‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 314 sur 519 · BI7 MIS · texte numérisé non relu

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dos peuples doit être consulté, parce qu'enfin la Liturgie porte ce nom à cause do peuple, qu'elle a été instituée cl existe pour le peuple, puisqu'on ne peut se faire idée d'un pasteur sans ouailles, sans troupeau : ces considérations sont tellement simples et en métré temps si rapprochées du sens ordinaire, qu'elles restent assez fréquemment inaperçues au premier nspect. La correction dont nons avons parlé, et aussi conforme au Missel romain qu'il était possible, fut opérée de cette sorte, à peu près dans tous les diocèses dont se composait la France à la fin du seizième siècle. Pour ce qui regarde Paris, que nous envisageons avant tout, parce que son exemple a exercé depuis une grande influence sur les autres diocèses du royaume, le Missel de saint Pie V, sauf quoique modification favorable à l'ancien état , rut publié pour l'usage de celte Eglise. Il en existe encore dans les bibliothèques publiques de la capitale un assez grand nombre d'exemplaires pour se convaincre de celte vérité. François de Harlay passa de l'archevêché de Rouen a celui de Paris, en 1671. Après douze ou treize ans d'une administration très-aclive, qui vit s'établir des conférences de morale et se réunir plusieurs Synodes provinciaux, ce prélat s'occupa d'une nouvelle édition des livres liturgiques de son diocèse. Une commission fut nommée pour s'occuper de celle œuvre. Le Missel subit des changements.

Néanmoins la physionomie du Missel de. 1G85 est un portrait assez Gdèle du Missel romain. Tous les Introïts, etc., du Propre du temps y furent maintenus. Ceux des grandes solennités de Noël, de l'Epiphanie, du Jeudi saint, de Pâques, de l'Ascension, de lu Fête-Dieu, de saint Pierre, et de quelque fêles de la sainte Vierge restèrent tels qu'ils sont dans le Missel romain. Certaines festivités furent baissées d'un degré, et le double de première classe de ce Mittel n'y fut plus représenté par Vannueln\ même le solennel-majeur, car saint Pierre fut mis au rang des solennels-mineurs, et la Féle-Dieu elle-même n'y obtint que le degré de solennel-majeur, feslivilé qui, à Rome, est un double de première classe, ainsi que celle de saint Pierre. Les Antiennes du Graduel, de l'Offertoire, de la Communion, n'éprouvèrent que des changements peu notables, ainsi que les Oraisons. On s'y borna purement et simplement aux Préfaces romaines. Le cardinal de Noailles donna, en 1706, une édition du Missel de Paris. Le changement le plus remarquable fut celui qui plaça une fé'e de saint Denys l'Aréopagile, au 3 octobre, ce qui distinguait complètement celui-ci du premier évéque de Paris. Le Missel de Harlay, après avoir repoussé la Légende romaine, qui des deux saints n'en fait qn'un , n'avait pas néanmoins consacré on jour spécial A l'Aréopagile, et le Missel de Nonilles ne laissait plus de soupçon à l'identité. Nons pensons qu'il est encore aujourd'hui permis de les confondre sur l'autorité de la Liturgie de Rome. Ce n'est point ici, du reste, le lien de discoter l'ardoe question qui n'est point encore irrévocablement jugée, cl

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ne ho sera, croyons-nous, jamais complètement.

Nous devons maintenant porter une attention particulière sur le Missel de Paris, publié en 1738 , par l'autorité de Charles de Y intimide, archevêque de celle métropole. C'est ici un pas de géant; excepté l'Ordinaire de la Messe, il n'est presque pas de page qui n'offre nne disparate avec le Missel ro-

L'inanguration du Missel de 1798 changea tellement l'aspect de la liturgie suivie à Paris , qu'il nous semble nécessaire , ou du moins d'une très-grande utilité, de noter avec quelque détail les nombreuses divergences qui séparent ce Missel de celui de Rome, et même notre plan nous interdit d'en présenter un tableau complet et scrupuleux. Nous avons cru devoir y faire remarquer encore en parliculier les convenances du Missel de Harlay avec le romain, en opposition avec celui de 1738.

Pour les dimanches de l'Avent, le Mi*sel de Rome tire tout exclusivement de l'Ecriture sainte. Le système du Rit parisien était donc ici en pleine vigueur ; mais à Paris on voulait autre chose : sur quatre Introïts deux furent éliminés, ceux des second et troisième dimanches. Le Gaudele in Domino de ce dernier ne put trouver grâce : cet Introït sicé èbre, par lequel l'Eglise veul désigner le deuxième avènement de Jésus-Christ dans les cœurs par sa grâce, qui doit les conforter et en bannir la crainte. L'Introït Borate, du quatrième dimanche à Rome, fut mis au troisième dimanche à Paris. Il en résulta que, pour tout l'Avenl dominical, il n'y eut d'uniformité, en fait d'Inlroïls, entre Rome et Paris, que celle du premier dimanche. Quant aux Antiennes, telles que Graduel, Offertoire, Communion, il n'y a d'identiques que les Communions des deuxième et troisième dimanches, cl la moitié du Graduel de celui-ci. On alla chercher loin ce qu'on avait sous lu main, cl qui était consacré, pour ce temps

