‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 190 sur 519 · tem-baisnbdotu* o»lu velul proprlan · texte numérisé non relu

tem-baisnbdotu* o»lu velul proprlan

Hic ronstructn Chris! i lemplo, Verbo docet et exempta, Coruscai miraculis.

Turbn crédit, error «dit, Fides creerit et clarescii Nvmen Uiili pratsuli*.

His auditis, fit tnsami* Inimilb Dowilianus

Qui r«iiorem animarum, Fide, »iia, slgnts clarum, Trahaladr-

lofliguolur sent pana;, Plagra, earcer et caiena? ; Caïasiam, lectum forrcuiu Et astuin viodl igucuia.

ftrece donul feras tracea, Sedal rogutn, perfert cru ce*, Post clavos et i-alibulum Tnuuialus ad ergasluluin.

Seninre «elebranle Missaai, lurba circumstante Chnstus ades, coiniiatite Coclesti frequeiitia.

Specu clausum carcerall Gmsolalur el vitali Paue cibat imworiali roKHiaitduai glora.

Pnxltt martjr confiiettrrtis Sub Si'ctiri slal securua Péril liclor, slcque Victor Consunimaïur gbdio.

Se cadarer mox erexil Truacus truncum capul vexil Quod ferentem hue dire ï it Angeloniin legio.

Tarn pnedara paasio Kepleai nos gaudio.

Amen.

Telle est celle séquence dans le Propre de l'Abbaye de Saint-Don ys ; elle y était ainsi chantée en grec et en latin. Nous allons indiquer d'abord quelques variantes entre ce texte et celui du Missel romain de 1631, dont nons avons parlé. La Prose, dans celui-ci, porte pour auteur : Adam de Sancto-Victorc, en léle.

La sixième stropho y est ainsi conçue :

Sed istum pnecipue Recoin a*>idue,

L'auteur s'y adresse plus directement, par ,»an Tocalir, à l'Eglise abbatiale.

LrronoiR.

Après la huitième strophe, la séquence du susdit Missel en met deux qui ne se retrouvent pas dans celle de celte abbaye.

Hic erroraoi curaulu* F.l nmuis tfiurcilia, tflc iufeltx |K>pulus, Gaudens idololatria.

Adnrabat idolom Fallads Mercurii, Sed vieil Diatx)lum Fide» Dionjsii.

Celle pcinlure de l'état affreux dans leqnel était plongée la ville de Paris, méritait, à noire avis, d'être conservée. Plusieurs écrivains anciens parlent de l'idole de Mercure, qui était en grande vénération à Montmartre ; ce qui détruirait l'élymologic païenne de Mont Martis, et resliluerail à cette moni;igne la véritable origine de son nom, Mont Martyrum, le Mont des Martyrs. Au reste, celle-ci n'est pas raisonnablement contes* table.

La dix-huitième strophe de la Prose que nous avons transcrite, cl qui est la vinglièmo dans celle du Missel de 1631, porto celle contexture dans la dernière :

Se cadarer moi erexit Truucus truncum caput vciil, Quo ferenle hoc diresil Angeloruoi cuucio.

Celle-ci se traduit : c Le cadavre se releva « aussitôt, le tronc porta la léle tranchée, « et celui-ci, quo, portant la téle, ferente m hoc, l'assemblée des anges le guida. » La strophe de la Prose ci-dessus, transcrite, devra ainsi se traduire : a Le cadavre se relem va, elc. , et la légion, ou une légion d'an- « ges, guida vers ce lieu , Hue, le tronc « portant cette léle abattue. » Cette seconde version convient exclusivement à l'Eglise abbatiale. Partout ailleurs, la dernière slro-

She peut être chaulée , puisqu'elle ne spécie aucun lieu. Dans le deuxième volume des Institutions liturgiques , récemment publié, nous lisons : Quo ferentem hac dirait angelorum concio. Nous ne savons en quel endroit son érudit auteur a lu cette version, mais elle ne nous parait pas aisément explicable. Nous parlons du miracle dans l'article Légende, et dans celui de Phose.

