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HIÉRARCHIE DU CLERGÉ

Dans chaque ville un peu considérable , les Apôtres avaient coutume de placer quelques prêtres auprès de l'évéque, soit dès le commencement de la nouvelle communauté, soit lorsque le nombre des fidèles s'était suffisamment accru. Ces prêtres servaient d'aides et de conseillers à l'évêque, mais en demeurant toujours sous sa dépendance quant à la dispensation des sacrements (2). Comme ils partageaient avec le chef de la communauté le droit le plus élevé, celui d'offrir le sacrifice eucharistique, ils s'appelaient,

(1) Livres consultes : J. Morini commcntariiis de ss. ecclesiae ordinationibus, Amstelod. 1695 ; Marii Lupi de parochiis ante annum Christi niillesiinuiu , Bergomi, 1788 ; F. Hallier desacris electionibus et ordinationibus ex antiquo et novo ecclesiœ usa , Romje, 1719.

(2) Les anciens de l'église , seniores ecclcsiœ , étaient différents des prêtres. Optatus raconte que. l'évêque Hensurius de Carthage, ayant été obligé de s'éloigner pendant la persécution de Dioclétien , confia les rases de son église aux fidèles anciens (fidelibus senioribu.^ ]. C'étaienl des laïques considérés qui prenaient part avec les clercs à l'administration desfonds ecclésiastiques. On lit ailleurs : «Omnesvos Episcopi, Presbyteri , Diaconi, Seniores, scilis, etc. * (de gest. purgat. Cecil, et l.li.is. p. 268.

de même que lui, prêtres, sacerdotes (%<<), bien que cette dénomination pure et simple s'appliquât le plus souvent à l'évêque seul, et qu'il fût distingué des prêtres du second rang^par les noms de grand-prêtre ou de prêtre du premier rang (Sacerdos , summus sacerdosj. Les autres prêtres, pris individuellement, n'avaient, à proprement parler, aucun droit dans le gouvernement général de l'église , mais en tant que formant un collège dont l'évêque était le chef et la tête, ils y prenaient part et composaient le sénat avec lequel l'évêque délibérait sur toutes les affaires et mesures graves, telles que l'admission des clercs, le maintien de la discipline ecclésiastique, la conduite à tenir à l'égard des pénitents, etc. C'est pourquoi Ignace, en exhortant à obéir à l'évêque, recommandait toujours d'honorer les prêtres et de se soumettre aux décisions de leur assemblée. Ainsi , dans l'affaire des confesseurs du parti de IXovatien , le pape Cornelius ne voulut décider que d'un commun accord avec son conseil de prêtres, et Cyprien suivit la même marche à Carthage. Le troisième rang dans le service de l'église était dévolu aux diacres, ces successeurs des sept distributeurs d'aumônes établis parles Apôtres eux-mêmes à Jérusalem, dans l'église-mère de toutes les autres. Mais la preuve que ces sept hommes étaient appelés en même temps à des fonctions plus élevées et plus importantes, c'est que nous voyons les Apôtres exiger de ceux que l'on choisit pour cette charge qu'ils soient pleins de foi et des dons du Saint-Esprit. Une autre preuve, c'est l'ordination qui leur fut conférée par l'imposition des mains des Apôtres, et les travaux apostoliques d'Etienne et de Philippe. Ils étaient, à l'origine, les aides des Apôtres comme ils furent, dans la suite, spécialement les aides des évoques. D'après les propres termes des Constitutions Apostoliques, le diacre devait être l'œil et l'oreille, la bouche, la main, le cœur et l'àme de l'évêque; il'devait être, en quelque sorte, le médiateur entre lui et les fidèles, l'exécuteur de sa volonté, de même que les prêtres étaient son conseil. En conséquence, des églises

d'u De médiocre étendue pouvaient moins facilement se passer des diacres que des prêtres dont l'évêque remplissait luimême les fonctions. La charge des diacres était donc toutà-fait considérée comme faisant partie du ministère des âmes et nullement comme bornée à l'administration matérielle. Ils étaient, selon l'expression d'Ignace, « non les » serviteurs des vivres et des boissons, mais les serviteurs » de l'église de Dieu et des mystères de Jésus-Christ. » Tertullien les comptait parmi les guides et les pasteurs des églises.

