‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 335 sur 519 · OIT · texte numérisé non relu

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égard, citer le diocèse de Mcndc où ces plats sont fort communs. Ces Offertoires ont conservé leur ancienne destination. On s'en sert

5our la quête, et aux Messes des Morts et ans quelques fêtes patronales c'est dans ce plat ou Offertorium que sont reçues les Offrandes en pain, blé, farine, cire, fil, laine, etc. que les fidèles présentent pour l'Eglise ou les membres du clergé.

Les Liturgies Orientales contiennent, pour le moment de l'Offrande, plusieurs prières, invocations, cantiques, etc. qui y tiennent lie» de nos Offertoires. On sait que la Procession des dons s'y fait avec une grande pompe.

VARIÉTÉS

Chez les Chaldéens catholiques, au roomen t de l'Offertoire , l'acolyte après avoir baisé la main du prêtre vient présenter la sienne aux assistants, qui la baisent et présentent, à leur tour, la main à baiser à ceux qui sont plus éloignés. C'est une très-édifianlc allusion aux paroles si connues de l'Evangile : « si « au moment ou tu présentes ton offrande « à l'autel, tu le ressouviens que ton frère « a quelque chose contre loi, laisse ton « offrande aux pieds de l'autel, va te récon- ■ cilicr avec Ion frère, et puis lu reviendras « offrir ton présent. »

En certaines coutrées et surtout en Espa-

Sne, on nomme Offerte une promesse faite e vaquer à une bonne œuvre pendant un temps déterminé. Elle diffère du vœu en ce que sa violation n'entraîne pas une offense, mortelle.

Dans l'ancienncLilurgie Gallicane, on chantait pendant l'Offrande une hymne qui y est appelée : Sonux, son. Pendant ce chant, on

Krtait, en grande pompe, à l'autel, les 01indes ou dons. C est en ce. moment que le diacre prenait de la sacristie la boite en forme de tour qui renfermait la sainte Eucharistie, et la posait sur l'autel.

Durand regrette que de son temps on omit plusieurs Versets dont se composait l'Offertoire, comme nous l'avons dit. Ainsi déjà au treizième siècle, on commençait à supprimer une partie des anciens Offertoires. Il faut ne pa« ignorer qu'à dater du dixième siècle, les Offrandes avaient cessé d'être aussi nombreuses qu'auparavant, et qu'il n'y avait aucun motif raisonnable de prolonger sans nécessité celle partie de la Messe.

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