FIN
l'orient. Aujourd'hui encore on obserre le même cérémonial, avec quelques différence» locales. Mais partout le clergé accompagne le corps du chrétien défunt en chantant des Psaumes, des Antiennes et des Répons. On l'asperge d'eau bénite, plus ou moins de cierges brûlent autour du cercueil, et on célèbre pour le défunt le saint Sacrifice, quoique ceci ue soit pas de rigueur. On voit que ce qu'il y a de plus important dans le Rit des funérailles remonte à une très-haute antiquité. On peut lire dans les Mœurs des chrétiens, parFleury,une exacte description des funérailles, dans l'Eglise primitive.
Autrefois et même aujourd'hui, en certains pays, on récitait l'Office des morts en entier, dès la veille de l'enterrement, le corps y étant présent. La Messe se chantait à la suite de Prime. Nous n'avons pas besoin de faire observer que celte Messe n'était point, dans les premiers siècles, une Messe de morts proprement dite comme aujourd'hui: la Messe des Morts célébrée, à peu près, selon le Rit actuel n'csl guère connue que depuis le sixième siècle. Les Orientaux n en ont point de propre pour les défunts et célèbrent, devant le corps, ce qui esl très-rare, la Messe du jour, comme cela se pratique exeptionnellement chez nous aux grandes solennités. Nous lisons à l'appui de ceci, dans saint Jérôme, qu'aux obsèques d'une dame nommée Fabiola, Y Alléluia fut chanté de telle sorte que les lambris du temple en étaient,
Rour ainsi dire, ébranlés. (Voyez requiem.) ou* prions d'observer qu on était, il n'y a pas eucore très-longtemps, d'une rigide exactitude à ne célébrer des funérailles qu'en les accompagnant de la Messe, et si l'on ne pouvait absolument célébrer le saint Sacrifice parce que l'enterrement se faisait le soir, on disait une Meuse sèche. Nous en faisons connaître le Rit aux variétés do l'article
On a toujours fait une différence entre les funérailles des évéques et des prêtres, et celles des simples fidèles. Très -ordinairement le corps des évéquns élait porté par le clergé en plusieurs églises ou monastères de sa ville épiscopale. En chacune on célébrait une ou plusieurs Messes, et puis on le reconduisait dans une autre église où se répétait le même cérémonial. Les Antiennes et les Répons n'étaient pas les mêmes que pour les laïques. Chaque membre du clergé était placé dans sa bière, à découvert, ré vêtu des habits sacrés de son Ordre. Celte touchante coutume est toujours en vigueur dans la plupart des pays catholiques.
Après la dernière Messe, s'il y en a eu plusieurs, il se fait sur le corps du défunt une ou plusieurs absoutes. (Voyez absoute.) Le Pontifical romain marque pour le pape, un cardinal, un évéque dans son diocèse, un empereur ou roi, un grand duc ou bien le seigneur du lieu, cinq absoutes dont chacune esl composée d'un Répons spccisl, etc. Pendant le Pater de chaque absoute l'évêqua qui en est chargé à son tour encense et puis
4c d'eau bénite le corps du
défunt.
Pour les prêtres et les laïques il in y a jamais eu qu" une seule absoute après la Messe, excepté dans des cas pareils à ceux que nous venons d'indiquer. Le cierge, pour l absoute, se réunissait aulourde la bière. Apres que le Répons était fini il y avait autant d'Oraisons qu'il se trouvait de prêtres aux funérailles. Quelquefois m éme. « dorr Dura nu on faisait trois pauses, à partir de la maison pour l'église, et, à chaque pause, avait heu Sue absoute. Après les cérémonies faites dans l'église le corps était porté en terre, vi les prières recommençaient pendant le trajet. On pense bien qu'il nous est impossible d'entrer à ce sujet dans aucun détail à cause de la diversité des Rites en ce qui concerne l'ordre des funérailles. Ce qui nous reste a dire d intéressant à ce sujet trouvera sa place dans le paragraphe suivant.
VA1UKTKS.
Le* enfants morts avant l'âge ; de raison ne pouvant pas être réprouvés de Duu, 1 fcghsc.
semble à ce cérémonial. Le prêtre se contente d'aspe/ger d'eau bénite le corps du défunt dans son tombeau. ,
Les chrétiens ont toujours observe 1 usage immémorial de placer le corps des défunts sur le dos, en sorte qu'ils regardent le ciel, leur véritable patrie, la tête à l'Occident et les pieds vers l'Orient.