f»rivilégié, par plus de dix siècles d'immutabiité liturgique. Les Collectes sont les mêmes dans les deux Missels, mais pour les autre» Oraisons, il y a à peu près divergence comme pour le resle. L uniformité rèjçne pour les Epilrei et les Evangiles, excepté l'Epltre du quatrième dimanche, qui dans le parisien a remplacé celle de Rome ! Quant aux Kpltres et Evangiles des fériés de l'Avent, le Rit de Paris en admet, quoique à Rome il ne s'en trouve pas; mais ceci n'était pas une. innovation. Les Missels parisiens, avant même celui de Harlay , en étaient enrichis ; la conservation de ces Epilres et Evangiles était très-plausible. La grande féte de Noël, complément de l'Avent, ne fut pas plus respectée dans le nouveau Missel. De ses trois Introït» relui de la Messe de la nuit fut seul maintenu ; les deux autres, tirés de l'Ecriture dans le romain, furent remplacés par d'autres textes, ou du moins, pour le dernier, par une fusion des deux Introïts des Messes de I aurore et du jour. Le Missel de Harlay avail

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conservé la célèbre Prose de saint Bernard, tuetabundus exultet ; le nouveau remplaça cette œuvre d'un des plus illustres saints français et du monde catholique, par une Prose qui a sans doute sa valeur littéraire, mais dont le compositeur n'atteindra certes jamais à l'illustration du grand abbé de Clairvaux. Le Missel romain n'a pas de Prose pour Noël; mais s'il était permis, comme nous en convenons, au Missel nouveau d*y en conserver une, le choix do l'ancienne ne pouvait être douteux. 11 est vrai que pour 1rs auteurs du nouveau Rit, il s'agissait de remplacer ce qui existait. Les Inlroïts des trois (êtes qui suivent Noël portent l'empreinte du système, et celui de saint Jean est différent de l'Introït romain. H en est de mémo pour le dimanche dans l'Octave et pour celui de l'Octave même. Nous n'avons pas besoin de dire que les autres pièces des mêmes Messes y subirent des réformes.

L'Epiphanie, féte auguste et populaire par son nom des Rois, vil disparaître son Introït: Ecet adtenil dominator Dominus, qui Qt place a celui : Afferte Domino, et on ne conserva du Missel romain que l'Offertoire Reges Tharsis. Le dimanche dans l'Octave , l'Octave ellemême, les cinq autres dimanches, présentèrent une divergence complète. Il est vrai que le Missel romain y répète les mêmes Introït, Graduel, Offertoire et Communion, qui se trouvent variés dans le nouveau Kit. Mais hous avouons que la répétition, par exemple, de l'Introït : Adorait Deum omnes angeli ejus. etc.. nous semble avoir un grand sens pour tout le temps de l'Epiphanie, et nous croyons que ce n'est pas la pénurie des textes bibliques, ou la négligence de les chercher, qui ont motivé cette uniformité. Pour toul le temps liturgique que nous venons de parcourir, depuis la féte de Noël inclusivement, le Missel de 1738 est à peu près conforme au Romain, en ce qui regarde les Epltres et les Evangiles, moins ce qui concerne les mercredi et vendredi, qui dans le Missel romain en sont dépourvus.

Les trois dimanches qui précèdent le mercredi des Cendres, ne présentent de variétés que dans quelques Antiennes des Graduels. Traits, Offertoires et Communions. Il en est •le même pour 1 ? Carême, du moins quant aux Messes du dimanche. Mais les trois premières fériés de la grande Semaine ne purent Obtenir le même privilège : toul y fut changé jusqu'aux Oraisons, moins les Passions et l'Evangile du lundi. 11 n'y eut, en f ût d'EnUros. qu'un changement qui tomba sur le Mercredi saint. Le Jeudi saint eut son Introït changé ainsi que sa Collecte et sa Poslcommunion. Le Graduel, l'Offertoire et ta Communion, subirent aussi leur changement, et il ne resta entre Paris et Rome, pour ce grand jour, que l'Epttrcet l'Evangile uniformes. La grande Semaine, dans le Missel de Harlay, est la reproduction ûdèle du Missel de Rome : c'est une justice qui doit lui être rendue. Quant aux intentions théologiques qui inspirèrent ces changements dans le Missel de Viniimille, nous ne pouvons pas les

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juper; nous croyons qu'elles furent trèsorthodoxes, comme le prélat qui publiait le Missel.

