du chevreuil sont très rares dans les alluvions à mammouth et en général dans les grottes. On voit que pendant les époques moustérienne et magdalénienne le froid était trop vif pour son développement. Si on le cite parfois, comme à Aurensan, c'est vers la fln du magdalénien, lorsque le renne deve- • nail rarc^ ei LîiaiLreinjflncé par le cerf. Pendant les époques iVûides paléolillufiuLs. le chevreuil s'était retiré dans les fégioni^ plus cljaude.s, aussi le retrouve-t-on à peu près partout en halie. lia été cité de la grotte de Zoppega, près San Bonilu^cio de Wraae; dans la brèche ossifère de Santa Teresa, gotfe de laSpe/Ja; dans les grottes des Monli Pisani, nord d*î la Toscanes eLf. C'est une preuve de plus des cliangemenUde lempéoture quaternaire que nous avons signal«'s «fans notre tableau de f^lassification.

45. Le Sîiïga, Cervlrapra saïga ou Sahja tarlarica, qui vil acluellemeat en Hiissie, surtout dans la Russie d'Asie*, était n'|»andu en France à la fm du paléolithique. On le trouve déjà dans les assises inférieures de Solutré; il a aussi été recueilli dans la station solutréenne de l'Église, à Excideuil. Mais c'est surtout dans le magdalénien qu'il se développe. Ses ossementsontétérencontrésàRoche-Berthier, à Vilhonneur (Charenle), à Laugerie-Basse (Dordogne), à Bruniquel(Tarn-et-Garonne), à Gourdan (Haute -Garonne), etc. Celte dernière localité a même fourni une gravure sur corne de renne qui représente parfaitement une lête de saïga ^(fig. H).

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