‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 241 sur 519 · FUNÉRAILLES · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES

Tous les peuples civilisés ont constamment rendu des honneurs funèbres à leurs morts. Cet usage est aussi ancien que le monde, et les peuplades sauvages elles-mêmes ne l'ont

I»as méconnu. Ce sentiment de respect pour es dépouilles mortelles parait inné à l'homme et il n'est que le résultat du sentiment dïminorlalité que Dieu a pareillement placé dans son cœur. 11 ne saurait entrer dans notre plan de retracer les cérémonies des funérailles chez les peuples non chrétiens. On en trouve la description dans les Voyagea et autres écrits de celle nature. Les restes inanimés des défunts ont été et sont encore traités de plusieurs manières. Tout le monde sait que les Egyptiens embaumaient les corps et les conservaient ainsi pendant de longues années. Les Grecs et les Romains les brûlaient et en mettaient religieusement les cendres dan» une urne. Enfin, le plus communément, alors comme aujourd'hui, on enterrait les corps ou bien on les déposait dans une crypte, caveau, etc. pour y être livrés à la pourriture. La religion chrétienne n'admet qne l'embaumement et l'inhumation. C'est seulement de ces deux manières qu'ont use les premiers chrétiens, se conformant en cela à l'usage des Juifs.

La translation des corps au lieu de l'inhumation se faisait en ces temps primitifs du f hristiantsme avec une pompe religieuse. On y portait des cierges, on y chantait des Psaumes et lorsqu'on élait arrivée à l'église, la Messe était célébrée. Puis on distribuait des aumônes et l'on allait au cimetière déposer le corps, le visage ordinairement tourné vers

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