La Messe des présancliGés, dans toul ee

Î|ui précède la Passion, est complètement diférenledu romain dans le Missel de Viniimille, et parfaitement identique dans celui de Harlay. Les Monitions , il est vrai , sont uniformes , excepté l'Oraison pour le roi , dont la Monilion exprime une autre demande dans \c Missel de Harlay. Nous ne pouvons laisser passer cet incident liturgique sans y joindre nos réflexions. Dans le Missel de Harlay on avertit le peuple de prier afln que le Seigneur soumette au roi les nations barbares et qu'une paix constante en soit le résultat. L'Oraison se conforme à ce vœu digne d'un roi trèschrétien et d'un royaume qui se sont toujours montrés pleins d'ardeur et de lèle pour le triomphe de la croix sur les barbares sectateurs de Mahomet, de Brabma, etc. A la place de ces paroles, le Missel de Viniimille demande a Dieu pour le roi la justice du commandement et la fldélité de l'obéissance qui, sanscontredit, sont de précieuses grâces, mais que l'on peut indislinclemcnt demander pour tous les princes de la chrétienté. La Monilion et l'Oraison s'appliquent dans le Missel romain à l'empereur et à l'empire romains. L'application qui en était faite a la France et à son roi par le Missel de Harlay était uti acte de dignité nationale.

L'adoration de la croix ne diffère dans les deux Rites que par l'abbréviation des Impropères dans le parisien. L'Antienne Ecce lignum qui dans le romain est le commencement de la cérémonie, est à Paris placée à la fin dans les Missels de Harlay et de Viniimille. Nous devons féliciter les modernes lilurgistes d'avoir conservé les deux hymnes de Sainl-Forlunal dans cet imposant cérémonial dont nous parlons ailleurs. La Messe des présanctiGés se termine à peu près à Paris comme a Rome. Il en est de même pour la Bénédiction du feu et du cierge pascal, ainsi que pour celle des fonts baptismaux. Les différences sont notées dans l'article semaine sainte, surtout pour la première de ces Bénédictions. Mais entre Rome et Paris existe une grande divergence au sujet des Leçons de ce même Samedi saint. Rome en a douze, Paris en a quatre.

Nous voici arrivés au temps pascal. L'Introït Resurrexi , tiré dans le romain du Psaume 138, dont le premier Verset, Domine probasti me, suit l'Antienne de l'entrée, selon le très-antique usage, fut remplacé par un texte pris de la première Epttre de saint Paul aux Corinthiens : Chris tus resurrexit auquel on accola le premier Verset du Psaume 92 : Dominus regnavil. Nous n'avons point à censurer le choix. Mais nous ne voyons pas trop qu'il fût utile de supprimer l'ancien Introït chanté dans toute l'Eglise Occidentale Nous croyons même que les paroles Resurrexi et adhuc tecumsum, placées dans la bouche de Jésus- Christ ressuscité, dès le commencement de la Messe de la Résurrection, ont beaucoup plus do poésie que la narration épislolairc d ?

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taint Paul Christus resurrexit. Le Verset alléluia tique et l'Offertoire du nouveau Ril remplacent ceux du romain tirés aussi de l'Ecriture, et parmi les trois Oraisons celle de la Secrète y diffère complètement de la Secrète romaine. La Messe pasraleduRil parisien de Harlay est tout à fait identique avec celle de Rome. Dans ce dernier, pendant la semaine, l'EpItre do mardi, le Verset alléluiatique, l'Offertoire et la Communion du mercredi de Verset alléluia tique et la Communion do jeudi le Verset alléluiatique du vendredi, diffèrent du Hit romain. Le Missel de Vinlimille outre les divergences précitées, a un nouvel Introït pour le mardi. Toutes les autres Antiennes sont nouvelles, ainsi que presque toutes les Oraisons. Ainsi pour celte solennelle semaine, Rome et le parisien de 1738 diffèrent a peu près complètement, à l'exception des Eptlres et Evangiles, moins TEpItre du mardi. Cinq Introïts sur sept offrent néanmoins l'uniformité. 11 ne faut donc pas s'attendre pour tout le temps pascal à retrouver dans le Missel de Vinlimille l'aspect du Rit romain. L'Introït , Foeem, du cinquième dimanche au romain, s'y rencontre au troisième du nouveau parisien. Le Missel de Uarlay en av jil maintenu la place séculaire. Pendant au moins dix siècles, ce cinquième dimanche portail le nom de Vocem , qui était renonciation d'une date.

L'Ascension vit son Introït Fin Galilœi, poétique comme celui de Pâques changé en celui : Régna lerrœ. Ce dernier n'est certes point dénué d'enthousiasme au début de la Messe de la solennité, mais le Missel de Harlay avait conservé le romain : Fin 67a/i7tri',et la substitution de 1738 a le seul mérite de la nouveauté. Tout le reste de cette Messe porte le même cachet, excepté TEpItre el l'Evangile. Le même esprit a dicté la Messe du dimanche dans l'Octave; celle de l'Octave, qui n'existe pas dans le romain, a pour Introït dans le nouveau Rit : Viri Galilœi. Le Missel de Harlay est conforme pour l'Ascension et l'Octave a celui de Rome.

