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pré ire, La majeure et la plus saine partie des lhéol"giens adoptent la dernière opinion, qui a été toujours In noire. On sait que pour le Bap'ême toute personne peut en élre ministre, mais quo l'évêque, le prêtre et le diacre seuls peuvent l'administrer avec solennité, c'est-à-dire avi c les cérémonies qui le précèdent et qui le suivent.
II
Les sacrements sont nommés dans un ordre qui n'est poinl arbitraire et facultatif. Le catéchisme du Concile de Trente les place ainsi : le Baptême, la Confirmation. l'Eucharistie , la Pénitence , l'Iixlrémc-Onclion • l'Ordre et le Mariage. Cet ordre exprime parfaitement l'ancienne pratique de l'Eglise dans l'administration des sacrement!, et il serait blâmable de les énoncer selon le rang que semblerait leur assigner la pratique aujourd'hui la plus générale et la plus commune. Dans les premiers siècles, en effet, le Baptême était toujours immédiatement suivi de la Confirmation, et celle-ci de l'Eucharistie. C'est la marche de la nature corporelle. L'homme naît, se fortifie et grandit, i l se nourrit. Puis, s'il est malade, il a recours au remède. Ainsi l'âme trouve une guérison surnaturelle dans la Pénitence, et à la fin de la vie un antre secours bien précieux dans l'Exlréme-Onclion. L'Ordre et le Mariage sont les deux paternités de la vie sociale dans l'économie spirituelle cl temporelle. Selon l'usage le plus ordinaire observé à l'égard des jeunes générations de la société chrétienne, les quatre premiers sacrements sont conférés successivement en cet ordre : le Baptême, la Pénitence, l'Eucharistie cl la Confirmation.
L'Eglise Grecque place les sacrements qu'elle nomme Mystères dans l'ordre suivant : le Baptême, le Chrême ou Confirmation, l'Eucharistie, la Prêtrise, ou Ordre, la Métanoia ou Contrition qui est la Pénitence, VEuchelaion, ou Huile de prière, qui est l'Extrème- Onction, et enfin le Mariage. Si la controverse pouvait entrer dans notre livre, il nous serait aisé de démontrer que ces sept Mystères de l'Eglise Orieutale ont toujours été considérés comme sacrements, selon le sens qu'y attache l'Eglise Latine. Le chevalier Bicaut, protestant anglais, en décrivant la forme de ces Mystères grecs, cherche péniblement à insinuer qu'ils n'ont pas celle constitution intérieure qui caractérise les sacrements de l'Eglise Romaine el les borne à cinq. Il en exclut la Pénitence et le Mariage, et néanmoins, pour la première , il fait connaître les trois parties dont elle se compose comme parmi nous, el l'absolution qui s'applique à leur réunion. La vérité se fait jour malgré lui, car il est narrateur assez fidèle. Il est démontré par la profession de foi de toutes les Eglises Orientales que les sept Mystères y sont sept sacrements, ayant leur forme, leur matière, leur ministre, leurs effets. Nous en par- Ions en chacun des articles qui s'y rapportent.
On donne le nom de sacrammtaux à certaines Bénédictions ou Consécrations telles
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que l'eau bénite, l'Eulogie ou pain bénit, la consécration des Huiles, etc. On peut diviser les sucramentaux en différentes classes. Un vers latin fort heureux les renferme toutes:
Orans, iloctns, edens, confessus, dans, bentkJiccns.
V Orans. Il est certain que les prières faites dans une église consacrée ou bénite, en union et au nom de l'Eglise, comme la Messe, les Vêpres, les cérémonies qui ont une connexilé prochaine ou éloignée avec les sacrements, sont plus efficaces que des prières f.iiles isolément dans sa maison ou ailleurs que dans le temple. L'Oraison dominicale a aussi plus d'efficacité que toute autre prière, puisque c'est Jésus-Christ lui-même qui a bien voulu nous en apprendre la formule. Ces pratiques de piété sont donc un des sacrumentaux lorsqu'elles onl lieu dans les conditions voulues.
2° Tinctus. L'eau bénite, l'imposition des cendres, les onctions d'huile sainte entrent dans celle calégorie. Ces sacramentaux peuvent effacer les fautes légères, augmenter les grâces actuelles el affaiblir l'influence funesle de l'esprit tentateur.
.3* Edens. Ce mol désigne les Eulogics ou pain bénit. Quand celui-ci est mangé avec respect et avec foi, il peut produire de salutaires effets.
k' Confessus. On entend désigner par co terme non pas la confession sacramentelle, mais le Confiteor qui se dit au commencement de la Messe ou en d'autres parties do l'Office. On y comprend aussi l'absolution générale que le prêtre donne avant d'adminis- Irerlu communion, et l'absoute du mercredi des Cendres et du Jeudi saint.
5* Dans. Ceci indique l'aumône, c'est-à-dire toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle, comme l'instruction des enfants et des ignorants, la visite des pauvres, des malades, des prisonniers, la consolation des affligés, les secours pécuniaires ou d'autre genre accordés aux pauvres , pour l'amour de Jésus-Christ, non pas au nom d'une mondaine philanthropie qui n'a rien de commun avec la foi.
6' Bencdicens. Au premier rang figure la Bénédiction du saint Sacrement à laquelle on assiste, puis la Bénédiction de l'évéque, celle du prêtre, à la fin de In Messe, ou quand il donne la communion. On peut y ranger aussi le signe de la croix, puisque aucune Bénédiction n'a lieu que par ce signe. D'ailleurs, dit Tertullien, le signe des fidèles est la terreur des démons. Ainsi plusieurs grâces sonlattachéesà ce signe qui est comme un corollaire de la profession de foi catholique. Les sacramentaux ne sont salutaires qu'à proportion des dispositions de l'âme, et ce serait une religion superstitieuse et fausse que de leur attribuer une grâce ex opère operato scion le langage des théologiens.