Les fonctions des diacres avaient pour objet en partie la liturgie et eu partie la discipline. Ils étaient les servants et assistants immédiats des évoques ou des prêtres dans la célébration du saint sacrifice. Leur charge consistait, en particulier, à rassembler les offrandes des croyants et à les remettre au prêtre à l'autel, puisa prendre part à la distribution de l'Eucharistie, c'est-à-dire d'ordinaire en présentant le calice, et à porter la communion aux abseuls. Ils pouvaient aussi baptiser comme les prêtres, avec l'agrément des évèques. Dans les solennités ecclésiastiques, ils étaient comme les héraults des évêques, avertissant par diverses formules les diverses classes de fidèles de s'approcher ou de s'éloigner, et annonçant le commencement des prières et des saintes cérémonies. En outre, la garde des vases sacrés leur était confiée, ainsi que la lecture des chapitres de l'Écriture Sainte, notamment de l'Évangile. Enfin, dans les réunions des fidèles , ils veillaient au maintien de l'ordre et de la décence, mais au milieu de tout cela ils conservaient leur destination primitive, à savoir celle de distributeurs des aumônes de l'évêquc.

Plusieurs églises, comme celle de Rome, conservèrent longtemps, à l'exemple de Jérusalem, le nombre de sept diacres, et le synode de ISéocésarée, dans l'année 315, en fil même une loi. Toutefois d'autres églises, comme celle d'Alexandrie, dépassèrent ce nombre. En signe de leur subordination vis-a vis de l'évèque et des prêtres, les diacres

restaient debout dans l'église, tandis que ceux-là étaient assis, et l'exercice d'une des fonctions saintes, nommément la dispensation d'un sacrement ne leur était en général confiée que lorsqu'il n'y avait là aucun prêtre. Mais par la nature même de leurs rapports avec l'évêque , bientôt l'un d'eux , investi d'une confiance particulière et spécialement employé aux affaires plus importantes, fut mis au-dessus des autres ; dans la suite il reçut le nom d'archidiacre.

Comme les diacres , dans la primitive Église , étaient quelquefois préposés à des communautés entières et qu'ils coopéraient au saint sacrifice avec l'évêque, recevant immédiatement des mains de celui-ci l'Eucharistie, ainsi que les prêtres , et la distribuant pareillement aux laïques , quelques-uns d'entr'eux s'imaginèrent que leur dignité était égale à la dignité sacerdotale en ce qui concernait le sacrement de l'autel et qu'ils pouvaient en conséquence aussi le célébrer; mais le synode d'Arles de l'année 314 s'opposa à celte prétention. Bientôt après, le concile de Wicée leur défendit de donner la communion aux prêtres , parce qu'il ne convenait pas que ceux qui ne pouvaient offrir le saint sacrifice , présentassent le corps de Jésus-Christ à ceux qui avaient droit de le consacrer.

Dans les premiers temps et plus tard encore , dans les communautés moins considérables, les diacres remplissaient toutes les fonctions inférieures du service de l'église. Mais de même que, à l'origine, le sacerdoce était compris dans l'épiscopat et ne commença à former un degré particulier qu'après que les croyants furent devenus nombreux , de même , dans la suite , le diaconat produisit peu à peu les degrés inférieurs de la cléricature lorsque, dans les grandes églises , les diacres ne furent plus en étal de suffire aux diverses affaires qui augmentaient incessamment. C'est dans l'Église d'Occident , à la moitié du IIIe siècle , que l'on trouve pour la première fois les sous-diacres ou hypodiares. Saint Cyprien , éloigné de son siège , se servit d'eux comme de messagers pour faire parvenir et pour recevoir

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des lettres et aussi comme d'envoyés auprès des autres églises. Cornelius , écrivant à Fabien , parle des sept sousdiacres de l'Église de Rome ; mais eu Orient ils n'apparaissent que dans la première moitié du IVe siècle. Ils ne remplissaient pas , dans les commencements , de service liturgique spécial et n'étaient point incorporés au sacerdoce par l'imposition des mains; une de leurs principales fonctions était de surveiller l'entrée de l'église pendant les saintes cérémonies (1).