Le samedi delà Pentecôte a dans le romain six Leçons. Le Missel de Paris en a quatre , mais la Messe du jour est identique arec Rome, excepté pour le Graduel el la Communion. On ne voulut pas éliminer le Verset alléluiatique VeniSancte Spiritus , qui n'est

Cas de l'Ecriture, mais le Symphoniaste ebeuf se chargea d'en altérer le chant si noble dans le romain. L'Octave fut beaucoup plus bouleversée encore que celle de Pâques et aucun ancien Introït ne trouva grâce. Le Missel de Harlay était reslé presque lout romain.

La fêle de la Trinité ne fut pas plus épargnée dans le nouveau Missel, mais les Missels oVi Harlay et de Vinlimille sont uniformes, en ce point. La Féle-Uicu , dans le Ril de V intimide, n'eut que sa Communion changée.

Maintenant sur les vingt-quatre dimanches après la Pentecôte, les 11 , V, Vil, VIII, IX, XI, XII, XIV, XV, XVII, XVIII, XIX, XX, XXII, XXIII et XXIV», diffèrcnldu romain.

Le Missel dcllarl;iy concorde, sous ce rap-

port, avec celui «Je Rome. Ce dernier, il est vrai, n'a aucune Ëpllrc ni aucun Evangile de quatrième et sixième fériés dont les deux Missels parisiens sont enrichis ; mai* nous avons déjà dit que c'est pour eux un litre de recommandation, el Rome ne saurait improuver celte atondanc • liturgique. Nous remarquons dans le Missel de Vinlimille l'Introït historique Gaudele . du troisième dimanche de l'Avcnl, au romain, figurant au quatoriième dimanche de la Pentecôte.

Après ce coup d'œil rapide sur la dissonance qui existe entre le Rit de Rome el le nouveau Parisien du dix-huitième siècle, on peut juger de celle qui se trouve entre les deux . dans les Messes des festivités cl du Commun. Hyacinthe de Quélen, archevêque de Paris, a retouché le Missel de Vinlimille et il y a été fait quelques améliorations. La fêle de saint Pierre a été remise au rang de so- Icnnel-inajcur , avec Octave. Vers les derniers temps de son épiscopal la Conception de la sainte Vierge est passée au même degré. La fêle du Sacré-Cœur a été établie d'Oil'uc obligatoire. Mais il y a eu quelques s pp rossions.

Nous ne voulons point , comme on voit , discuter la question du droit liturgique. Ainsi nous ne demandons pas si tes évéques peuvent interdire dans leur diocèse lout autre Bréviaire ou Missel que celui qu'ils ordonnent de suivre; si un prêtre serait passible d'une censure en disanl la Messe dans le Missel romain, lorsque dans le diocèse auquel appartient ce prêtre il y a un Missel spécial comme à Paris, Orléans, Mende , Rlois . etc. Nous croyons que le Prêtre fait très-bien de se conformer aux règles diocésaines. Nous pensons même que ce ne scrail point un zèle éclairé, cl selon Dieu , que celui qui porterait le prélrc à user exclusivement de la pure Liturgie romaine , dans les diocèses donl nous parlous, sans avoir au moins fait acte de soumission à l'évéquc en lui demandant la permission de s'en servir. Ceci ne peut regarder lea préires des communautés où le Ril romain est en vigueur , en vertu du consentement tacile ou formel de l'Ordinaire , ou en vertu des règlements conslilulifs de ces Congrégations.

Si le nouveau Ril de Paris a donné le signal d'innovations analogues , soit par son admission dans plusieurs diocèses , soit par l'exemple émané d'une capitale qui exerce une très-grande influence sur les provinces . nous devons dire, pour être justes, que dans quelques diocèses , avant 1736 , on avail inaugure des Riles qui s'écartaient plus ou moins du Missel et du Bréviaire de Rome. L'illustre abbaye de Cluny, qui avail alors pour abbé le toul puissant cardinal de Bouillon, accepta la réforme liturgique opérée par D. Claude de Vert et U. Paul Rabusson . bénédictins de cet Ordre. Toul y fui bouleversé dans le dix-septième siècle , ce qui pouvait surprendre de la part d'un cardinal de la sainte Eglise romaine, sur lout à l'égard d'uoe abbaye qui portait le nom de Cluny... Dès

