DI.V
dans les cathédrales oui sont en même temps
Saroisses . le chanoine-curé porte le titre 'archi -prêtre, et est cependant inférieur au »icaire général, qui a le titre à'archidiucre.
Terminons par un passage d'Isidore dans lequel nous verrons que les anciens exaltaient singulièrement le diaconat : Sans les diacres, te prêtre n'a qu'un nom et n'a pas une fonction ; car de même que le prêtre consacre, le diacre dispense le sacrement. Celui-là sanctifie les oblationt, celui-ci dittribue ce qui a été tanctiflé. On peul lire dans Commodim, unique diacre de Rome, sous saint Sylvestre, pape, les vers dans lesquels il retrace les prérogative» et les devoirs du diaconat.
Le sujet qui doit être ordonné , lorsqu'il réunit toutes les qualités exigées par les saints Canons ; l'âge, qui est celui de yingttmis ans, la bonne conduite et une science suffisante , est présenté au pontife par l'archidiacre. Celui-ci témoigne qu'il s'est assuré de la capacité du postulant, et le pontife, remerciant le Seigneur, dit au clergé et au peuple que le présent sous-diacre va être élevé au diaconat, et que si quelqu'un a un reproche à faire au postulant, il ait à se lever. En effet, un silence de quelques instants est observé. Il est vrai que ce n'est ici qu'un souvenir de l'ancienne discipline; alors on consultait réellement le clergé et le peuple. Mais aujourd'hui on s'est assuré d'avance du mérite de l'ordinand. L'évéque trace ensuite, au nouvel élu, les fonctions qu'il devra remplir; et enQn , lui imposant les mains : Recevez le Saint-Esprit . lui ditil, pour avoir la force de résister au diable et à tes tentations. Il lui donne ensuite l'étole, la dalmatique et le livre des Evangiles.
Les fonctions ordinaires du diacre sont de servir le prêtre à l'autel, en qualité de son premier ministre. Il se tient à sa droite, chante solennellement l'Evangile, verse le vin dans le calice, et renvoie les fidèles lorsque la Messe est terminée. Extraordinairement, et avec une permission expresse de l'évéque, il peut administrer le sacrement de baptême et prêcher. La seconde fonction lui est plus communément permise que la première.
Chez les Grecs, l'ordination du diacre se fait par l'imposition des mains , sans la porrection du livre de l'Evangile. L'évêque lui met entre les mains un éventail fait en forme de chérubin à six ailes, et une des fonctions de son ministère est de s'en servir pour chasser les mouches de l'autel. Le diacre arménien reçoit un instrument à peu près pareil, mais il est garni de clochettes dont le son se marie au chant des choristes et du prêtre ; c'est le quéchouez (voyez ce mot).
Dans l'Eglise Occidentale, les prêtres remplissent fort souvent les fondions du diaconat, à la Mesfe solennelle. En Orient, cela n'arrive jamais ; on le regarderait comme une dégradation de la prêtrise. Le diacre grec est obligé de communier à la Mcmc , aussi bien
DU Jfti
3ue le célébrant, et celui qui Le le peut s'absr ent de son ministère cl se fait remplacer. Enfin, dans l'Eglise Orientale, le diaconat est un état fixe comme celui de prêtre et d'évéque, et l'ecclésiastique qui en es} revêtu, passe souvent sa vie dans cet Ordre, à moins qu'il ne soit promu à la prêtrise, quand le besoin le demande, comme le prêtre à son tour est promu à l'épiscopat.
Les diaconesses étaient, dans la primitive Eglise, des veuves et quelquefois des vierges
Sjui étaient chargées de remplir à l'égard des emmes une partie des fonctions que les diacre* exerçaient envers les hommes. Ainsi, elles, visitaient les pauvres et leur donnaient des secours pris du trésor dont les diacres étaient dépositaires. Elles s'occupaient d'instruire les catéchumènes de leur sexe, les, présentaient au baptême, les dirigeaient pendant quelque temps dans la vie chrétienne. La porte par laquelle les femmes entraient q l'Eglise leur était confiée , et dans le temple elles veillaient au maintien du bon ordre qui devait être gardé par les personnes de leur sexe. Leur réception se faisait par l'imposition des mains, de même que l'ordination du diacre, sans que jamais on ail regardé celle cérémonie comme une consécration sacramentelle.
Sous le pape Jean XIX, an onzième siècla, on ordonnait encore des diaconesses, dans l'Eglise Occidentale. Cet usage avait été deouis longtemps aboli en Orient, à l'époque donj nous parlons.
VARIÉTÉS
En plusieurs Eglises de France, telles que Vienne. Lyon, Tours et quelques autres, aux Messes annuelles, l'archevêque était assiste par sept diacres, a l'imitation de ce que nous avons dil au sujet des sept diacres de Jérusalem et de Rome.
