CLOCHETTE
Après avoir parlé des clnrhes qui envoient nu loin le signal de l'Office divin et de la
ce cardinal établit l'usage de la sonnette, au moment de l'Elévation, en 1203, et que plusieurs Synodes d'Angleterre ordonnèrent la même chose. Plus tard on a introduit la cou* lume de sonner au Sanctus et au commencement de la Messe. Quant à ce qui regarde l'Elévation qui précède le Pater, cet usage a commencé a Paris vers le seizième siècle. Selon le Rit romain, on ne sonne pas en ce moment. Le père Lebrun ne dit pas un mol de la clochette sonnée au Domine non sum dignus du célébrant. Cette pratique est trèsûc la nourriture, et toujours une grande utile pour avertir les fidèles qui doivent comartie de la population s'unissait à eux pour munier de se présenter en ce moment à la
table sainte, ou même pour avertir les assistants de s'unir en esprit à la communion du prélre, lorsqu'il n'y a pas de communion du peuple. Il serait, comme on le pense, assez peu important de rechercher l'époque précise où cette pratique a été inaugurée. Dès que la clochette a été sonnée pour annoncer l'Elévation, il était naturel qu'on l'employât pour signaler les principales parties du saint Sacrifice. Il est des églises où on la sonne au moment où le prélre donne la Bénédiction, à la fin de la Messe :à plus forte raison on en fait usage, lorsque celte Bénédiction est donnée avec le saint Sacrement.
Autrefois, quand les papes se faisaient, précéder par la sainte Encharislie dans leurs voyages, la mule blanche, sur laquelle le saint Sacrement était porté, avait au cou une sonnette de vermeil. Ces clochettes portaient le nom de tintinnabula papalia et imperialia. Pierre Amclius^ en parle dans sa description du voyage de Grégoire XL élu en 1370. Aujourd'hui encore, dans les Processions qui se font à Rome, la croix est précédée d'un clerc qui agite la sonnette, pour prévenir les fidèles qu'ils doivent rendre honneur à l'image de Jésus-Christ crucifié. Cette sonnette est suspendue à une petite machine dorée sur laquelle sont peints les emblèmes et les armoiries de la basilique, dont le clergé marche proccssionnellement.
Il existe un décret de la Congrégation des Rites, en date du 7 mars 1681, ainsi conçu : In Pfocessionibus candelarum, palmarum et
prière, nous «levons dire quelques mots sur similium quœ finnt per ecclesias sine sanctis-
les cloches moindres qui marquent certaines parties du service religieux, et auxquelles on donne le nom de tintinnabulant, campanula, sonnette ou clochett". Albéric, dans sa Chronique sur l'année 1*200, dit que l'usage de sonner la clochette dans l'église, au moment de l'Elévation, fut institué par le cardinal Cuido, légat en Allemagne en 110'». C'est a loi pareillement qu'il faut attribuer l'introduction de faire précéder d'une sonnette le prêtre portant le saint viatique aux malades. Oc Cologne, où ce cardinal faisait sa résidence, là coutume se répandit dans toutes les contrées catholiques. On a cependant attribué celle pratique au pape Grégoire IX, en 1259; mais il est probable que ce pape sanctionna de son autorité ce qui avait été établi par le cardinal Guido ou Gui. Césairc
simo sacramento, non est pultanda campanula ad élevât ionem sanctissimi corporis Christi in Mista prirata : quod sipulsetur et advertatur élevât io, lune genuflectendum est a transeuntibus utror/ue genu ante atlare, ubi Missa ce— lebmtur. Cette règle, qui n'est pas généralement connue, est néanmoins susceptible d'une fréquente application dans les églises qui ont un nombreux clergé. Ainsi à Paris, on il est rare que la Procession qui précède la Grand' Messe ne passe point devant un autel où l'on célèbre le saint Sacrifice, le clerc ne doit point agiler la sonnette pour l'Elévation, au moment où la Procession défile devant ce même autel. Si d'après la règle précitée, la clochette donne le signal de l'adoration, les membres du clergé doivent interrompre leur marche el se mettre à genoux. Si la clochette
d'IJcslerbach, cité par le père Lebrun, dit que n'avertit pas, la Procession est censée igno-
m col
rer que le célébrant est an moment de l'Elévation, et continue sa marche.
A Saint-Pierre de Rome, lorsqu'on montre aox fidèles les insignes Reliques de la basilique, on sonne «les clochettes destinées à cet usage. Le pape Nicolas V, à la fin du quatorzième siècle, fit fondre, exprès pour cette circonstance, trois clochettes.