EXCOMMUNICATION
La théologie s on upe, sous le rapport dogmatique cl moral, de celte censure prononcée contre los chrétiens rebelles à l'Eglise. Nous n'en parlons ici que pour fournir quelques notions relatives a cel important objel. Disons d'abord que Jésus-Christ lui-même a ordonné de regarder comme un païen et un publirain quiconque n'écoute point l'Eglise, en saint Matthieu chap. 18; ajoutons que saint Paul écrivant aux Corinthiens prononce la peine d'excommunication contre l'incestueux, qui avait scandalisé leur ville, et qu'il ordonne que ce pécheur public soit livré à Satan. L'Apôtre déclare qu'il agit au nom et par le pouvoir de Jésus-Christ. Apcinc l'Eglise se ful-cllc constituée que le pouvoir dont
« ou de ne pas JUre telle choie, et celui-ci « n'ayant tenu aucun compte de mes averlis- « sements; persuadé quo l'obéissance semblet rait n'être d'aucune utilité aux humbles si « l'indocilité ne portait dommage aux rebcl- « les , moi , par l'autorité du Dieu tout puis-
• sanl l'ère cl Fils cl Sainl-Esprit, et par celle « des bienheureux apôtres Pierre et Paul et
• de tous les saints, je l'excommunie par sen « (enec écrite y étant Forcé par son obstiua- « lion, et je le dénonce comme devant être « évité, jusqu'à ce qu'il ail obéi à ce qui lui « est commandé, afin que son âme puisse a être sauvée, au jour du jugement. »
L'anathème, ou excommunication solennelle, a lieu avec un cérémonial beaucoup plus imposant. L'évéquc en aube, ami et. étole et chape de couleur violcllc, la mitre en tétr, est assis sur un fauteuil , devant le grand autel, ou bien . selon la circonstance , sur une place publique. Douze prêtres revêtus de surplis l'environnent tenant en main des cierges allumés. Le pontife prononce l'anathème par une longue formule, dans laquelle il déclare que l'excommunié a élé souvent averti de rc—
Notrc-Seigncur l'avait investie fut exercé par venir à résipiscence, mais que toutes les adellc, surtout contre les hérétiques qui déchi- monestations ont été infructueuses, et qu'enraient son sein. Plus lard il se forma un céré- fin l'Eglise instruite par les enseignements monial par lequel le chrétien indigne du nom divins que l'on doit retrancher du corps des d'enfant de l'Eglise fut chassé de la société fidèles tout membre pourri qui serait dans le
spirituelle jus |u'à ce que revenu à de bons sentiments il lui fût possible d'espérer sa réintégration.
La sentence d'excommunication a été souvent prononcée avec un appareil capable d'imprimer une salutaire terreur dans l'âme de ceux qui en étaient témoins. L'histoire ce
cas de corrompre les autres , elle emploie le fer de l'excommunication. L'anathème se termine par ces paroles : Ucirco eum cum universis complicibus, fautohbusquesuisjudicio Dei omnipotenlis Patris et Filii et Spiritus Sancti et beati Pétri principis Âpostolorum et omnium sanctorum , nec non et mediocritatis
clésiaslique en fournit de nombreux exem- noxlrœ auctoritate. et potestate ligandi atque
pics. Il n'y a jamais eu un l\il uniforme pour toute l'Eglise, en ce sens qu'il n'existe aucune prescription positive de se conformer à celui quo présente le Pontifical romain. Celui-ci, «jui est pourtant le type normal sur lequel I Kglise Occidentale doit se régler, présente la forme de l'excommiini caf ion majeure et de cello qui porte le nom d'analhèinc. L'excommunication mineure n'est fulminée par aucune sentence. Elle est encourue par le seul fait de la participation avec un excommunié. Pour Vexcommumcalion majeure, l'évéquc la fulmine en ces termes : Cum ergo , on dit ici le nom de l'excommunié, primà, secundo, tertià et quartà ad malitiam convincendam légitime monuerim ttt faciat ou bien non faciat, le pontife spéciGc l'injonction, ipte rero mandatum hujusmodi contempserit atiimplere; quia nihil viaeretur obedienlia prodeste humitibus , si contemptus contumacibus non obe$set : ideirco auctoritate Dci omnipolentis Palris et Filii et Spiritus sancti , et beatorum âpostolorum
solvendi in cceto et in terra nobis divimitts collata, à pretiosi corporù et sanguinis Domini pcrceplione , et à socielate omnium c/<nstianorum separamus et a liminibus tanche matris ecclesiœ in cœlo et in terra exctudimus, et excommunicatum et anathematizatum esse decernimus; et damnatum cum diabolo et an~ gelis ejus et omnibus reprobis in ignem œternum judicamus ; don*c à Diaboli luqueis resipiscat et ad etnendationem et pœnitcnlinm redeal , et Ecclesiœ Dei quam lasit satisfuciat ; tradentes eum Satanée in interitum ignis ut spiritus ejus salvus fiât in Die jti'Ucii. Les assistants répondent ; Fiat, Fiat, Fiat.
• C'est pourquoi par le jagement du Dieu « tout puissant Père cl Fils et Saint-Esprit, « et de saint Pierre, prince des apôtres, et de « tous les saints, ainsi que par notre propre «autorité, quelque indigne que nous en « soyions, et par la puissance que nous avons « reçue de Dieu de lier et de délier sur la terre ■ et dans le ciel, nous décrétons l'anathème et Pétri et Pauli, et omnium sanctorum, exigente « l'excommunication contre un tel , ainsi que
ifMtus contumaaa, ipsum excommumeo senptis et tamdiu ipsum vitandum denuntio. donec adimpleverit yuod mandatur, ut spiritus ejus ni die judicii salvus fiât. « Ayant averti un « tel une première, une deuxième , une troit sième et une quatrième fois, en vertu de « mon pouvoir légitime, pour le convaincre » de son iniquité, et lui ayant enjoint de faire
« contre tous ses complices et partisans, après « l'avoir séparé de la participation au corps « cl au sang de Jésus-Christ, retranché de la « société de tous les chrétiens et du sein de « notre sainte mère l'Eglise, tant dans le ciel « que sur la terre; nous portons contre lui « un jugement de damnation en société du • diable et de ses anges, cl le vou-ms aux feux