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Meures mineures. Les majeures sont la première, la sixième cl la septième, les mineures la deuxième , la troisième, la quatrième el la cinquième. Nous n'avons pas besoin de dire qu'on a affecté ce nombre de sept par respect pour ces paroles du psalraisle: Seplies in die laudem dixi tibi. « Seigneur, sept fois, « ou, à sept différentes fois, j'ai chanté vos « louanges. »
Pour ue pas faire autant d'articles de chacune de ces Heures , nous allons en parler ici selon l'ordre qu'elles occupent dans l'Office.
1* Matines et Laudes. On a quelquefois considéré celle Heure majeure comme réellement composée de deux, cl alors on en compterait nuit ; mais l'usage le plus universel est celui que nous avons adopté; on . prouve que Matines ne sont pas une Heure distincte, par la raison que celle-ci n'a pas la conclusion ordinaire des autres , c'est-àdire l'Oraison et le Benedi camus, mais qu'elle ne fait qu'un seul tout avec Laudes qui se terminent parcelle conclusion. Aussi chez les moines, qui font de Matines une Heure distinguée de Laudes, l'Office Nocturne à une Oraison, ne se dit pas conjointement avec Laudes qu'on sonne à une heure différente.
L'Office de Matines, selon Durand , se fai< sait à trois diverses reprises , dans la primitive Eglise. Le premier Nocturne se chantait à l'heure où tout le monde va ordinairement dormir, le second au milieu de la nuit, le troisième un peu avant le jour, et on avait fini dès que l'aube paraissait , afin de commencer immédiatement les Laudes. Cet Office u'avait point alors d'Invitaloire, car le peuple n'y assistait pas, on n'avait nul besoin de 1 inviter. 11 n'y avait pas non plus d'Hymne, qui n'y fut placée que plus lard; aussi on lui donnait le nom de Vigile, parce qu'on le commençait la veille. On peut facilement reconnaître dans celle antique ordonnance de Matines la discipline actuelle qui le partage en trois Nocturnes, el qui permet de le chanter ou de le réciler la veille.
Chaque Nocturne est composé de trois Psaumcs.de trois Leçons ou Homélies, dont chacune est suivie d'un Répons [Voyez lk-
ÇOSS Cl BÉPONS).
L'Office Nocturne est terminé par le cantique Te Deum , excepté dans 1 Avcnl , le temps depuis la Sepluagésime jusqu'à Pâques cl les fériés , ainsi qu'à l'Office des morts. Ce cantique, disent les liturgisles, est un symbole de solcnuîlé et de joie. C'est pourquoi il est omis dans les temps cklcssus désignés : on dit cependant toujours, observe judicieusement Dom Claude de Vert, à Laudes, qui sonl la continuation de l'Office Noclurnal, les cantiques Benedictus et l'Hymne. 11 est à croire que les temps d'Avenl el de Carême ont couservé plus strictement l'ancien usage, qui n'admettait nulle part dans l'Office le Te Deum. Le verset sacerdotal termine les Nocturnes en tout temps, excepté à la féle de Noe'l, parce que la Messe solennelle est commencée aussitôt après le Te
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Dtttm. Il n'y a point non plus de Verset sacerdotal trois jours avant Pâques, ni à l'Office des morts.
L'Office de Matines est plus proprement appelé Nocturne, tandis que Laudes sont connues dans les anciens auteurs sous lo nom de Matutinœ laudes, «Louanges du ma- « tin ; » mais comme ce* deux parties ne constituent qu'une seule Heure, on a pu lui donner en général le nom de Matines. Aussitôt après le verset sacerdotal on commence Laudes par l'invocation ordinaire : Deus in adjutorium.... accompagnée d'un signe de croix. Ces Laudes ou louanges malutinales sont aussi anciennes que les louanges nocturnes. Isidore, dans son Traité de l'Office, dit que les Laudes sont instituées pour honorer la résurrection de Jésus-Christ. Elles se composent d'abord de trois Psaumes, puis d'un cantique de l'Ancien Testament, cl enfin d'un Psaume. Ensuite vient un Capitule suivi d'une Hymne à laquelle succède le cantique de l'Evangile : Benedictus. Elles sont terminées par l'Oraison de la féte ou férié du jour ( Voyez suffrages et mémoires).
C'est avant le lever du soleil que Laudes devraient être strictement récitées. Le cardinal Bona se plaît à rappeler sa vie monastique, et dit que dans l'Ordre de Clleanx on ordonne les Heures de l'Office de manière
Suc Laudes soient commencées exactement ès que commence à poindre la première aube du jour.
Quoiqu'en général tous les Psaumes contiennent les louanges du Seigneur, on a fait pour Laudes un choix spécial de ceux qui expriment plus manifestement ces louanges. Un ecclésiastique, jaloux de bien entrer dans l'esprit de l'Eglise, peut facilement reconnaître cl admirer celle disposition si édifiante, surlout au dernier Psaume, qui est toujours un de ceux qui commencent par Laudate, ou Lauda : « Louez le Seigneur. • Nous n'avons pas besoin de marquer ici l'heure à laquelle dans les diverses saisons, il est permis de réciler Matines el Laudes dès la veille. 11 faut qu'au moment où commence l'Office, le soleil soit plus près de son couchant que de midi. Il est loisible de ne le réciter que le Icudcinain, mais il faut toujours que Maliues soient dites avant midi.
2* Prime. C'est la première des Heures mineures. Elle n'est pas d'une si haute antiquité que Matines et Laudes. Le cardinal Bona prouve contre plusieurs auteurs qu'elle n'est pas antérieure à Cassien , célèbre solitaire de Bethléem , mort en 433. Après Laudes chantées avant le lever du soleil, on commença, dans ce monastère, de chanter des Psaumes au moment où cet aslre s.ï montrait sur l'horizon. Plus tard on y ajouta, après l'invocation, une Hymne el loul ce qui suit les Psaumes. Le nombre de ceux-ci n'était pas toujours de trois. Le Dimanche, il y en avait cinq et même six dans le onzième siècle, mais le symbole de saint Atlianase • Quicumque, etc.. est récité hPrime, bien a vanl le onzième siècle. Le Capitule, le Uépous bref cl l'Oraison sonl de la primitive insUlu-
lion de celle Heure. Les auli.
accompagnent Prime y onl élé ajoutées par le Concile d'Agde, selon Durand deMcndc. Il y a, sous ce rapport, plusieurs variations dans 1rs diverses Liturgies diocésaines ( Voyez