‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 26 sur 519 · AC!H S · texte numérisé non relu

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est dit que celle illustre Eglise n'ajoute pas dona nobis pacem , parce qu'elle est l'image, du ciel où règne une paix perpétuelle. Celle ' raison n'a de mérite que parce qu'elle est mystique. Son Ordo particulier dit formellement que c'est pour se conformer au Rit antique, Ecclesiœ ritu antiguo servato.

Aux Messes des morts, l'invocation Mite-' rere nobis esl remplacée par celle de Dona eis requiem , el au troisième, on ajoute Sfmpiternam. Cet usage est au moins antérieur au douzième siècle. Bclclh en parle comme d'une formule ordinaire.

A YAgnus Dei. autre que celui des morts, le célébrant se frappe la poitrine. Durand de Mendc observe que pendant YAgnus Dei. il y a des prêtres qui posent les mains sur l'Autel, et que d'autres les tiennent jointes ; mais il ne parle aucunement de la percussion de la poitrine Celle percussion est naturellement attirée par les paroles miserere nobis, et elle a dû être préférée aux autres postures des mains. Depuis très-longtemps elle est prescrite par les Rubriques. Cependant, d'après ce principe, on ne devrait pas se frapper la poitrine quand on dit les paroles Dona nobis pacem, si elles ne sonl considérées que comme une allusion à la paix qui se donne en ce moment. L'invoca- \\Qxa Dona eis requiem, « donnez aux morts le a repos, » n'attirant nullement ce gesle, le prêtre pose les mains jointes sur le bord de l'Autel.

YAtlléTÉS.

La Liturgie Ambrosienne n'admet YAgnus Dii... dona eis requiem qu'aux Messes des morts.

La Liturgie Arménienne du dix-septième siècle renferme l'anus Dei exactement semblable eu Rit romain; mais le Chœur tout seul léchante. Il est vrai que c'est une addition au Missel dont se serveul les prêtres catholiques de ces contrées.

Robert, abbé du Mont, attribue à la sainte Vierge l'invocation Dona nobis pacem: Il raconte qu'en 1183 Marie apparut a un bûcheron, au milieu d'une forêt, el lui Gt don d'un sceau qui portail cette inscription : Agnus Dei qui tollis peccata mundi.dona nobis pacem. Elle lui enjoignit de montrer ce sceau à son évéque, et de lui dire qu'un moyen très-^ûr d'obtenir la paix de l'Eglise serait de faire de semblables médailles el de les porter sut soi. Le cardinal Bona, qui rapporte ce trail, dit : Si verax csl liobertus. li ajoute un exemple d'itilerc.alalions qu'il a trouvées dans un vieux Missel :

Agnus Dei qui tollis peccata mundi. — Crimina tollis, aspera mollis, agnus honoris.— Miserere nobis.

Agnus, dc.—Vulnera sanas. ardua plana», agnus amoris. — Miserere nobis.

Aqnus, etc. — Sordida mundas, cuncta f«cundas, agnus odoris. — Miserere nobis.

Mieux vaut mille fois le simple Agnus Dei que cette paraphrase prétentieuse et de mau-

vais uoût

. .. que nous retrouvons dans certains /it/rie, et môme au Sanctus.

Le cinquième Ordre romain est le premier qui parle de VAgnus Dei, chaulé à la Messe pendant la Communion du peuple.

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