PRO «KO
breux clergé vélu d'aubes du lin, candi dufum. et accompagnant le pontife arec un grand respect.
Les anciens Ordres romains décrivent longuement la Procession qui allait au-devant du pape pour l'accompagner jusqu'au secretarium, la sacristie. Aussitôt que le pontife élail revêtu de ses ornements et qu'il avait fait sigue de commencer léchant des Psaumes, un des ministres paraissant a la porle de la sacristie s'écriait: AccendUe. allumez. Deux rangs se formaient el aussitôt commençait la Procession vers le sanctuaire. Les thuriféraires précédaient, ils étaient suivis de sept acolytes portant des cierges. L'Evangile porté par un diacre marchait entre les thuriféraires et les acolytes, etc.
Le même auteur décrit celle Procession telle qu'elle avait lieu à Home de son temps , au dix-septième siècle. A la téte marchent les nobles laïques , ensuite les acolyte* , les clercs de la chambre apostolique, les sousdiacres, un acolylc tenant l'encensoir, sept autres avec des chandeliers. Vient après eux le sous-diacre qui doit chanter l'Epitre, portant la croix. Deux acolylcs tenant des verges marchent à côté de lui. On voit ensuite arriver les pénitenciers en chasuble, puis le» abbés, les évéques, les archevêques et les patriarches en mitre ; enfin le pape sous un baldaquin soutenu par huit princes, ou bien huit ambassadeurs des rois ou autres nobles. Près du pape sont deux diacres cardinaux . dont un doit chanter l'Evangile. Un laïque, de quelque haut rang qu'il soit revêtu, soutient le bas de la chape papale. Derrière vient la maison du souverain pontife, composée des camériers , protonotaires , prélats, etc.
Nous sera-l-il permis de terminer cet article en disant avec le cardinal Bona, qui va faire cependant la description d'une Procession de la métropole de 'l'ours : « Les « Eglises ont, en ce genre de cérémonies , « diverses coutumes qui , si je voulais en ■ faire un détail complet , don eraient a co « chapitre une trop longue étendue? » Nous y ajouterons les vers suivants de Forlunat décrivant une Procession présidée par Saint- Germain de Paris :
lu niedio (tomunii* ailesl anliM<*s li.wiorc
t)ui régit liiuv juvenes, sutvigil ittile senes. Lcviut' pneeuni, sequilur gravis onlo caiii'iiimii.
Hos gradiendo inovcl, lins iwiilrrando u-uhil. li\f t.nuen sensim inroilit vf lui aller Aarwn,
Non de veste, niions , sod pietate placent. Non la, ides, cocriis, clanim aurum. pur| ura, byssut,
Exoniaiil tiuineros, sed uiicat alina tkics.
« Au milieu des rangs sacrés marche Ger-
« main qui, comme pontife, préside à la
« Procession. Là, il règle les pas des jen-
« nés et des vieux. Les lévites marchent les
« premiers; après eux vient le Chœur gravo
« des chantres. S'il marche, il met en mou-
« veinent les rangs, et imprime un pasmo-
« déré au cortège. Tel qu'un autre Aaron,
« il s'avance avec une sainte majesté. Il al-
« (ire les regards moins par l'éclat de ses
« ornements que par sa douce piété. On voit
« briller sur lui, uon poiul les pierres pre-
LITURGIE CATHOLIQUE. IOT.Î
ji:bé cl dans celui de chaibe. Nous ne de von;» poiul ici, par conséquent, nous répéter. Mais comme la question des chaires à prêcher a donné lieu à quelques discussions archéologiques, nous devons consigner en celle circonstance les documents historiques que nous fournit l'élude de la Liturgie. Nous disons en parlant du jubé que le diacre y chaulait l'Evangile. Or c'est ce jubé ou ambon oui élail constamment la chaire d'où le prédicateur expliquait le même Evangile, et c'est par conséquent là et uniquement sur I ambon qu'avait lieu le Prône. Celte élévation élait la montagne figurative d'où, comme un nouveau Moïse, le prêtre de la nouvelle alliance intimait au peuple la loi de Dieu. L'évêque montait aussi sur i'ambon, selon le témoignage du poète Prudence, dans son H\mnc
« rieuses, le brocard, l'or, la pourpre, le m fin lin , mais une piété qui édifie. »