Selon Durand , en plusieurs lieux, on met dans le tombeau avec le cadavre, un vase d'eau bénite : « Car , dit-il , les démons se vengent sur le corps de ce qu'ils n ont pu lui faire de mal pendant la vie. »
Le même auteur dit qu'on y mettait aussi de l'encens , des feuilles de lierre, de laurier, etc., l'encens avait pour but de dissiper les mauvaises odeurs. Dans la cérémonie des funérailles, on encense quelquefois les corps, surtout ceux des membres du clergé. Ici eu ne peut être qu'un pieux symbolisme par lequel on veut exprimer la bonne odeur des vertus qui s'exhalait de celui dont on célèbro les obsèques. On y attache aussi une pensée d'honneur et de distinction.
Selon un ancien Pontifical de Sait/bourg, après la dernière Oraison sur le tombeau , l'officiant fait sur le sépulcre un signe do croix , en disant : Bcnedictio Dei omnipolentis. etc. descendu! super hoc corpus. « Que la Rénédiction de Dieu, etc. descende sur ce corps. » Les autres prêtres font pareillement
Sans leurs funérailles, se réjouit. Ustlkw spéciale est composée pour ces funérailles avec une Proso dont le chant est celui du Yictimœ paschali ; elle se trouve dans le Missel de Paris et plusieurs autres. Le Misse
romain «'ZSJ^îléîXïnrï* ïïuto- un signe dcVro'ix sur le * tombeau, en disant : Foi,1" 'y' ent car' celf esTfo^aV SigpL Chrisli sit super te.. Que le signe
de Jésus-Christ soit sur loi. »
On ne se contentait pas , du reste, autrefois, d'un signe passager de croix sur le défunt, mais on ne négligeait jamais de placer une croix de fer, de bois, etc., sur le lieu de la sépulture. Quand la fosse était recouverte d'une tombe on gravait sur celle-ci, toujours, le signe de la croix. (Voyez ciuetièhe.) On a quelquefois placé sur la poitrine des
Èonlifes ensevelis des parcelles de la sainte ucharislie. Ainsi quand on exhuma le corps de saint Udalric , au cinquième siècle, pour Taire la translation de ses reliques, on trouva dans son tombeau, auprès de sa tête, une botte dans laquelle avait été placée la sainte Eucharistie sous les deux espèces. Le Concile d'Auxcrrc défendit de pratiquer cet usage. Quant à une profession de foi que l'on plaçait sur la poitrine du pontife ou du prêtre . en les ensevelissant, cette coutume a cléetest encore, en certains pays, asseï fréquemment suivie.
•MiVnïrlic du cérémonial funéraire. Mais il Chez les Crées, lorsqu'il y a un corps a
SE3SP au ~;" d" *ép ws^^v^.srsj.:
ftilnn «lut îûrs Rites et surtout à Paris, en chantant les Psaumes pcnilenliaux , drs
le SSSrînHetU , 3 «pïKÏÏ. de la terré Hymnes et des Meluiat et en portan d,s
sur la bière en forme de eroix , et dit : Re- cierges ; mais la croix ne marche point a la
lert UuTZvis in mi/rrrem , clc! « La pous- tête du convoi comme selon notre usage. Il
lié ri rede en poussière, son origine, et l'es- est vrai que très-souvent dans les marches
SSŒ qui l'a troc. . C'est religieuses les prêtres portent eux-mêmes à
Evi c ces dernières paroles que s'harmonisait la main une pc «le croix.
ï bien 7e SônV supprimé dont nous venons 11 n'y a jamais eu de règle bien fis rrl.i -
*k parler Le Rit rSmain n'a rien qui res- ti vemeul au jour de I enterrement , aprfe la
11 est d'un usage fort ancien de bénir 1 cndioii delà sépulture ; aujourd'hui, il est vrai qu'on n'enterre guère que dans des cimetières qui ont été bénits, mais, en plusieurs diocèses, le cérémonial veut que 1 officiant bénisse la tombe dans laquelle le corps va <Hre placé. Selon le Rit romain . la fosse n'est bénite que lorsque le lieu n a pas auparavant reçu une Bénédiction Ce dernier Rit indique, pour le .trajet de l 'eg .se au cimetière, l'Antienne si simple cl si loucnanle. In paràdisnm deduennt te angeh, * Que es nn^es vous conduisent au paradis. » Ln pluieurs diocèses on a remplacé ces pieuses paroles humaines par des Répons lires des livres divins. Pour ne parler que de Pans, dans moins de deux siècles , on a change trois fois ce Répons. Celui qui commence par les mots : Qut dormiunt in terra pulvere eviqilabunt,* Ceux qui dorment dans la poussière de la terre s'éveilleront,» a paru, pendant près d'un siècle, parfaitement adapté a