‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 112 sur 519 · CEINTURE · texte numérisé non relu

CEINTURE

On no saurait la placer au rang des ornements proprement dits. L'usage en est dû à la nécessité de serrer l'aube afln que son ampleur ne devienne pas incommode. Telle rsl la destination que lui assignent plusieurs liturgisles, et entre autres Raban-Maur. Sa position la plus convenable n'est donc point sur l'estomac, mais autour des reins. La prière que le prêtre récite en la prenant fait évidemment allusion à cela. Il en est de même dans toutes les Liturgies. Nous n'entrerons point ici dans de longues et inutiles discussions sur les diverses sortes de ceinture». Nous dirons seulement que la ceinture semble être exclusivement devenue un ornement épiscopa!, et que les simples prêtres se servent de cordons. Nous ne connaissons aucun règlement qui les assigne spécialement aux pontifes. Nous pensons même que le simple cordon est une tolérance en faveur des Eglises et des prêtres pauvres. On trouve dans certains Rituels, et notamment dans celui de Toulon, le nom de ceinture dans la catégorie des ornements sacerdotaux.

La ceinture est en soie blanche, de quelque couleur que soit la chasuble *• pourtant la Congrégation des Rites approuve les cordons decoulcur :ellee>lornéeaux exlrémitésd'une frange de soie, rt même d'or et d'argent. Le cordon peut être de toute sorte de tissus, ter* miné par des glands; mais nous devons improuver les cordons de plusieurs couleurs, qu'il n'est pas rare de trouver dans les campagnes. Les convenances disent que la ceinture et le cordon sont de la couleur de l'aube.

11 parait néanmoins consacré par l'usage que le diacre et le sous-diacre se ceignent d'un simple cordon et non d'une ceinture.

La signification mystique de la cein/ure est la chasteté, qui doit surtout briller dans un ministre des saints autels.

La raison qui a fait adopter la ceinture sur l'aube est la même pour la soutane. Aujourd'hui, il est vrai, les soutanes n'ayant plus l'ampleur des anciennes qui n'avaient point de taille, la ceinture n'est d'aucune nécessité. Cependant elle constitue une partie importante du costume ecclésiastique ; elle est, au gré de celui qui la porte, en soie, en laine, en poil de chèvre, etc.; néanmoins dans les séminaires, le plus souvent, pour une raison qu'il est inutile d'exprimer, elle est en laine.

Los évéques ont la ceinture violette garnie de glands de soie verte et or. 11 est d'usage en France que les prêtres nommés à un évéché portent la ceinture noire garnie des glands dont nous venons de parler; ils ne prennent la ceinture violette qu'à leur sacre.

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