CHARNIER
En plusieurs églises et notamment dans celles de Paris on appelle ainsi des espèces do chapelles ou salles qui servent aux catéchismes ou de décharge pour divers objets. C«* nom ne semble pas d'abord convenir 4 la destination de ces emplacements plus ou moins spacieux. Mais lorsqu'on interroge l'antiquité, l'clymologie en devient claire. Durand de Monde parle de certaines voûtes adhérentes aux églises et dans lesquelles on déposait avec respect les ossements extraits des fosses du cimetière qui en était voisin. Les pluscélèbres charniers de Paris étaient ceux qui environnaient le cimetière des Innocents sur le sol duquel s'élève aujourd'hui le grand marche. On y enterrait aussi quelquefois, et celte sépulture était honorable un peu moins que celle failedans l'église cl plus que celle qui avait lieu dans le cimetière. Il n'existe plus de charniers proprement dits auprès des églises depuis qu« les cimetières ont été, surtout pour la ville de Paris, placés a de grandes distances de» églises paroissiales. Néanmoins, par analogie, on appelle du nom de charnier, une salle de catéchisme ou de confrérie ménagée auprès d'une église moderne. ( Voy. les articles cruETifinB, SACaisTia, etc.)
CHASSE [Yoyex CHAPEiutl
5H LITURGIE CATHOLIQUE
jeûne ou pondant l'Avent. Un Concile de Mayence tenu en 742 assigne la chasuble aux prêtres et aux diacres: ce qui n'est qu'une confirmation des usages antérieurs. (Voyez Dalmalique et Tunique). Aujourd'hui et depuis plusieurs siècles la chasuble est un babil sacré exclusivement affecté à l'évéque et au un habit ample qVt couvrait tout le corps et le prêtre. Un laïque peut, avec l'autorisation con-