Les nouveaux Missels de Paris, depuis plus de cent cinquante ans, présentent la même Prose modifiée. Nous avons parlé d,e la première strophe ; après Exulttt Ecclesia, au lieu de Glorietur G allia, on a mis Dut» triumphat Gallia. Le changement ne nous semble pas heureux. Glorietur Gallia est , croyons-nous, plus poétique, él s'il était permis d'employer le langage du jour, 11; a ici plus de spontanéité el d'enthousiasme; la seconde est pareille à l'ancienne; la troisième est ainsi conçue:

Dies feslus agitur Quo irium recolitur Mariyruiu Victoria.

Il y a donc ici changement complet; il n'est pas blâmable, s'il est vrai, comme ou l'a toujours pensé , que la strophe Spécial* gaudio gaude felix concio, est adressée nominativement à la communauté de Sairrt-Denys.

(SeiMe.)

UTURGIfc. C\TI10LIQrf:

Fntre la sixième et la septième strophe de la Prose transcrite, les deux strophes que nous avons Tait connaître ne se trouvent pas dans la moderne; la onzième, où il est parlé de Domilicn , devait être modifiée , conformément au système de distinction entre deux Denys. Au lieu de Jmmitis Domitianns, on lit : Imperalor inhumanus. Celui-ci est Dèce. Les treizième, quatorzième, quinzième et seizième strophes sont nouvelles, excepté la moitié de la treizième :

InfliguiUursenl nœnae, Ftagra, carcer douteuse Invicia sed coiwuniia Tonne nia vlncil omoia.

Reconlauis emensorum ForUs atlileta bbonim.

Per nova gaudeus pra.Ua jfUerna quxril praeuita.

Iinmolati vir bcatim Agiii carne saginaluc Et i rx'woti roboratus Adcertamen numine,

Quam sermon? nra-dicavil Mille siguls quant prcbavil H a ne signare festiuavil Fujo lldeiu sanguine.

On e voulu éviter de mentionner le supplice du feu par lequel la tradition grecque fa. t mourir saint Denys l'Aréopacilc, et surtout le même supplice que la Légende romaine fait endurer à ce saint, non point à Athènes, mais à Paris, et dont il sortit victorieux. Enfin, l'avant-dernière strophe, qui représente le martyr portant sa léte, cil remplacée par celle-ci qui rapporte le martyre des saints Rustique cl Eleulhère:

Administré qui sacr^rum Conaorles fluni laburtuu

Coiisecrjuiur,

Coronaulur, L'no très marlyrio.

On voit combien de remaniements la séquence d'Adam de Saint-Victor a subis.

Telle qu'elle existe, elle n'est pas dépourvue de beauté. Nous avons souvent entendu censurer le style de celte Prose par des personnes qui ne connaissaient pis du tout l'ancienne, cl comme c'était princ ipalement sa naïveté que l'o.i dépréciait, il es l très -probable que l'œuvre complète d'Adam de Saint- Victor ne trouverait pas des éloges dans leur bouche.

On sait que saint Denys est non-seulement regardé comme le patron de Paris, mais encore comme celui de toute la France. On attribue à sa puissante intercession auprès de Dieu le bonheur qu'a eu ce royaume de conserver le dépôt sacré de la foi dans sa pureté. L'hérésie calviniste, qui prit une si grande extension, en France, au seizième siècle, n'y est plus aujourd'hui, en réalité, qu'un fantôme qui tenu incessamment à s'éclipser tout à fait. Le jansénisme est à peu près anéanti. Durant la dernière persécution, l'rgise de France, dans ses évéques et ses prêtres, a vu se reproduire la générosité des premiers martyrs, et l'apostasie n'y a été qu'une exception minime. Son attachement a l*Rg lise-mère no s'y est jamais démenti; cl

nous disons ailleurs qu'au milieu des varietés liturgiques presque sans nombre qui, au remier aspect, sembleraient devoir affailirson union avec Home, la chaire de saint Pierre y est toujours considérée comme If foyer de la paternité catholique. Après Dieu et Marie, il est bien permis d'en bénir le glorieux saint Denys. Nous parlons del'oriflamiuu dans l'article bannière.

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