DIACRE
Le noro'employé pour désigner cet ordre en fait connaître la nature: diaconus, diacre, dérivant du grec , qui esl la même chose que ministre, serviteur. Le diaconat est d'in» slitution divine, et n'est inférieur qu'à la prêtrise et à l'épisropat. Aussitôt après l'ascension de Jésus Christ , les apôtres ordonnèrent sept diacres pour les aider dans lee fonctions multipliées de leur ministère. On sait que le premier martyr, saint Etienne, était diacre de l'Eglise de Jérusalem. Longtemps encore après que la chaire de saint Pierre eut élé fondée à Rome, il n'y eulqu'nn seul diacre dans cette grande Eglise. On adopta ensuite l'usage qu'on avait vu pratiquer à Jérusalem, et on établit d'abord sept diacres, puis quatorze , et enfin dix-huit.
\\ faut distinguer dans le diaconat dcui sortes de fonctions : celle» de l'Ordre et celles que la discipline de ces temps-la leur attribuait.
En vertu des fonctions attachées à leur Ordre, les di'irrc* lisaient l'Evangile à l'é» glise, présentaient au célébrant le pain et le vin qui devaient être consacrés, maintenaient la décence dans les assemblées, et gardaient la porte par laquelle les hommes y entraient. C'étaient eux qui renvoyaient les pénitents et les catéchumènes avant la Messe d s fidèles, instruisaient ceux qui demanda ient le baptême, et même le leur conféraient par ordre cl en l'agence de l'évéque. lis distribuaient également le pain eucharistique, et le portaient aux malades.
Les autres fonctions des diacres consistaient à administrer les revenus de l'b'gli-e , à prendre soin des pauvres, dont ils tenai ut des listes exactes, et auxquels ils distribuaient les auii.ôues des fidèles. Le logement des étrangers envers lesquels on exerçait l'hospitalité les concernait. Les éréques se reposaient sur eux d'une infinité de soins, et i.'s les regardaient comme leurs pren irrs ministres; quelques diacres ont élé même chargés de représenter des évéques dans les Conciles. 11 n'est donc pas étonnant, qu'investis d'une si haute confiance , ils eussent enfin pris le pas sur les prêtres, et l'abus élail tel que saint Jérôme crut devoir se récrier avec zèle, cl prouver que le sacerdoce élail supérieur au diaconat. Il reste encore quelques vestiges de celle discipline, dans les litres d'archidiacre et de cardinal-t/uirr*. qui élèvent celui qui en esl revêtu au-dessus des simples prêtres, et même, pour le dernier titre, au-dessus des évéques. A«m:,