‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 434 sur 519 · SAB · texte numérisé non relu

SAB

le prêtre ne pouvait bien la dira qu'après avoir longtemps vaqué à l'étude du cérémonial : et n'est-ce point par l'absence de la Rubrique dans le* anciens Sacramcntairca et Missels que l'on peut expliquer ces divers Kitcs, ces pratiques différentes qui fort souvent dans un même diocèse , et qui plus est dans une même Eglise offraient de choquantes anomalies ? C'est bien ainsi qu'on pouvait arriver à l'unité, et sous ce rapport la Rubrique a rendu de trcs-éminenls services à la Liturgie. Arrivée à ce haut degré d'importance la Rubrique mérite donc l'étude du prétrc,el, nous le répétons, le dédain qu'on semblerait quelquefois professer pour les prescriptions ruhricaires serait tout à la fois très-irrationnel cl très-blâmable.

Nous émettons un vœu qui ne peut manquer d'obtenir l'approbation des supérieurs ecclésiastiques : c'est de professer, dans tous l'S séminaires, pour la dernière année do théologie un cours spécial de Rubriques diocésaines raisonnées , et de n'admettre aux saints Ordres que ceux qui donneraient des preuves solides de leurs connaissances en cette matière , dans un examen sérieux.

SADAOTH.

Cette expression hébraïque se rencontra assez souvent dans l'Ecriture et dans quelques parties de la Liturgie. Deus sabaoth, signifie le Dieu des armées. Mais de quelles armées s'agit-il ? L'Eglise qui emploie ce terme dans le Trtsagion de la Messe, l'explique par les mots qui suivent immédiatement : Pleni tunt cœli et terra gloria tua; « Le9 cieux et la • terre sont pleins de votre gloire. » Ces armées, sabaoth, sont les astres qui racontent d'une manière si éloquente la gloire de Dieu. L'armée céleste désigne dans les livres saints l'innombrable multitude des corps célestes.

On prend donc au figuré le nom de sabaoth pour l'armée des esprits immortels qui chantent la magnificence divine et auxquels nous nous associons dans l'Hymme Sanctus. Il n'y a cependant rien dans les chœurs angéîiqucs qui ait du rapport avec une armée de combattants, à moins qu'on ne veuille faire allusion au combat livré par les bons anges à ceux qui s'étaient révoltés . mais enfin le terme est consacré par un usage fréquent dans l'Eglise. Les antiques Rituels, selon le cardinal Bona , ordonnaient aux membres des deux cotés du chœur de s'incliner les uns vers les antres, au chant du Sanctus, et au moment où. après avoir chanté Sabaoth on arrive aux paroles Pleni sunt cœli, etc., ils devaient se relever.

Dans l'article Sanctus nous rapportons un

Iiassage do ce Trisagion intercalé de tropes. .« cardinal que nous venons de citer transcrit le suivant qu'il a trouvé, nous dit-il, dans un ancien Missel, et qui est destiné aux fêles de Nilre-Seigncur :

CcHesto prarconliim Son i l vox flJrlium Ad Del niagualia.

Sanctus.

Virgo paril filîum fastliaUs lillum Dei plena gratta.

Sanctus.

fujus naulitia Stella prodil [«ovla Ourm paturna proprium Vnx tuslalur lilium Ad Jordanls Ituiuiua.

Sanctus.

Cujns sancl» Passio.

Mors et rosurreclio Muntli lavil crimina.

IMoiii bu ut cal ici terra, etc.

Jani in Palris dextera sedent super alliera Hegnal super oiunia Cum paterne» nununa

El cum sanclo flamina.

Hosanna in exccbii Il si laits et gloria In excdsU.

■ Que la voix des fidèles fasse entendre le cé- « leste Cantique qui préconise les grandeurs « de Dieu. — Une Vierge, lis de pureté, pleine « de la grAcc divine, devient mere d'un Fils. — « Une étoile qui le devance annonce sa ve- « nue au monde. La voix du l'ère, sur les » rives du Jourdain, le déclare son propre u Fils. — Sa sainle Passion, sa mort et sa ré- « surreclion ont lavé les crimes du monde. — « Maintenant assis à la droite du Père, il K- « gne au-dessus des astres sur tout l'univen « avec Dieu son Père et l'Esprit-Sdinl. — A « lui louange cl gloire. »

Ces sortes de tropes dont le Trisagion était

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! Bornait a quelques liglises particulières et pnncipalcmenl aux monastères.

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