Les Acolythcs {kKoxovQoi) , comme classe particulière de lévites, ne furent introduits que dans l'Église latine, et seulement , à ce qu'il paraît , vers le commencement du IIIe siècle, époque où Cornelius et Cypricn en font la première

(l) Dans les Constitutions Apostoliques (8, 21), il est dit à l'évèque d'imposer, à l'ordination, les mains au sous-diacre {iniB»cmç in «ùtmt*? ;t«<p*0 ; mais ceci contredit au LIe canon de saint Basile et aux prescriptions des églises d'Occident, par exemple au Ve canon du quatrième concile de Carthage, à moins que l'on admette avec Drcy {Recherches sur les Constitutions et les Canons des Jpôtres, p. 141) qu'il s'agit de l'ordination en general sans imposition des mains proprement dite . l'auteur faisant remarquer la distinction qui existe entre X'-ipoQuri* et XupoTovi*. Cette interprétation est d'autant plus acceptable que, aussitôt après, l'imposition des mains est formellement indiquée pour l'ordination des lecteurs. — Dans le même ouvrage (p. 140) , Drey conclut du XXXIIIe canon du synode d'Elvire que, dans la première moitié du IVe siècle, les sous-diacres avaient déjà le droit de. servira l'autel. L'auteur a suivi le texte de ce canon tel qu'il a été imprimé dans la Revue trimestrielle de Tubingue de l'année 1821 , p. 3-44 , et dans quelques ouvrages antérieurs, à savoir de la manière suivante :« Placuil - m totum prolnberi Episcopis, Presbyteris,Diaconibus et Subdiaconibus » positis in ministerio abstinere se à conjugibus, etc. » Mais la leçon primitive est certainement celle-ci, qui se trouve dans Alba Spinœus, Aguirre, Ronth,Hardonin et autres : « Plaçait in totum prohiberi Episcopis, Pres- -bvleriset Diaconibus, vel omnibus clericis positis in ministerio absti- -nerese à conjugibus, etc. • Il est probable que la mention des sousdiacres a été intercalée pour la première fois , en 8G8, par le synode île Worms, qui s'appropria ce canon.

mention. Du même temps date l'institution des exorcistes, chargés de réciter des prières pour les énergumènes, d'imposer sur eux les mains et de porter à ces malheureux tous les secours physiques et spirituels. Ces fonctionnaires ecclésiastiques ne se trouvent au reste que dans les grandes villes; ils continuent d'être suppléés dans les petites par les évêques et les prêtres. Plus anciens, les lecteurs formaient déjà un degré à part dans la hiérarchie au temps de Tertullien; ils lisaient à l'église des chapitres de l'Écriture sainte, souvent même instruisaient les catéchumènes. Enfin certaines églises avaient des lévites nommés ostiaircs , mentionnés dans cette période par une seule lettre du pape Cornelius; leur fonction de garder et de fermer les portes de l'église n'était pas sans importance dans les grandes paroisses , alors que les fidèles étaient soigneusement séparés d'avec ceux qui ne pouvaieut assister aux mystères. Mais déjà l'on considérait plusieurs de ces degrés , notamment celui de lecteur, comme une préparation pour arriver à des dignités plus hautes.

L'église primitive employait aussi des dlaconnesses , que l'évêque consacrait solennellement par l'imposition des mains. Les Apôtres eux-mêmes établirent les premières. Saint Paul en mentionne une du nom de Phœbé à Kenchrée et indique (I. Timoth. , V, 9.) les qualités que doit avoir une femme pour entrer dans cet état. C'étaient d'ordinaire des veuves , âgées de plus de soixante ans , qni n'avaient été mariées qu'une fois et avaient élevé elles-mêmes leurs enfants ; aussi l'Église les nomme-t-elle très-souvent veuves, désignant leur dignité sous le nom de veuvage (viduatus1). Toutefois on élisait çà et là des vierges pour diaconnesses; mais en Afrique le cas était si rare que, parlant de l'une d'entr'elles, âgée de vingt ans, Tertullien déclare cet événement inouï. Leurs services étaient alors indispensables ; par exemple , pour l'immersion dans la cérémonie du baptême des femmes et pour les instructions préliminaires qu'il fallait leur donner. Elles soignaient en outre les

malades de leur sexe et distribuaient aux indigentes la portion des aumônes que l'évêque partageait entre elles et les diacres chargés de la même fonction. Elles gardaient dans les églises les portes d'entrée des femmes et maintenaient parmi elles le bon ordre.