WJ I.ITtRGIE

1709, le Missel de Meaux essaya des innovations qui heureusement avortèrent. 11 s'agissait iei du Canon mémo, où Ton plaça des amen, après les Oraisons qoi le composent, avec l'indication de la réponse par le clerc et par conséquent par les fidèles. La Rubrique qui ordonne de réciter le Canon submisna roc e, était interprétée ainsi : Id e$t sine canin, ce qi.i Taisait supposer qu'on devait lire cette partie de la Messe à haute voix. On trouve après l'avertissement du huitième tome des Explications de In Messe , par le |*. Lebrun, le mandement de Henry de Bissy, «•vêque de Meaux, qui défend , sous peine de suspense , d'accomplir celte Rubrique. Ce n'était point ici le fait d'un évéque, mais celui d'un léméra're novateur, comme l'époque en fournissait avec abondance. Nous pour» rions citer le Missel de Troyes qui affectait nnc dissonance très-prononcée avec le Rit de Rome et même avec toutes les Eglises Occidentales , sur plusieurs points importants. Plusieurs autres Eglises avaient adopté de nouveaux Bréviaires , mais avaient conservé les anciens Missels. Le Rit de Vinlimille se répandit avec rapidité. Dans moins de (rente ou quarante ans un très-grand nombre de diocèses de France se furent mis a l'unisson avec Paris. Le Bréviaire et le Missel y furent adoptés purement et simplement et l'on se contenta d'en exclure les saints propres à l'Eglise de Paris pour les remplacer par ceux des diocèses respectifs. Aujourd'hui après la suppression d'une considérable partie de ces Eglises, on en compte «•ncorc près de trente qui suivent en entier le Rit parisien de Vintimille. Un tiers de ces diocèses est situé dans la zone méridionale du royaume qui, par sa proximité de l'Italie et de l'Espagne , était beaucoup plus fumilia* risée avec la pure Liturgie Romaine. Néanmoins à Bordeaux , a Montpellier, à Perpignan, à Aix, à Marseille, le Rit Romain s est maintenu. En d'autres contrées de la France il en est de même. Ainsi Avignon, Strasbourg, Cambray, Rodez, Saint-Flour, y sont restés fidèles. Ni mes et Quiinpcr viennent depuis quelques années de l'abandonner, mais Lanprès l'a adopté tout récemment. Les autres diocèses suivent des Rites plus ou moins rapprochés du parisien plutôt que du romain. Lyon seul a gardé son antique Missel, qui est un souvenir de l'ancienne Liturgie particulière de celle métropole, mais son Bréviaire parisien adopté vers le milieu du dix-huitième siècle présente un des plus dé* plorables contrastes avec le Missel. Belley suit pour la Messe cl l'Office ce Rit lyonnais-parisien. Nous n'avons pas besoin de dire que quant à l'Ordinaire de la Messe la presque totalité de ces Missels usités en France est parfaitement identique avec celui de Rome. Le Rit de Lyon est à peu près le. seul qui offre des divergences assez notables pour que nous lui consacrions une description. Il est vrai que nous avons occasion d'en parler dans différents articles , mais ici on pourra en connaître tout l'enscnibl?.

;\TUOl.H}UE.

Le célébrant , après le signe de croix , au bas de l'.-iutel. dit le verset : Introibo comme au romain. Puis sans réciter le Psaume Judica, njjule : Poste, Domine, custodiam cri meo. Le ministre : Et ostium cireumsiuniim labiis mexs. Le prêtre : Confiiemini Domino quoniam bonus. Le ministre : Quoniam m sœculum miserieordia ejus. Le prêtre cl le ministre récitent le Confit cor. Misertalur,tic. Le prêtre : Adjuiorium nostrum in nomine Jtomini. en se signant. Le minisire : Qui fecit, etc. Le prêtre : Sit nomen, etc. Le ministre : Qui fecit , etc. Le prêtre : Dominut vobiscum, puis il monte à l'autel en récitant les prières du Ril romain et faisant le boiser accoutumé. Kyrie eleison, Gloria in excelsis, comme à Rome. Avant l'Evangile le prêtre dit : Domine labia mta aperies et os meum annuntiabit laudtm tuam. L'Offertoire présente des divergences très-remarquables avec le romain. Le prêtre, découvrant le calice, dit : Quid retribuam Domino pro omnibus quee relribuil mihiî CaJicem talutaris accipiam et nomen Domini invocabo. En étendant les mains sur l'Hostie, il dit : Dixit Jésus discipulis suis : Ego sum panis et'ftu qui dt ccelo descendi. Si guis manducaterit ex hoe pane rivet in œternum. 11 met le vin el l'eau dans le calice , en disanl : De latere Domini nostri Jesu Christi exivit sanguis el agita poriier pro redemptione mundi (tempore passionis) , in remissionem peeeatorum. Le prêtre place la patène portant l'Hostie sur le calice, et offre le pain et le vin simultanément : Hanc oblattonem, qnœsumus, omnipoiens Deus, ut placatus accipias et omnium o/ ferentium el eorum pro quibus tibi offertur peccata indulge. Après avoir reposé l'Hostie el le calice : In spiritu humititatis el in animo contrite suscipiamur. Domine, a te , et sic fiât sacrificium nostrum ut a te suscipialur hodit et placent tibi , Domine Deus, ptr Chrislum Dominum nostrum. Amen. Veni sancliÂcator, comme au Romain. Use lave les doigts en récitant : Lavabo inler innocentes, mais seulement jusqu'à mirabilia tua. En retournant au milieu de l'autel le prêtre dit: Venisancte spiritus, repte tuorum, etc. Il s'incline el récite la prière : Suscipe sancta Trinitas, qui diffère assez du romain pour que nous l'insérions en entier : Suscipe sancta Trinitas hanc oblationem guam tibi offerimus in memoriam incarnationis , nativitatis, passionis. resurrectionis. ascensionisque Domini nostri Jesu Christi nec non Sancti Spiritus consolalionis el in honorem semper virginis Maria: et omnium sanctorum qui tibi plaeuerunt nb initio mundi, seu eorum quorum hodie festiritas celebratur et quorum nomina et reliquiœ hic luibentur, ut illts proficiat ad honorem, nobi« autsm ad salutem êt ut illi pro nobis intercedere , etc., le reste comme à Rome. Comme on voit, les noms de saint Jean-Baptiste et des saints apôtres Pierre et Paul n'y sont point mentionnés. Le prêtre se tourne vers le peuple : Orale pro me . frai r es , ut meum sacrificium et vestrum fiai acceptabile ante conspcclumDti. La réponse ai comme au

