‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 253 sur 519 · HOSANNA · texte numérisé non relu

HOSANNA

Ce terme appartient à la langue hébraïque, maison l'a un peu dénaturé, car ce serait plutôt Ifotchianna. C'était le cri de joie que

{toussaient les Israélites lorsqu'ils célébraient a fête des tabernacles et par lequel ils imploraient la protection de Dieu. Le sens de cette expression est : Sauvez-nous , je vous prie, ou, Sauvez-nous en ce moment. Quand Jésus-Christ Gt son entrée triomphante dans la ville de Jérusalem , les Juifs Grcnt encore entendre , en son honneur, ce cri religieux. L'Eglise a employé celle vive exclamation, à deux reprises, dans le Sanctus qui suit la Préface. Biais selon les plus habiles lilurgistcs , le premier hosanna s'adresse spécialement à Dieu le Père. Le second à Jésus-Christ,et dans cette invocation, l'Eglise emploie les propres paroles du peuple de Jérusalem, lorsqu'il accueillit avec tant d'allégresse le divin Sauveur.

Du reste les dernières paroles du Sanctus se trouvent aussi dans le psaume 117', 0 Domine, soivum me fnc. Bencdiclus qui venit in nomine Domini. 0 Seigneur , sauvez-moi, ou, Ho«anna.2?<tat soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Les Hébreux appelaient aussi hosanna les branches d'arbre qu'ils tenaient à la main, en célébrant la fête des tabernacles.

On trouve quelquefois le verbe Hosannare ou Ozannare dans le sens de Laudare, Cantate. Nous l'avons remarqué surtoutdans quelques anciennes Proses cl dans certaines formules du Bénédiclionnal gallican.

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