‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 105 sur 519 · CAN VA · texte numérisé non relu

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dit saint Augustin, que le vieil homme est figuré par les Cantiques de l'ancienne loi et le nouvel homme par ceux de l'Evangile. « C'est pourquoi, continue-t-il , pous chan-

■ tons les derniers plus fréquemment que les

■ premiers. «Le cardinal Bona ditqu'Amalairo Forlunat a expliqué les raisons pour lesquelles tel Cantique est chanté en tel jour préférablement à tout autre. Mais il ne veut pas les faire connaître parce qu'elles lui paraissent arbitraires. Nous recueillons, en cette circonstance, quelques paroles du savant lilurgiste sur les explications mystiques d'Amalaire Fortunat, qui peuvent s'appliquer à plusieurs autres auleurs : Odienim, ut verum fatear, lias ingenii lascivienlis fxturas, née placent allegoriœ nisi sacrarum lit 1er arum au r ton taie cunfirmentur. Ulrumque vitiosum est : et omnem spernere allegoriam, et nimium illis insistere et facere ingenium suum Ecclesiœ sacramenta, ut loquitur divus Hieronj/mus scribens de Origcne. • A dire vrai, je ne

■ m'accommode point de ces productions « d'un génie qui se permet de ces écarts ca^ « pricieux. L'allégorie ne me plaît que lors- * qu'elle est fondée sur l'autorité des saintes « Ecritures. C'est un abus sans doute de mépri- « ser toute allégorie , et c'en est un aussi d'en « trouver partout, et de faire de son génie « particulier une sorte de symbole sacramen- « tel, comme dit saint Jérôme en parlant « d'Origène. » Ces deux extrêmes sont personnifiés, il faut l'avouer, dans Durand de Mende et dans Claude de Vert.

Outre les sept Cantiques de l'Ancien Testa» ment adoptés pour l'Office de Laudes, savoir: les de u x de Moïse, celui d'Anne, celui d'haie, celui du roi Ezcchias, celui d'Habacuc, et celui des trois enfants dans la fournaise , le Bréviaire de Paris a plusieurs autres Cantiques spécialement choisis pour les fêtes. H faut convenir que ces fragments d'Ecriture sainte pris dans divers endroits de la Bible ne sont point proprement des Cantiques.

dans le sens que l'Eglise donne à ce terme. Le Rit romaio s'en est jusqu'à ce moment tenu aux sept Cantiques donl nous venons de faire mention.

Le cardinal Bona dit que les Pères distinguent les Psaumes des Cantiques, en ce que tes premiers sont chantés avec accompagnement d'instruments, tandis que la voix seule est employée aux seconds. Aujourd'hui, du moins en ce qui concerne les Cantiques évangéliques, la coutume contraire est en vigueur

Pendaut le chant de ces derniers, le chœur et le peuple se tiennent debout comme pendant l'Evangile, et cet usage est de la plus baule antiquité, il est même à remarquer qu'en certains diocèses on sonne les cloches pendant le Magnificat , pour environner d'une plus grande solennité le chant de ce Cantique, et pour inviter les fidèles absents ù se Joindre à ceux qui assistent à l 'Office. 11 en est de même, en quelques Eglises. ponr'lo chant du Benedictus.

Le nom de Cantique est donné à une poésja en langue usuelle, et dont le sujet est reli -,

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