F. Chabàs, p. 45i
HBT De L'AdRICULTURE. 387
les tableaux, dans les bas-reliefs, étaient devenus pour ainsi dire un allribut de la royauté. Il est tout naturel qu'on en ait fait hommage aussi S'ia divinité, à Horus.
Au Louvre un monument de basse époque représente Horus en cavalier romain perçant un crocodile de sa lance. Cet exemple montre que le mythe d'Horus se modifiait suivant les temps, s'appropriant plus ou moins aux habitudes de l'époque.
D'après une tradition rapportée par Plutarque*, Horus interrogé par son père aurait répondu que l'animal le plus utile était le cheval à l'aide duquel on peut atteindre et tuer l'ennemi. Mais Plutarque est mort. seulement Tan 120 de notre ère, c'est-à-dire dix-neuf siècles après l'introduction du cheval en Egypte. La légende avait eu le temps de se modifier et de se compléter.
D'autre part la déesse Ouadj, qui symbolise le nord de l'Egypte et dont le sanctuaire était situé sur le bord du Nil, à l'extrémité de la branche de Rosette, est représentée à cheval dans un bas-relief datant, dit-on, de Sété P% deuxième roi de la XIX* dynastie. Quoi d'étonnant? Nous avons déjà parlé de princesses conduisant des chars dans lesquels elles sont debout. De tout temps les hommes ont représenté les dieux i leur image. Ne voyons-nous pas des madones disant le chapelet ou lisant VÉvangile en gardant l'enfant Jésus. Les mythes religieux sont remplis de ces anachronîsmes.
De même dans le temple d'Edfou on voit Âstarté, la déesse phénicienne et syrienne, debout sur un char qu'elle conduit elle-même. L'inscription indique qu'elle préside aux chevaux. C'est l'équivalent de l'Epona des Gaulois. Mariette qui a fouillé le temple d'Edfou le croit ptolémaïque ou tout au plus de la XXX' dynastie.