ARCHIMANDRITE
Cbes les Grecs c'est le supérieur d'un cou* vent. Mais cette étymologie présente quelque chose de singulier en ce que le terme Mà»ty« signifie une élable, une caverne, un pressoir: il semble que dans le principe l'archimandrite devait être préposé à la garde de ces lieux , ce qui en ferait un économe ou un administrateur des biens d'un couvent. Sous ce rapport l'appellation aurait en effet une grande justesse. En général l'archimandrite est pour les Orientaux ce qu'est pour nous l'Abbé (r. ce mot).
ARCHIPRETRE.
Ce fonctionnaire ecclésiastique n'a aucune supériorité d'institution divine au-dessus du simple prêtre, pas plus que l'archevêque audessus de l'évéque. Les Grecs lui ont donné le nom de Protoprétre qui répond à la mémo idée. Saint Jérôme parle des archiprétres : ils étaient spécialement chargés du soin des veuves , des orphelins , des pauvres , des malades et des étrangers ou pèlerins. Dans la 19*épllre de saint Léon le Grand nous trouvons un reproche qu'il adresse à un évéque de Bénévent nommé Dorus de ce qu'il avait élevé à la dignité <farchiprétre un prêtre ordonné depuis peu de temps, au lieu de donner la préference à d'autres prêtres d'un âge plus avancé, et il lui enjoint de le destituer.
Les archiprétres des cathédrales jouissaient, dans les temps anciens, de trèsgrandes prérogatives; mais elles leur furent enlevées. Au temps d'Isidore de Séville, un évéque de Cordoue, l^enfred ordonne que l'archiprétre soit subordonné à l'archidiacre et lui obéisse comme à l'évéque lui-même.
ASC 82
On donne aujourd'hui le nom cTarchiprétre au curé de l'église cathédrale lorsque celle-ci est en même temps paroissiale. L'archiprétre est un chanoine qui y remplit les fonctions curiales. Plusieurs décrets de la Congrégation des Rites règlent les prérogatives des archiprétres, mais cela n'a de vigueur que dans l'Italie. Cette question est du ressort du droit canon et de la discipline ecclésiastique. ASCENSION.
Le Sauveur du monde étant monté au ciel quarante jours après sa résurrection et celleci ayant eu lieu le 27 mars , un jour de dimanche, il est évident que son ascension dut avoir lieu le 5 mai qui tombe un jeudi. Saint Jean Chrysostome est le seul qui ait prétendu que Jésus-Christ monta au ciel un samedi , et son opinion n'a été suivie par personne. Ce sont presque les mêmes paroles que celles de Benoit XIV. Depuis les temps apostoliques cette fête est célébrée le jeudi , quarantième jour après Pâques et suit la mobilité de celleci , aussi la trouve-t-on fréquemment désignée, dans les anciens Pères, sous le nom de solennité du quarantième. Elle" a été toujours en général , d'un Rit moins solennel que P&V nues et la Pentecôte. Néanmoins, en quelques diocèses, on lui assigne le même rang quoiqu'on s'accorde d'autre part à lui donucr uno pompe inférieure.
La procession qui précède la Messe de ce jour remonte à l'antiquité la plus reculée, et pendant plusieurs siècles il y eut Procession chaque jeudi de l'année pour honore» ce mystère. C est un mémorial de la marche des disciples du Sauveur vers la montagne d'où il s'éleva dans le ciel. Le Rit romain n'a point conservé cette procession , elle se fait dans le Rit parisien avec appareil. On y chante alternativement trois Répons et deux hymnes.
A la Messe, immédiatement après l'Evangile, on éteint le cierge pascal selon tous les Rites. 11 faut en excepter Paris et quelques autres Eglises où on ne l'éteint qu'à la fin de l'Office du jour , pour le rallumer le samedi de la Pentecôte et le jour de cette fêle (Foir