‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 84 sur 133 · m* Livre des Rois, ch. iv, verset · texte numérisé non relu

m* Livre des Rois, ch. iv, verset

chapitre * les chars sont réduits à 1,400, ce qui suppose 2,800 chevaux, les cavaliers restant 12,000. Ces chevaux provenaient de dons et achats. Il paraît que l'élevage ne se faisait pas en Palestine. Les achats avaient lieu à Coa et en Egypte où le cheval était élevé depuis huit siècles. Les rois de Syrie et des llethéens, royaume de TAsie Mineure, sur les bords de la mer Noire, lui vendaient aussi des chevaux.

Le cheval peut-être même a fait partie de la faune sauvage de la Palestine dans les temps paléolithiques. Morétain dit avoir rencontré des dents de cheval à Beth-Saour près Bethléem, au milieu de débris de repas, avec des silex taillés de formes magdaléniennes. Malheureusement la détermination n'a pas eu lieu avec assez de soin pour afQrmer que ces dents étaient bien de cheval et non d'un autre équidé. En outre les gisements étaient assez superficiels. N'y a-t-il pas eu mélange.

Lortel a découvert aussi des débris de dents d'équidés dans la même région. Ils sont encore plus anciens. A deux heures et demie de marche de Tyr, il a rencontré des brèches osseuses empâtant des silex taillés évidemment moustériens. La brèche est si dure que les dents ne se détachent qu'en morceaux, ce qui n'a pas permis à l'habile directeur du Musée d'histoire naturelle de Lyon de les déterminer spécifiquement.

David % au xi* siècle avant notre ère, défit Adarezer, fils de Rohob, roi de Soba, royaume situé en Syrie et allant jusqu'à la haute Euphrate, et lui prit 1,700 chevaux.

De même, d'après les textes égyptiens plus anciens que David, Thoutmès, après la victoire de Mageddo, prit dans la Syrie méridionnale 2,041 chevaux, 191 poulains, 924 chars de guerre.

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