romain. Les Préfaces sont colles du nouveau Uil parisien.cl Boursier le janséniste . grâces à l'archevêque Monlazcl, a pu y voiradoplée. sa Préface de tous les Saints. En outre il j a des Préfaces particulières pour la Présentation de Noire-Seigneur, l'Annonciation, saint Jean Baptiste, la Dédicace et saint Poihin.

Le Canon est identique avec celui de Rome, si ce n'est que pendant Unde et memores le prêtre tient les bras étendus en croix. Mais ce Rit existe encore en plusieurs Eglises eominc il existait anciennement à Paris. Après la deuxième élévation Omnis honor et gloria, le célébrant ne pose pas l'Hostie sur le corporal; mais la tenant toujours élevée sur le calice, il commence le Pater. Aux mots: Sicut in ccelo , il l'élève ; à ceux et in terra il fléchit le genou, remet l'Hostie sur le corporal cl poursuit. L'Oraison Libéra nos est récitée à haute voix et chantée aux grandes Messes. Lorsque le prêtre met la particule dans le calice il dit : Hase tacrosancta com mixtio corporis et tanguinit Domini Nostri Jesu Chritii til mihi omnibusque sumentibus salut mentis et corpoiis et ad vilain promerendam prœparatio salutaris : per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen. Avant la communion, l'Oraison de la paix est la même qu'à Rome. La seronde est celle-ci : Domine sancte, Pattr omnipoUns. arterne Deus, da mihi hoc corpus et sanguinem Domini Nostri Jesu Christi ita sumere ut remissionem omnium peccatorum meorum per hoc merear accipere et tuo Sancto Spiritu repleri. qui cum eodem Filio et Spiritu Sancto vivis et régnas D eus per omnia sœcuta sœculorum. Amen. La dernière Oraison est la seconde du Romain : Domine FM Dei tivi. etc. El se dounant la communion sous l'espèce du pain le prêtre dit : Corpus et sanguis Domini Nostri Jesu Chrifti custodiat animam mcam. Il ne dit rien en se communiant du calice. A la preprière ablution il dit : Corpus Domini Nostri Jesu Christi quod accepi et sanguis ejusquo potatus sum inhareant tisceribus nuis et non ventant mihi ad judicium nec ad condemnaiiunem , sed proficiant mihi ad talutem et ad remedium anima meœ, per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen. La prière delà seconde ablution est la même que la première à Rome, à très-peu de chose près : Quod ore... ut de corpore et sanguine Domini nostri Jesu Christi, à la placn de ut de munere lemporali. La On de la Messe est comme au Romain.

Quant aux Offices du Propre du temps et des festivités, ils sont à peu près les mémos que ceux du Missel de Vintimille. L'archevêque qui les introduisit semblait avoir oublié ces paroles de saint Bernard, en parlant de l liglise du Lyon : Haud facile unquam repenties visa est novitatibus acquiescer e, nec . se aliquando juvtnili passa est decolorori levitate. Ecclesia pltna mdicii. Par quel miracle cette Eglise a-l-elle donc maintenu l'Ordinaire de Xlesse que nous venons de décrire, tandis que tout le reste y a pris ces aspect juvénile et ces nouveautés dont parle saint Bernard ?