On trouve dans les anciennes Liturgies des prières nommées Diaconiques, parce qu'4 la Messe, après le Kyrie, le diacre les chaulait. C'étaient des Litanies oùl'on priait pour tous les besoins de l'Eglise, pour le pape, les évoques et toute la hiérarchie, les monar ques, etc. Le Chœur répondait à ces prières parles paroles : Oramus te. Domine, Seigneur, nous vous prions. Rien ne ressemble plus de nos jours aux prières diaconiques que les invocations qui terminent les Litanies des Saints.
Aujourd'hui encore celle cootume est suivie à Milan, le premier dimanche du Carême. A chaque demande chantée par le diacre, lu peuple répond : Domine miserere, Seigneur, ayez pilié.
L'élole dont nous avons dit que l'évéque revêtail le diacre, est le symbole de sa dignité; et depuis le quatrième siècle, le diacre seul, le prêtre cl l'évéque peuvenl la porter; mais le diacre la met transversale" ent de l'épaule gauche sous le bras droit, dans toule cérémonie où il doit eu être revélu. Le diacre maronite met l'élole sur l'épaule gan-
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LITUHGIE CATHOMQLE.
rhe , mais elle n'est pas rattachée sous le bras droit, cl les deux bonis pendent, l'un devant, l'autre derrière.
Du reste, on voit dans plusieurs images anciennes, entre autres par une figure qui représente le diacre saint Vincent, que ces ministres portaient en ce lemps-là l'étule comme les prêtres. Il est certain qu'outre la convenance qui se trouve à distinguer le diacre du prêtre, le premier porte l'élole rasous le bras, afin qu'elle ne le gêne
tolidiy qui serait celui qui est nommé Dùnanche. Mais pourquoi ce premier jour fut-il appelé par excellence le jour du Seigneur? Il élail commun dans la primitive Eglise de désigner par le nom de dits Dominieui le jour de la résurrection de Jésus-Christ. C'était par excellence le jour du Seigneur, parce qu'il avait prouvé d'une manière éclatante la divinité de sa mission. De ce jour, le plus auguste et le plus solennel des jours , tous les premiers jours de la semaine lirèient i'nl dans7 l'exercice de ses fonctions auprès insensiblement leur nom ; mais déjà du temps
même des apôlrcs cette dénomination était consacrée par eux. Ou peut s'en convaincre par le premier chapitre de l'Apocalypse, vers. 10: Fui in spiritu in Dominica die: « Au jour du Dimanche ou du Seigneur ie fus a inspiré, par l'esprit . etc. » Il est vrai que saint Justin dans son Apologie emploie l'expression païenne : Vie qui Solis dicitur , omnes qui in oppidis tel agris morantur unum in locum cunveniunl. a Au jour, qu'on appelle ■ du Soleil, tous ceux qui lu bitent les bourgs « et les villages se rassemblent en un lieu. » Mais il faut observer que ce saint parlait à des idolâtres, et qu'il devait employer les termes qui leur étaient connus. En ce même jour, scion saint Justin, on offrait le saint
po
du célébrant.
(V0y« divers articles tt surtout celui ordi-
katiom.)
DICERION.
Selon la Liturgie de Conslairtinople. avant le chant du Trisagion le rélébranl donne sa Bénédiction au diacre en disant : « Vous êtes « (o seigneur) notre Dieu saint à jamais » ; mais si c'est un évéque qui officie, il tient de la main droile, pendant la Trisagion chanté par le Chœur, un chandelier à trois branc h es , et de la gauche un chandelier a deux branches. Chaque branche soutient un cierge allumé : le rhaudelier à deux brandies est le Dicerion; celui qui a trois branches s'appelle
Tricerion. L'évêquc fait d'abord un signe de Sacrifice comme aujourd'hui, et le Ditnancht croix avec1 le Dicerion sur le livre des Evau- des temps apostolique* avait comme celui de
S;iles, puis un autre sur le même livre avec nos jours une éminente prérogative sur (es c Tricerion. Enfin se tournant vers le peuple autres jours de la semaine, il lui donne alternativement la Bénédiction A l'égard de celle coutume obligatoire de avec les deux chandeliers; un pieux symbo- sanctifier le premier jour de la semaine plus lisme est attaché -à ces deux chandeliers: spécialement que les autres jours, nous pour-
le Dicerion figure les deux natures de Jésus- Christ ; le Tricerion représente les trois personnes de la sainte Trinité.
On lit dans les Questions sur la Litwgie des Eglises d'Orient que le sieur de Moléon a jointes a ses Voyages liturgiques une particularité sur ce Kit. Les évéques gre. s, en allant a l'autel, portent le Tricerion avec Jcquel ils donnent la Bénédiction ; mais le patriarche seul, oulre le Tricerion lient de la main gauche le Dicerion : celui-ci serait donc une inarque distinctive affectée uniquement au patriarche. En effet , dans la figure du patriarche Méthodius que le père Lebrun a fait graver dans son ouvrage, ce ponlife tient les deux chandeliers ; cependant le cardinal Bona dit que c'est généralement l'évêque célébrant qui donne la Bénédiction fréquemment, suepè, avec ces deux chandeliers.