‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 334 sur 519 · OFFERTOIRE · texte numérisé non relu

OFFERTOIRE

C'est le nom qu'on donna à l'Antienne et et au Psaume qui 6e chantaient pendant que le peuple présentait ses offrandes, immédiatement après l'Evangile et au commencement de la Messe des fidèles. On ne trouve aucun vestige, il est vrai, de cet offert or ium ou offerenda, dans la Liturgie des quatre premiers

qu'autrefois, à Rouen, le dernier jour des Octaves de Pâques et de la Pentecôte était aussi solennel que la fete même. A Orléans,

Kcndanl l'Octave de la Toussaint, on ne faisait lémoire d'aucun saint, dit le même auteur, m pour n'en pas faire en gros et en détail. »

Durand de Mende entre dans plusieurs expli> ations mystiques sur les Octaves. Nous ne pouvons ici les insérer. 11 fait en même temps observer que p.'rmi les raarlvrs, les deux, saints Etienne cl Laurent ont seuls des Octaves, et parmi les confesseurs, saint Martin. La féte de sainte Agnès a, srlon le même auteur, une Octave, parce que cette sainte apparut le huitième jour après son martyre à quelques fidèles, toule env ironnée de splendeur et de gloire. Il appelle Octave de supplétion, Octava supplelionis, celle de la Nativité

lorsque l'Eglise put enfiu jouir de toute sa liberté, le nombre des fidèles qui offraient devint fort considérable, el la réception de ers offrandes exigea un intervalle assez long. A Carthagc, du temps de saint Augustin, ou introduisit la coutume de chanter des Psaumes , dans ce moment. A Rome on chantait , avant saint Grégoire le Grand, un Verset de Psaume suivi d'un second après lequel on recommençait le premier, cl ainsi de suite. Nous en avons un exemple au Nune dimitiis de la Bénédiction des cierges au 2 février.1 On croit même que le nom de Versus provient de cet usage de retourner au premier au fur el à mesure qu'on chantait les subséquents, Versus a vertendo. L'Anliphonaire de saint Grégoire renferme ces Versets. Cet Offertoire se prolongeait jusqu'à l'instant où le

de Noire-Seigneur, parce qu'on y supplée à célébrant se retournait pour dire Orale /race qu'il y a eu de défectueux dans la célé- très, cl aussitôt on chantait pour la drruière bralion. fois le Verset principal qui servait d'Antienne, Le Rit romain présente une série d'Octaves en sorle que le tout fut termine au moment beaucoup plus considérable qucle Rit de Paris où le célébrant commençait la Préface, en eldu beaucoup de diocèses. Nous citerons sur- chantant la conclusion de la Secrète, tout la concurrence de quatre Octave* peu- On trouve dans le Hit romain, aux Messes daul la plus solennelle de toutes ; cd la féte des Morts, un vestige de cette ancienne re-

BCa OIT

i «rtsc des Versets. L'Offertoire y a la véritable orme d'un Répons. Celui du ringl-lroisième dimanche après la Pentecôte y est disposé de même. Un Ordinaire de Rouen , pour obvier au relâchement qui s'introduisait , défendit , suus peine d'analhèuie, d'omettre les Versets de VOffertoirt , à moins que le célébrant ne fût prêt à commencer la Préface , nisi presbuter fuerit prompt us ad Per omnia.

Il est évident que lorsqu'il ne fut plus d'usagedepréscnlerdes Offrandes, l'Antienne rt les Versets de l'Offertoire durent être abrégés. Où se contenta de l'Antienne seule. Mais dans les Eglises où l'on tient à suivre , autant qn'il est possible, les anciennes prescriptions, le Chœur chante l'Offertoire assez gravement pour qu'il ne finisse à peu près qu'au moment où le prêtre doit entonner la Préface. Comme en plusieurs diocèses on a retenu la coutume des Offrandes, aux Messes d'enterrement ou de service , on réserve la Prose Dies irœ pour être chantée immédiatement après l'Antienne de l'Offertoire, ou bien on a soin de chanter cet Offertoire très-lcnlcment ; et quelquefois , s'il est terminé avant les Oblalions , on reprend à partir d'un en- ( droit qui forme un sens. Lorsqu'il y a des orgues , les chantres se contentent d entonner l'Offertoire, et l'organiste continue jusqu'à la Préface. Mais, pour se conformer plus exactement à l'ancien Hit, l'orgue devrait cesser lorsque le célébrant se tourne pour dire : Orate, fratres.

A Paris , où des chantres laïques à gages ne peuvent connaître les anciens Rits , il est trop ordinaire de les entendre exécuter rapidement l'Offertoire, quand il n'y a pas d'orgues , en sorte que s il y a Bénédiction du pain, Offrande du clergé cl d'une ou plusieurs confréries, il s'écoule un long espace de temps, sans aucune espèce de chant. 11 est facile à un curé instruit et zélé de remédier à cet inconvénient.

Aucune règle liturgique ne défend de chanter des motels, après qu'on a fini l'Offertoire. Ainsi , au saint jour de Pâques , on y chaule la Prose : O filii et filice. Cela ne pcul souffrir aucune difficulté, puisqu'on permet à l'organiste d'exécuter jusqu'à la Préface des morceaux de musique qui bien souvent n'ont pas

même un caractère religieux

Le nom d'Offertoire est pareillement donné àoneécharpede soie que le diacre portail au cou et avec laquelle il enveloppait les anses du calice pour aider à le soutenir pendant que le prêtre faisait l'Oblalion. Il csl encore d'usage, • en quelques diocèses, de donner au sous-diacre uo Offertoire de ce genre lorsqu'il reçoit la patène donl il est chargé jusqu'à l'Oraison dominicale. C'est dans celte écharpe qu'il lient la patène. A Paris, c'est un elereen chape qui remplit cette fonction.

On donnait aussi le nom d'Offertoire au grand plat de cuivre dans lequel étaient reçues les Offrandes. Il n'est pas rare de trouver encore de ces grands plats dans plusieurs églises de campagne et principalement daus les contiées méridionales. Nous pouvons, à cet

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