MIS Wti

VARIÉTÉS

On ne saurait calculer le nombre de précieux Missels manuscrits qui depuis l'invention de l'imprimerie ont été anéantis. Cn Irès-petit nombre a pu échapper à la destruction, et nos archives cl bibliothèques communales en sont dépositaires, au détriment des Eglises qui s'y sont montrées indifférentes. Depuis celte époque, chaque nouvelle édition a fait disparaître les anciennes, et au moment où nous écrivons, il y a bien peu d'Eglises qui puissent montrer un Missel du dix-septième siècle. 11 est vrai que le vandalisme révolutionnaire a détruit un grand nombre de livres liturgiques, mais une insouciance inexplicable, dans une trop notable portion du clergé n*a pas médiocr. ment contribué à rendre rares les anciens Missels. Espérons que ces deux causes ne se réuniroot plus pour briser le fil de la tradition écrite; mais le mal qui s'est déjà opéré est irréparable.

La bibliothèque royale, à Paris, possède le Missel moxarabe, imprimé en 1500 par les ordres du cardinal Ximénès. Il en existe un

Sarcilcl mieux conservé dans la bibliothèque c Blois. Le père Leslée, jésuite, 61 réimprimer à Rome ce Missel, cn 1755. Celui-ci est beaucoup plus commun que le premier. 11 a pour litre : Missale mixtum secundum regulam Beati hidori, dictum mozarabes. Ce Missel porte aussi le titre gothique. Il est certain ue les Golhs, après avoir reçu les lumières e la foi cn Asie, vinrent fonder dans la Péninsule un Etal qui fut florissant. Or, leurs premiers évéques furent Orientaux. 11 n'est donc pas étonnant que ce Missel présente nne analogie assez caractérisée avec les Liturgies Orientales. Nous faisons connaître l'Ordre de la Liturgie de saint Isidore ou Mozarabe dans l'article messe. Néanmoins , saint Léandre peut mieux encore être considéré comme l'inslauraleur de celle Liturgie que saint Isidore. Du reste, le cardinal Ximénès fil dans ce Missel quelques changements qui le rapprochaient de la Liturgie Romaine, sons ic rapport de l'orthodoxie.

Bocquillot parle de trois sortes de Missels.

• Les uns ne contenaient que les Collectes, les « Préfaces et le Canon, comme nous le voyons « dans les Sacramentaires de saint Grégoire « donnés au public. D'autres contenaient,

• outre les Collectes ou le Canon, ce qui se « chante dans le chœur, l'Introït, le Gra- « ducl,l'A«eiuia,lc Trait, l'Offertoire, le

• Sanctus, la Communion. Les autres conte- ■ naient avec tout cela les Leçons, Les Epi- « 1res, les Evangiles, et ceux-ci s'appelaient « Missels pténiers, parce qu'ils contenaient a entièrement tout ce qui se récitait à l'autel « par les prêtres, au jubé par les lecteurs et « au chœur par les chantres. On peut voir les « preuves de ces trois Missels dans le Glos-. •' saire latin de M. du Cange; et il se trouve

. encore aujourd'hui d« ces anciens Missels « dans, quelques mona»lère» do saint Benoit a et de Citcaux. » Le même auteur dit plus

MTURGIK C

Iiub : ■ Aussi voyons-nous que les cvêqucs en « visitant les Eglises de la campagne dcman-

■ daient toujours entre autres choses s'il y € avait un Missel plénier ou entier, si missnm lem plenarium habet.* Ce Missel plénier était indispensable dans 1rs Eglises où ne se trouvaient pas les ministres inférieurs tels que le diacre, le sous-diacre, le lecteur, et en ce cas le prêtre lisait à l'autel tout ce qui ailleurs était lu ou chanté dans le chœur.

Si l'invention de l'Imprimerie a produit de très-grands maux , il est ro»stanl qu'elle a produit en même temps un grand bien sous le rapport liturgique, pour nous borner à celuici qui doit nous orcuper. Outre les fautes involontaires des copistes combien d'additions ou d'altérations faites à dessein, quoique le plus souvent dans de louables intentions ! L'unité de Liturgie aurait-elle jamais pu s'établir sans la presse, puisqné depuis son invention la variété existe encore d une manière aussi intense? Mais du moins, en très-majeure partie, celte variété ne règne qu'entre les diocèse*. Anciennement el!e régnait entre les paroisses, et dans la paroisse même, entre les prêtres qui usaient pour la Messe ou pour l'Office de livres manuscrits divers. Lorsque l'Eglise de France, sous Charlemagne, adopta la Liturgie Romaine, pensc-t-on que l'uniformité de prière ail enfin pu s'y constituer 7 on se tromperait fort. Aussi au treiiième siècle, selon le témoignage de Guillaume Durand, on remarquait un très-grand nombre de nuances que l'auteur exprime souvent par ces mots : In quibusdam ecclesiis. Bocquiliot s'écrie: ■ Et plût à Dieu qu'il n'y « eût eu que l'Eglise, c est-à-dire I évéque « et son clergé qui eussent usé de la liberté « dont nous parlons. Mais des particuliers