Des paroisses se formèrent d'assez bonne heure dans les campagnes éloignées des villes, mais on manque sur ce sujet de renseignements précis. Jusqu'au temps de saint Justin et plus lard , il paraît que les chrétiens des campagnes environnantes avaient coutume de se rendre chaque dimanche à l'église de la ville pour y recevoir l'Eucharistie. Ceux-là seuls qui étaient trop éloignés entretenaient un ecclésiastique , envoyé par l'évêque du lieu d'où ils avaient reçu l'Évangile. Parmi les prêtres , les uns , dans les communes trop pauvres pour les nourrir , ne faisaient qu'un court séjour, et , leurs fonctions accomplies, retournaient auprès de l'évêque; les autres se liaient d'une manière permanente à leurs ouailles; ce sont les premiers curés de village. Tels furent probablement ces prêtres de la campagne, en Egypte, que Denis d'Alexandrie range parmi les Kiliastes ; il y en avait qui n'étaient que simples diacres (1). Il y en avait aussi qu'on appelait ckorèvêqucs (EVirtoiroi <nt x<*ï*s) i évêques subalternes, dont l'institution, d'origine orientale, est mentionnée pour la première fois dans les canons du concile d'Ancyre, en 314; leur nombre s'accrut dès-lors peu à peu dans les provinces d'Orient , mais ils restèrent encore longtemps étrangers à l'Occident. Ils dirigeaient plusieurs églises et avaient d'autres prêtres sous eux, dépendant eux-mêmes de l'évêque dans le diocèse duquel se trouvait leur district; ils étaient installés par lui. C'est pourquoi ils n'avaient pas

(1) Voir le LXXVIlc canon du synode d'Iilvire : « Si quis Diaconus

- regens plebem sine Episcopo vel Presbytero aliquos baptisàverit ,

- Episcopus eos per benedictionem perficere debebit. » Voir aussi saint Cyprien . ep: XI.

le caractère complet de l'épiscopatet ne pouvaient ordonner que des sous-diacres , des lecteurs et des exorcistes. Le synode de Néocésarée les compare aux soixante-dix aides de Moïse et les distingue des simples prêtres de la campagne en ce qu'il leur est permis de célébrer le saint sacrifice , même en présence de l'êvêque ou des prêtres de la ville , droit que n'ont pas les autres. Cependant quelques-uns de ces chorévêques jouissaient réellement de la pleine puissance épiscopale , tout en restant dans la dépendance de l'êvêque de la province. Il arrivait aussi qu'un évêque ne pouvait s'installer sur le siège pour lequel il avait été consacré , ou qu'il en était banni et devait se retirer dans un autre diocèse , où il devenait naturellement chorévêque. Enfin le synode de Wicée régla que les évêques novatiens revenant au catholicisme , ne seraient réintégrés que dans les campagnes et n'exerceraient leurs droits épiscopaux que sous la surveillance de l'êvêque diocésain. A cette décision sur les chorévêques , le synode d'Antioche ajouta plus tard qu'ils ne pourraient ordonner un prêtre ou un diacre sans la permission du prélat supérieur. Il est probable que les quinze chorévêques qui souscrivirent les décrets du concile de Nicée étaient revêtus de l'épiscopat complet.

La promotion aux dignités ecclésiastiques se faisait ordinairement par la communauté entière. Dès l'origine, les fidèles de Jérusalem avaient désigné Joseph et Mathias , en remplacement de Judas , puis avaient choisi d'autres hommes que les apôtres ordonnèrent diacres ; de même plus tard , l'êvêque dut être élu par tous les membres de son église et être proclamé par tous comme le plus digne. Chaque église étant alors peu nombreuse et composée en majorité de vrais chrétiens animés d'un même esprit et incapables d'obéir dans l'élection à des intérêts égoïstes , ce mode de promotion était certainement le meilleur. Toujours pris, à peu d'exceptions près, parmi ses compatriotes, l'êvêque connaissait chacun d'eux et était connu de tous; le peuple, dont la majorité l'avait proclamé, devait lui obéir d'autant

plus volontiers qu'il était le chef de son choix. Plus tard seulement, quand toutes les classes bonnes et mauvaises de la société entrèrent dans l'Église et y introduisirent l'esprit de faction , les intrigues démagogiques et les passions impures , à la place de l'amour et de l'antique unité , alors l'Église dut restreindre le plus possible la participation du peuple aux élections ecclésiastiques.

