‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 88 sur 133 · Fàbretti, De columna Trajana, eh. vu, p · texte numérisé non relu

Fàbretti, De columna Trajana, eh. vu, p

4. WiNCKELMANN, Description des pierres gravées de Stesch, p. 169.

4(K) ORlGnES DE LA CHASSE, DE LA PÊCHE

marque on fer plat, sur un autre un Ter guère dissemblable de ceux de nos jours ^

5** En6n Hagemans ' décrit comme romaine une cuillère d'une Tonne élégante dont 1^ manche se termine par un pied de cheval ferré avec des clous dont on reconnaît encore la lèle.

En fait de monuments, c'est peu. Van Dussel le reconnaît lui-même; mais il pense qu'en examinant les antiques italiens à ce point de tuc, on pourrait en augmenter le nombre. Nous croyons au contraire qu'en étudiant avec critique les monuments cités, nous verrions peu à peu disparaître ces prétendues preuves de la ferrure antique. Van Dussel appuie ses preuves tirées de la sculpture de Ténumération de diverses découvertes qui, comme celles citées par Quiquerez, manquent d'une précision sufGsante. Aussi comme conclusion, l'archéologue belge s'exprime ainsi : c Nous disons que la ferrure à clous était connue des Romains, mais on ne doit cependant pas s'imaginer que cet usage fût général, car, dans cette hypothèse, les découvertes de fers devraient être bien plus fréquentes. >

L'Egypte, l'Assyrie, la Grèce, ces pays par excellence de rarchéologie antique, ne nous ont pas fourni de fer à cheval. La ferrure y était donc inconnue.

Passons à Rome. Les villes ensevelies l'an 75 sous les cendres du Vésuve, Herculanum et Pompéi, où Ton a trouvé des écuries, n'ont pas donné de fer à cheval. Donc les chevaux n'étaient pas ferrés en Italie à cette époque.

En Gaule, les cimetières marniens de la Champagne» cimetières préromains désignés par les archéologues classiques sous le nom de cimetières gaulois, ont fourni un certain

1. Cou khuojm f Antiquitéi de Lyon. Dissertation sur trois fragments de brome trouvés en IHiO.

S. Hagemans, Un Cabinet d^amateur^ p. 368.

nombre de tombes contenant des chars à deux chevaux. On y retrouve toutes les ferrures du char, les lames de fer qui garnissaient le pourtour des roues, toutes les pièces en métal du harnachement, les deux mors; jamais on n'y a rencontré des fers de pied. La ferrure du cheval n'existait donc pas chez le Celte ou Gaulois.

Les milieux romains de la France, quand ils sont intacts, n'en ont pas fourni davantage. 11 en est de même des milieux franchement mérovingiens. La ferrure n'existait donc pas non plus chez nous aux époques romaine et mérovingienne.

Frédéric Moreau père, qui a fouillé avec tant de soin de nombreux cimetières du département de l'Aisne, près de La Fère-en-Tardenois, est v^nu confirmer ces données par la lettre suivante qu'il a bien voulu nous adresser le 27 septembre 1888:

« Dans les 13,500 sépultures visitées, dont, en compte rond, gauloises et gallo-roinaines 2,500 et 11,000 mérovingiennes, nous n'avons pas rencontré plus d'une douzaine de fers de chevaux.

« Aucun de ces fers n'a été trouvé dans des tombes, et ils faisaient tous partie des objets rencontrés dans des sépultures en pleine terre.

« Mais par suite d'un doute bien explicable sur l'âge et l'authenticité de ces fers, que le hasard avait pu, à des époques récentes, rapprocher d'objets antiques, le doute fut tel que nous n'avons pas même osé les reproduire dans les dessins de notre Album\ ni même les citer dans le catalogue général des objets découverts par nous. Vous comprendrez sans doute notre réserve à cet égard. »

Le plus ancien fera cheval indiqué d'une provenance cer-

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