‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 20 sur 519 · ADO · texte numérisé non relu

ADO

» il ne put ce dérober à celles de lexcom- « municalion qui le poursuivait partout, « comme faisaient les remords de sa ron-

■ science et le sentiment de son crime.

■ L'heure fatale do sa mort étant venue , et • la sentence de l'Eglise n'ayant pas été rem voquée, il fut enterré sans soin et sans ce- « rémonies dans un lieu écarté. Ses amis et v « ses parents étaient affligés au dernier point

■ de le savoir dans un état si pitoyable, tan-. . dis que les habitants de Hic étaient toutes « les nuits épouvantés de visions étranges. « Ils ne doutèrent nullement qu'elles ne yins- « sent du tombeau de l'excommunié. Ils l ou- . ^rirent donc , selon leur coutume, et y . trouvèrent un corps qui, bien loin d être . dissous ou corrompu, était d'une couleur « vermeille, et faisait voir des veines gon- . liées de sang. Le cercueil était garni de « raisins , de pommes , de noix et d autres « fruits de la saison. Apres avoir délibère « sur ce qu'ils avaient à taire, les caloyers , résolurent d'avoir recours au remède dont , on se sort ordinairement en ces occasions , m c'est-à-dire de démembrer le corps et do m le couper en plusieurs morceaux, pour en- « suite le faire bouillir dans du vin. Cet cx- « pédient fut estimé le plus propre pour . chasser le mauvais esprit et pour disposer « le cadavre à la dissolution. Mais les amis « du défunt , souhaitant que le corps de leur « parent reposât en paix , et que son âme « pût coûter du soulagement, ils obtinrent . du clergé que l'exécution de cet arrêt fût • sursise Ils espéraient qu'une bonne somme . d a rirent leur procurerait la grâce du dé- « funt? signée de la main du patriarche. Tan- « dis que Ton différa de couper le corps , on , écrivit à Constanlinople pour foire lever « la sentence, cl l'on eut soin de recomman- , der, qu'en envoyant l'acte de révocation « ou marquât le jour, l'heure et la minute « qu'il aurait été signé. En attendait I la re- « ïonse.le corps fut mis dans 1 église , les « paysans ne voulant pas souffrir qu il dç- , incurél dans la campagne. Tous les jour, « on disait des Messes et l'on faisait des . prières pour demander à Dieu la d.sso lu- . lion de Ve corps et la grâce du pécheur. « Un jour, après plusieurs Oraisons plu- \ sieurs supplications et plusieurs offrandes.

comme je faisais moi-même le Service, on . entendit tout à coup dans le cercueil un a irrand bruit qui effraya l'assemblée : on . fouvrit en diligence, et l'on vil le corps , dissous et rentré dans ses premiers pnn- . cipes, de même que s'il eut été sept ans en \ U-rre Nous remarquâmes exac ernenl I l'heure et la minute de celte d-ssoljU ion « el l'ayant comparée avec 1 heure et la mi î Suie Tauxqu»lles la rémission du patriar- • che avait été signée, nous les trouvâmes , exactement conformes. » «fouler Le chevalier fticaut ne semble pas ajouter à celait une croyance positive. Quant a nous Coliques , nous ne pouvons pas reg. ^ celle histoire du caloyer grec sel si ai que comme empreinte d'un caractère d authentifié quelconque ; elle prouve seulement que

l'Eglise grecque a conservé jusqu'à ce jour la croyance que. les défunls pouvaient être relevés de l'excommunication par une absolution ou Absoute.

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