■ même ont osé aussi la prendre, et de là en

■ partie est venue cette diversité de Rites que

■ nous voyons, je ne dis pas dans divers dio- « cèses , mais dans les Eglises particulières « d'un même diocèse , ce qui est manifesle- « ment contre l'ordre. L'amour de la nou- « veaulé a porté les uns dans cet excès, une « indiscrète dévotion y en a jeté d'autres.» Ainsi le chanoine d'Avallon.donten beaucoup d'autres endroits l'opinion n'est pas conforme aux saines règles du droit Liturgique, convient que la diversité des Rites n'est pas chose digne d'éloges, et surtout que l'amour do la nouveauté n'est pas toujours un guide sûr. Qu'aurait-il dit s'il lui eût été donné d'être témoin des révolutions liturgiques des dix-huitième etdix-neuvtème siècles ? Néanmoins ici l'imprimerie a mis à l'abri des innovations arbitraires des personnes le Rit établi dans un même diocèse, et l'autorité épiscopale peut beaucoup plus facilement en maintenir l'intégrité.

Nous avions déjà depuis longtemps terminé cet article, lorsqu'une vive polémique s'est engagée au sujet des deux premiers volumes d'un ouvrage ayant pour titre : Institutions liturgiques, par D. Guéranger, abbé de Solesmcs. Au moment où nous écrivons ces lignes* Mgr. d'Astros, archevêque de Toulouse, tout en reconnaissant qu'il y a un

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grave inconvénient dans le remaflicrnenl des livres diocésains, réfute Pautcur prérilo

Sar un opuscule qu'il vi< nt de publier, lonseigncur Affre, archevêque de Paris, a déclaré qu'il adhérait fu sentiment de son vénérable collègue. Nous n'avons point à exposer ici les points litigieux et encore moins a émettre un avis ; nous devons nous borner à quelques observations qui rentrent dans notre sujet. Le Missel àe 1738. publié pour le diocèse de Paris cl qui bientôt devait se répandre dans plusieurs autres Eglises de France, a été accusé d'une fâcheuse tendance au jansénisme et par conséquent à l'hérésie, d'une égale tendance à diminuer le culte de dulie rendu à la sainte Vierge et aux saints, et enfin d'une opposition manifestement prononcée au saint-siége apostolique. En ce qui touche le Missel dont nous parlons, notre lâche de narrateur a dû se se réduire à signaler tes changements qui y ont été opérés. Nous avouons que* pour notre part, il nous a été impossible d'j découvrir les intentions que l'abbé de Solcsmcs prêle aux instauraient de ce Missel. Nous y voyons beaucoup de nouveaux Inlrolts, Graduels, Offertoires, etc., quelques transpositions, de nouvelles Proses et Préfaces; mai* l'orthodoxie ne nous a jamais paru y recevoir des atteintes. Pour ce qui regarde la première imputation, c'està-dire les pièces dont se composent les Antiennes que nous venons de nommer, nous croyons que celles du Missel romain, moins varices, ne tendent pas à une orthodoxie plus sévère et plus exacte que les nouvelles. Ces mêmes pièces, pour les festivités de la sainte Vierge et des saints, rehaussent avec autant d'éclat la dignité de Marie cl celle des bienheureux. Pour nous borner aux lntroYIs, nous ne récitons plus : Gaudeamus omn«, au jour de l'Assomption, mais ces belles paroles du Psaume XLIV : Astitit regina, dans lesquelles nous pensons que le culte de Marie n'est pas du tout diminué. Nous nous garderons bien en même lemps de censurer les paroles de pieuse composition qui les remplacent dans le Missel romain. Ce que nous citons est l'exemple de toutes les autres pièces de ce genre dans celui de 1738. 11 est vrai que pour la fête de saint Pierre, à Paris on ne lit plus l'EtOngile dans lequel le divin Sauveur adresse au prince de 1 apostolat ces paroles si belles : Tu es Petrus, et super hane petram cpdificabo Ecclesiam meam ; mais elles sont placées, dans le nouveau Misself en un lieu, pour ainsi dire, plus apparent, puisqu'elles forment le nouvel Introït. Le respect pour l'Eglise- mère en a-l-il été affaibli, et la France, depuis ce temps, en a-t-ellr été moins la fille aînée de l'Eglise romaine : Nous ne pouvons nous le persuader.

Un Missel, qui n'est point celui de Rome, ni de Parts, celui de Rouen, en prenant pour Introït de la môme fête de saint Pierre, celui de la Vigile dans le Rit romain, n'a pas non plus adopté l'Evangile de celui-ci, et les célèbres paroles ne s'y trouvent qu'au Graduel. Nous pouvons citer encore le Sacramen taire gallican, dit de Robio, dans lequel on lit.

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