Mais le choix de la communauté n'était point l'unique condition pour l'installation d'un nouvel évèque. L'élu devait encore avoir pour lui le consentement du clergé du diocèse et être confirmé par les évêques voisins, qui le consacraient, et , après l'avoir reconnu membre de l'épiscopat catholique, le plaçaient solennellement sur son siège. C'est pourquoi saint Clément de Rome dit que les Apôtres instituèrent eux-mêmes les évoques et ordonnèrent qu'ils fussent remplacés après leur mort par des hommes élus de la communauté et qu'auront éprouvésd'autres personnages vénérables, c'est-à-dire les évêques voisins. Ce consentement des évêques de la province est regardé par saint Cyprien comme un usage général et de tradition apostolique (i). D'ordinaire l'élection se faisait par le peuple sous la présidence des évêques du pays ; quelquefois aussi les évêques choisissaient eux-mêmes de concert avec la communauté. C'est ainsi que les prélats de Palestine procédèrent , après la disparition de

(1) Pour montrer toute la validité de l'élection du pape Cornelias, laquelle était contestée par les Novaticns, saint Cyprien en fait la description suivante : « Factus est Cornelius Episcopus de Dei et Christi » ejus judicio , de Clericoram penè omnium testimonio , de plebis qua-

- turn ■ aiïuit suffragio, et de sacerdotum et bonornm rirorum eollegio

- (ep. .ni Aiitiuiian). » Dans une autre lettre, il exprime ainsi les rapports du peuple <'t tirs évêques dans les élections : « Ut de universes » fratemitatis suffragio , et de Episcoporum , qui in praesentiâ conveue- » rant, judicio Episeopatus ei deferretur (ep. 68). • D'où l'on voit «pie I assemblée des fidèles avait /<■ droit de suffrage, et qu'il appartenait aux évêques d'examiner ri </<■ < onfirmer l'élection.

Narcisse , au choix d'un nouvel évêque de Jérusalem , Dius (1). Une ancienne coutume exigeait que pour toute nomination et ordination épiscopale il y eût au moins trois évoques présents ; aussi voit-on Novalien faire les plus grauds efforts afin d'amener à son sacre , à Rome , trois évéques italiens (2).

Le choix des dignitaires inférieurs dépendait en général de l'évéque , qui les installait avec l'approbation expresse de la communauté et du reste du clergé (3). Leur admission n'avait jamais lieu que du consentement (4) des membres

» X<<poTov<av (Euseb. VI, 10). »

(2) Le premier synode d'Arles (can. XX) ordonne l'assistance de sept ou, au moins, de trois évéques pour une consécration épiscopale. Mais le Ier canon des Apôtres ne parle que de deux ou trois.

(3) « In ordinationibus clericis, fratres carissimi , solemus vos antè » consulere, et mores ac mérita singulorum communi consilio ponde- » rare (Cyprian, ep. 33). » Cette lettre est adressée aux prêtres, aux sous-diacres et à tous les tidèles de l'église de Carthage.

(ï) Les Constitutions Apostoliques (8, 16) présentent le passage suivant dans la prière qui accompagne l'ordination d'un prêtre: «Hir«Ts inn

» TOV Jot/XOV <T0V TOl/TOV, TOV 4»<Pa> **' XpiCTS; TOU KhHfQV TtXVTOÇ irpir/ZuTlfilOV (TTlS'o-

» 9svra. - — Les indications les plus claires et les plus précises sur la marche à suivre pour l'ordination des clercs se trouvent dans le VIe canon de Théophile d'Alexandrie (Harduin. Concil. I, 1198). Quoique Théophile soit d'un temps postérieur aux Constitutions Apostoliques, ses paroles peuvent être invoquées ici, parce qu'elles expriment évidemment la discipline la plus ancienne : « Lorsqu'il s'agit d'admettre » quelqu'un dans le clergé, le collège entier des prêtres (lipaTwov) doit » le choisir et l'évéque doit confirmer ce choix ; ou bien l'évéque, du » consentement de tous les prêtres, l'ordonnera dans l'église, en pré- » seucc du peuple, après avoir demandé à l'assemblée si elle peut lui » rendre un bon témoignage. Mais l'ordination ne doit point se l'aire en » secret. » D'après ces paroles, l'initiative pour la promotion à une charge ecclésiastique peut donc venir soit de l'évéque, soit du college

du collège des prêtres. Quant aux diacres et aux clercs subalternes , l'évoque disposait d'eux d'une manière plus absolue.

des prêtres, avec cette différence que , si les prêtres choisissent, l'évêque approuve ou confirme (Jtu/uiÇn) , et lorsque c'est l'évêque qui fait le choix , ceux-ci donnent seulement leur consentement.

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