‹ Origines du culte chrétienChapitre 13 sur 52 · FORMULES BT LIVRES LITURGIQUES · texte numérisé non relu

FORMULES BT LIVRES LITURGIQUES

Oremus, dilectissimi nobis, in primis pro Ecclesia sancta Bei; uteam Deus et Dominus noster pacificare , adunare et custodire dignetur per universum orbem terrarum , subiciens ei principatus et potestates , detque nobis tranquillam et quietam vitam degentibus glorificare Deum Patrem omaipotentem. Oremas! Adnuntiat diaœnus : Flectamus geuua I Jterum dicU : Levate !

Omnipotens , sempiterne Deus , qui gloriam tuam omnibus (1) Cbristo gentibus rcvelasti, custodi opéra misericordiae tuae, ^2% Ecclesia tua toto orbe diffusa stabili fide in confessiooe tui nolinis perseveret. Per (eumdem Christum, etc.].

Le plus souvent l'invitatoire romain se réduit à la impie formule Or émus î II en devait être ainsi dans e rit gallican, car beaucoup d'oraisons y sont déourvues d'inyitatoires développés et il est difficile ^ju'elles n'aient pas été précédées d'un avertissement ^juelconque.

Les formules romaines Flectamus genua, Levate {cor-

jpora vestra) sont, dans les livres et dans l'usage, la

seule trace de ce qui fut jadis l'essence même de cette

forme de prière, l'oraison faite en silence et dans une

attitude déterminée.

La prière eucharistique est la plus solennelle. Elle est prononcée par l'officiant seul , au nom de tous : l'assistance se borne à l'écouter , à s'y associer mentalement et à répondre Amen à la fin. Son thème général est l'action de grâces. Dans le rit romain, on peut même dire dans tous les rits, elle s'ouvre toujours de la même manière : « Il est vraiment juste, équitable et salutaire de vous rendre grâces , en tout temps et en tout lieu. Seigneur saint. Père toutpuissant , Dieu éternel ! »

Non seulement elle débute partout dans les mômes

(1) In omnibus in Chr,^ GéL Le sacramentaire grégorien n'a pas le premier in.

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termes, mais partout aussi elle est précédée d'un invitatoire en forme de dialogue, entre Tofficiant et les fidèles :

« Le Seigneur soit avec vous ! — Et avec votre esprit ! — En haut les cœurs ! — Nous les tenons élevés vers le Seigneur. — Rendons grâces au Seigneur notre Dieu ! — Cela est juste et mérité. »

Cette prière forme une des parties essentielles de la messe , mais on la rencontre aussi dans beaucoup d'autres actes liturgiques, dans l'ordination, la consécration des vierges , la bénédiction des fonts baptismaux, etc. En grec,. la prière eucharistique usitée à la messe porte le nom spécial d'anaphora. La langue liturgique latine n'a pas de terme analogue. L'anaphora romaine porté deux noms correspondant chacun à l'une de ses parties. On appelle Préface {praefatio) la partie de la formule qui précède le chant du SanctuSy Canon [Canon actionis ou Actio) celle qui le suit. Dans les livres gallicans la préface est appelée de divers noms, Contestation Illatio, Immolatio (1).

Ces trois modes de prière donnèrent lieu , d'assez bonne heure , à la rédaction de formules , que Ton finit par grouper dans des livres spéciaux , appelés euchologes en grec, et, en latin, livres des sacrements (2). Cependant ces livres , à l'usage spécial du prêtre ou de l'évéque officiant , ne comprenaient pas la partie du diacre. Celui-ci devait savoir sa litanie

(1) On distingue aisément , dans Tanaphora, certaines parties essentielles qui se retrouvent dans toutes les liturgies. Outre la préface et le SanctuSy on trouve toujours le Récit de la dernière Cène^ puis VAn&mnèse et VEpiclèse, dont il a été question plus haut, p. 60.

(2) Conciles de Garthage de 397 (can. 23) et de 407 (Cod, can. eccl. Afric, c. 103) ; Gennadius, 68, 79, 80; Liber pontificalis (Gélase), t. I, p. 255; Grégoire de Tours, II, 22. C'est probablement un livre de sacrements qui est désigné , dans une charte de Tannée 471 , par le terme de cornes {Liber pont,, t. I, p. cxlvii a).

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